Opération Pluies d'été

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Opération Pluies d'été
Informations générales
Date 28 juin - 26 novembre 2006

durée : 4 mois et 29 jours

Lieu Bande de Gaza et Néguev
Issue cessez-le-feu
Belligérants
Drapeau d’Israël Israël Flag of Hamas.svg Hamas
Flag of Jihad.svg Jihad islamique
Drapeau de la Palestine Fatah
Commandants
Drapeau d’Israël Dan Halutz
Drapeau d’Israël Yoav Galant
Flag of Hamas.svg Khaled Mechaal
Flag of Hamas.svg Mohammed Deif
Flag of Jihad.svg Ramadan Shallah
Forces en présence
3 000 soldats 9 000 combattants
Pertes
5 soldats tués
2 civils tués
38 soldats blessés
1 soldat capturé
44 civils blessés
277 combattants tués
117 civils tués
6 policiers tués
2 membres de la garde présidentielle tués
~ 1 000 blessés
Seconde Intifada
Batailles
Opération Arc-en-ciel - Opération Jours de pénitence - Guerre de Gaza de 2008-2009 - Attaques transfrontalières au sud d'Israël de 2011 - Attaque contre un poste-frontière entre l'Égypte et Israël en 2012 - Opération Pilier de défense - Opération Bordure protectrice

L’opération Pluies d’été (en hébreu : מבצע גשמי קיץ (Mivtza Gishmey Kayitz)) est le nom de code d’une opération militaire lancée par Israël dans la bande de Gaza à partir du 28 juin 2006. C’est la première incursion terrestre de l’armée israélienne sur ce territoire de l’Autorité palestinienne depuis le plan de désengagement unilatéral terminé en septembre 2005.

L’opération a mobilisé des milliers de troupes dans le but officiel de sauver la vie du soldat Gilad Shalit, devenu prisonnier de guerre par un commando palestinien en territoire israélien au 25 juin 2006, le lendemain de l’incident de détention de la famille Muamar au petit matin du 24 juin 2006. Mettre un terme aux attaques de roquettes sur les villes israéliennes et déstabiliser le gouvernement Hamas qui soutient ces attaques sont des objectifs secondaires de l’opération, mais les officiels israéliens ont clairement exprimé qu’ils ne comptaient pas réoccuper la bande de Gaza et que l’armée se retirerait au terme de l’opération[1].

Les premiers jours de l’opération ont été marqués par la destruction de la principale centrale électrique, trois ponts et l’arrestation de plusieurs parlementaires palestiniens et de ministres Hamas de l’Autorité palestinienne[2].

Les bouclages, incursions, arrestations, frappes aériennes ont fait jusqu’à présent plus de 200 morts (pour la plupart des civils dont 46 enfants) et plus de 800 blessés (dont quelque 230 enfants). Des centaines de détenus se sont ajoutés aux quelque 10 000 Palestiniens emprisonnés en Israël. Des dizaines de logements, bâtiments publics, routes, ponts ont été détruits[3].

Contexte[modifier | modifier le code]

Depuis le désengagement unilatéral d'Israël de la bande de Gaza et les élections législatives palestiniennes de 2006 remportées par le Hamas, la tension a été maintenue par :

  • les lancements répétés de plus de 800 roquettes Qassam en 7 mois contre les villes frontalières israéliennes[4] ;
  • des décès de Palestiniens au cours d'incidents à la frontière ou de civils à la suite d'attaques aériennes de Tsahal contre des cibles activistes.
  • Le blocage systématique de la sortie ou de l'entrée de Palestiniens de la bande de Gaza par l'armée israélienne, partiellement à l'aide du mur.
  • Environ 10 000 palestiniens sont retenus prisonniers en Israël.

La ville d'Ashkelon, qui a fréquemment été prise pour cible par les lanceurs de roquettes, abrite une importante centrale électrique israélienne et le plus grand dépôt de carburant du pays. Les conséquences d'une roquette sur ces cibles seraient désastreuses pour les Israéliens, sans compter les morts de civils. Israël a répondu à ces attaques par des avertissements sous la forme de tirs d'artillerie sur des zones non habitées à une fréquence de plusieurs milliers de tirs en juin 2006[5].

