Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire

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Pix.gif ONUCI
Drapeau des Nations unies
ONU
Drapeau : Côte d'Ivoire
Côte d'Ivoire
SQ ONUCI.jpg Vue de la mission diplomatique

Lieu Abidjan
Responsables Drapeau du Niger Aïchatou Mindaoudou (représentant du secrétaire général)
Drapeau du Pakistan Hafiz Masroor Ahmed
(commandant)depuis le 19 mai 2014
Site internet Consulter
Déploiement onusien en 2011

L'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) est la Force des Nations unies en Côte d'Ivoire. Elle a été constituée en application de la résolution 1528 du 27 février 2004. Elle prend la suite de la résolution 1464 de février 2003 du Conseil de sécurité de l'ONU, qui autorisait la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et la France à déployer des troupes en Côte d'Ivoire pour faire appliquer les accords Kléber issus de la réunion, en janvier 2003, des belligérants à Linas-Marcoussis. Initialement déployée pour une période de 12 mois, son mandat a été régulièrement prolongé, par des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies.

Représentant du secrétaire général de l'ONU, chef de mission[modifier | modifier le code]

Commandement[modifier | modifier le code]

L'opération de l'Organisation des Nations unies en Côte d'Ivoire est d'abord commandée par deux généraux sénégalais :

puis par

Le commissaire Jean-Marie Bourry, de nationalité française, assure la fonction de chef de la composante de la police de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) du 10 septembre 2009 au 6 février 2014. Il est remplacé à cette date par le commissaire Vianney Nshimiyimana, de nationalité Rwandaise.

Force militaire[modifier | modifier le code]

Elle compte actuellement 10 649 hommes d'une soixantaine de pays, dont 9 150 soldats (6 240 lors de sa formation), 195 observateurs militaires et 1 304 policiers, plus les personnels civils[1],[2],[3]. Depuis le début de son mandat, elle a eu à déplorer 70 pertes humaines, dont 53 militaires[1]. Voici la liste des États participants et les effectifs à la date du 20 octobre 2011[2] :