Escalade de la violence[modifier | modifier le code]

La tension est montée d'un cran après le bombardement par un navire de l'armée israélienne d'une plage de Gaza 9 juin faisant plusieurs morts et de nombreux blessés dont des enfants, tous civils. Le Hamas au gouvernement palestinien a officiellement déclaré la fin du cessez-le-feu qu'il observait assez relativement depuis 16 mois et a soutenu désormais ouvertement les attaques par roquettes depuis l'incident de la plage de Gaza[6].

Version des faits pour Israël[modifier | modifier le code]

Concernant l'explosion de la plage, les autorités israéliennes, après avoir exprimé des excuses pour les huit civils palestiniens tués et la trentaine de blessés en considérant que cela avait été un accident, se sont rétractées à la suite des résultats de l'enquête de l'armée israélienne.

De sources israéliennes, les médecins de l'hôpital israélien ayant accueilli les victimes (des médecins palestiniens avaient déjà traité les victimes mais aucune preuve ne confirme que des médecins palestiniens se sont réellement occupés des victimes) auraient ainsi retrouvé des éclats d'obus n'appartenant pas aux engins utilisés par les Israéliens et auraient orienté les enquêteurs vers la piste d'explosifs enterrés par les activistes palestiniens[7]. Une femme traitée par les médecins palestiniens auraient déclaré avoir subi des opérations chirurgicales supplémentaires afin de retirer toute trace d'éclat d'obus de son corps[8].

Les représentants de l'hôpital palestinien ont nié avoir admis une telle patiente.

Enlèvements[modifier | modifier le code]

Le 24 juin, un commando des forces israéliennes dans le sud de la bande de Gaza faisait 2 prisonniers, Osama et Mustafa Abu Muamar, fils de Ali Muamar, membre du parti Hamas. Tsahal a précisé que cette capture était celle de deux militants du Hamas préparant des attaques imminentes en Israël. Le Hamas a nié le fait que ces personnes appartenaient au mouvement[9],[10].

L'opération israélienne a été précipitée par l'attaque conjointe des Comités de résistance populaire, et la branche armée de l'organisation Hamas[11] contre un poste militaire de Tsahal à proximité de Kerem Shalom en territoire israélien, en passant par des tunnels souterrains. Le bilan de l'attaque est de 2 morts et 4 blessés parmi les soldats israéliens tandis que 3 des activistes palestiniens étaient tués. Un caporal israélien, Gilad Shalit, a été enlevé pendant cette attaque. Cette attaque était planifiée depuis longue date : l'armée israélienne a évalué qu'il avait fallu entre 3 et 6 mois pour creuser le tunnel[12],[13]. En réalité de nombreux tunnels existent entre Israël et la Palestine pour contourner le blocus et le mur.

Les activistes ont réclamé la libération de toutes les femmes et des mineurs emprisonnés par Israël[14]. Le Premier Ministre Ehud Olmert a clairement exprimé son refus de négocier avec des terroristes pour obtenir la libération du soldat[15].

Les ravisseurs sont ensuite revenus sur leurs demandes (vers le 1er juillet) pour exiger aussi la libération de 1000 prisonniers arabes de toutes les factions[16].

Le 30 juin, le Président égyptien Hosni Moubarak précisa dans un entretien que le gouvernement israélien avait refusé les conditions proposées par le Hamas pour la libération de Shalit. Le ministère des Affaires étrangères israélien a réagi en expliquant qu'il n'avait reçu aucune proposition de ce genre[17].

Concernant les efforts égyptiens pour intercéder auprès de la direction palestinienne, Mahmoud Abbas a exprimé leurs difficultés à trouver les bons interlocuteurs à qui s'adresser au Hamas et l'absence de décideurs uniques[18].

Ultimatum[modifier | modifier le code]

Le 3 juillet, les ravisseurs annoncent que si Israël n'obtempère pas avant 6 heure du matin le lendemain, le sujet sera clos (sans expliquer ce que cela implique).

Les officiels israéliens rejettent rapidement l'ultimatum, refusant de négocier avec les ravisseurs[19].

Le 4 juillet, au terme de l'ultimatum, aucune information n'est disponible concernant la vie de Gilad Shalit. Un représentant de l'"Armée de l'Islam" explique alors : « nous ne communiquerons pas sur le fait que l'on aura tué le soldat ou pas » [20].