  • Drapeau de l’Argentine Argentine : 3 policiers ;
  • Drapeau du Bangladesh Bangladesh : 2 170 militaires, 13 observateurs militaires et 358 policiers ;
  • Drapeau du Bénin Bénin : 426 militaires, 8 observateurs militaires et 42 policiers ;
  • Drapeau de la Bolivie Bolivie : 3 observateurs militaires ;
  • Drapeau du Brésil Brésil : 3 militaires et 4 observateurs militaires ;
  • Drapeau du Burundi Burundi : 40 policiers ;
  • Drapeau du Cameroun Cameroun : 27 policiers ;
  • Drapeau du Canada Canada : 4 policiers ;
  • Drapeau de la République centrafricaine République centrafricaine : 17 policiers ;
  • Drapeau de la République populaire de Chine Chine : 6 observateurs militaires ;
  • Drapeau de la République démocratique du Congo République démocratique du Congo : 30 policiers ;
  • Drapeau de Djibouti Djibouti : 40 policiers ;
  • Drapeau de l'Égypte Égypte : 176 militaires et 2 policiers ;
  • Drapeau de l'Équateur Équateur : 1 observateur militaire ;
  • Drapeau de l'Éthiopie Éthiopie : 1 observateur militaire ;
  • Drapeau de la France France: 6 militaires et 13 policiers (700 militaires sont aussi déployés dans le cadre de l'Opération Licorne) ;
  • Drapeau de la Gambie Gambie : 3 observateurs militaires ;
  • Drapeau du Ghana Ghana : 535 militaires et 6 observateurs militaires ;
  • Drapeau du Guatemala Guatemala : 5 observateurs militaires ;
  • Drapeau de la Guinée Guinée : 3 observateurs militaires ;
  • Drapeau de l'Inde Inde : 8 observateurs militaires ;
  • Drapeau de l'Irlande Irlande : 2 observateurs militaires ;
  • Drapeau de la Jordanie Jordanie : 1 068 militaires, 8 observateurs militaires et 461 policiers ;
  • Drapeau du Malawi Malawi : 853 militaires et 3 observateurs militaires ;
  • Drapeau du Maroc Maroc : 726 militaires ;
  • Drapeau de la Moldavie Moldavie : 4 observateurs militaires ;
  • Drapeau de la Namibie Namibie : 2 observateurs militaires ;
  • Drapeau du Népal Népal : 1 militaire et 3 observateurs militaires ;
  • Drapeau du Niger Niger : 934 militaires, 7 observateurs militaires et 34 policiers ;
  • Drapeau du Nigeria Nigeria : 1 militaire et 6 observateurs militaires ;
  • Drapeau de l'Ouganda Ouganda : 1 militaire et 5 observateurs militaires ;
  • Drapeau du Pakistan Pakistan : 1 187 militaires, 11 observateurs militaires et 150 policiers ;
  • Drapeau du Paraguay Paraguay : 2 militaires et 7 observateurs militaires ;
  • Drapeau du Pérou Pérou : 3 observateurs militaires ;
  • Drapeau des Philippines Philippines : 3 militaires et 4 observateurs militaires ;
  • Drapeau de la Pologne Pologne : 3 observateurs militaires ;
  • Roumanie Roumanie : 6 observateurs militaires ;
  • Drapeau de la Russie Russie : 11 observateurs militaires ;
  • Drapeau du Salvador Salvador : 3 observateurs militaires ;
  • Sénégal Sénégal : 527 militaires, 13 observateurs militaires et 13 policiers ;
  • Serbie Serbie : 3 observateurs militaires ;
  • Tanzanie Tanzanie : 2 militaires et 1 observateur militaire ;
  • Drapeau du Tchad Tchad : 1 militaire, 3 observateurs militaires et 23 policiers ;
  • Togo Togo : 524 militaires, 7 observateurs militaires et 7 policiers ;
  • Tunisie Tunisie : 3 militaires et 5 observateurs militaires ;
  • Drapeau de la Turquie Turquie : 15 policiers ;
  • Ukraine Ukraine : 7 policiers ;
  • Drapeau de l'Uruguay Uruguay : 2 observateurs militaires ;
  • Yémen Yémen : 1 militaire, 7 observateurs militaires et 18 policiers ;
  • Zambie Zambie : 2 observateurs militaires ;
  • Zimbabwe Zimbabwe : 3 observateurs militaires.

Incident[modifier | modifier le code]

En juillet 2007, l'ONUCI demande le cantonnement (mais non la suspension) du contingent marocain basé à Bouaké après l'ouverture d'une "enquête interne" pour des cas d'exploitation sexuelle et d'abus sexuels[4] Les soldats marocains seront cantonnés dans leur base, conformément à la politique de "tolérance zéro" prônée en la matière par l'Organisation.

Néanmoins, à la suite d'une enquête entreprise conjointement par le Maroc et l'ONU[5], aucune accusation n'est retenue, l'ONG locale à l'origine des révélations étant alors suspectée d'avoir monté l'affaire de toutes pièces en payant de faux témoins[6]. Le contingent marocain est décoré par l'ONU trois mois plus tard[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b http://www.un.org/fr/peacekeeping/missions/onuci/facts.html
  2. a et b Site de l'UdM sur les opérations de paix
  3. En date du 30 juin 2011, dans le cadre de cette mission sont déployés 399 civils internationaux, 740 civils locaux et 185 volontaires de l’ONU.
  4. L'ONU suspend un contingent en Côte d'Ivoire après des accusations d'abus sexuels, Le Monde, 21 juillet 2007
  5. http://www.emarrakech.info/Fraternite-Matin-Allegations-d-abus-sexuels-la-montagne-a-accouche-d-une-souris_a12265.html
  6. http://www.infosbladi.com/selon-une-enquete-menee-a-bouake.html
  7. http://www.bladi.net/soldats-marocains-cote-d-ivoire-decores-onu.html

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]