Opérations[modifier | modifier le code]

Bombardements[modifier | modifier le code]

Dès les premières heures du déclenchement de l'opération, l'aviation israélienne détruit 3 ponts dans la Bande de Gaza, officiellement dans le but d'empêcher le déplacement des activistes palestiniens, et une centrale électrique dans le sud (privant le territoire de 70 % de sa production d'électricité et d'eau potable) [21].

Selon de nombreux témoignages de familles, l'armée israélienne téléphone dans des foyers, pour leur demander d'évacuer, leur disant que leur maison va être bombardée dans le quart d'heure, terrorisant ainsi la population civile[22].

Le 2 juillet, une nouvelle attaque de l'aviation israélienne frappe les bureaux inoccupés du Premier Ministre palestinien Ismaïl Haniyeh, issu des rangs du Hamas.

Le 4 juillet, l'Université Islamique de Gaza est prise pour cible à son tour.

Le 12 juillet, les bureaux du ministère palestinien des Affaires Étrangères sont gravement endommagés.

Le 26 juillet vingt-quatre Palestiniens, dont dix activistes et deux fillettes de sept mois et trois ans, ont été tués ce jour, Au moins 50 personnes, dont un cameraman de la télévision palestinienne, ont par ailleurs été blessées. Six d'entre elles sont dans un état critique, selon des médecins. Cela porte le total depuis le début à au moins 135.

Incursions terrestres[modifier | modifier le code]

Dès la 2e semaine de mois de juillet, Forces de défense d'Israël occupe le centre de Bande de Gaza, coupant ainsi en deux, le territoire sous contrôle palestinien.

Arrestations d'officiels du Hamas et de civils.[modifier | modifier le code]

Le 29 juin, lors d'une incursion de Forces de défense d'Israël en Cisjordanie, 64 officiels palestiniens, tous membres du Hamas, sont capturés, dont 8 ministres (sur les 23) et une vingtaine de députés (sur les 74). Ils seront déférés le lendemain devant la justice israélienne, inculpés de complicité d'actes terroristes et incarcérés[23].

Le 6 août, L'armée israélienne arrête le député palestinien du Hamas, Fadel Hamdane, ce qui au total fait 64 responsables politiques du Hamas, dont huit ministres et 26 députés, le 29 juin[24].

Le 19 août, à 4h30 du matin, l'armée israélienne enlève le vice-premier ministre palestinien Nasser Chaer à son domicile[25].

600 palestiniens ont été arrêtés depuis la capture du soldat israélien Gilad Shali, ce qui porte à 10 073 le nombre de détenus palestiniens dans 30 prisons, centres de détention et centres d'interrogatoire israéliens.

Durant le mois passé, les troupes israéliennes ont fait au moins 142 incursions en Cisjordanie et elles ont aussi capturé 20 palestiniens de la Bande de Gaza. Deux enfants identifiés comme Abdul-Karim Jom'a Al Soufy, 17 ans, et ad Mohammad Al Soufy, 15 ans, sont parmi les vingt habitants qui furent faits prisonniers par l'armée.

Un total de 62 enfants ont été fait prisonniers par Israël dans la bande de Gaza, en Cisjordanie et dans Jerusalem est durant le mois passé. Deux de ces enfants identifiés comme Amir Abu Sbeitan et Mahmoud Taqaqta, ont seulement 12 ans.

Dans la cité d'Hébron en Cisjordanie, des soldats ont enlevé une femme identifiée comme Amal Mahmoud Abu Hashhash, du camp de réfugiés Al Fawwar, ainsi qu'un habitant handicapé mental identifié comme Mohammad Sobhy Kamel[26].

Positions israéliennes[modifier | modifier le code]

Position de B'Tselem[modifier | modifier le code]

B'Tselem est le Centre Israélien pour les Droits de l'Homme dans les Territoires Occupés. Il documente la situation des droits de l'homme dans ces territoires et effectue régulièrement des communiqués de presse ainsi que des injonctions aux autorités[27].

Un de ces derniers communiqués demande que le procureur général ordonne immédiatement une enquête de la police militaire et poursuive les soldats responsables d'avoir utilisé des civils palestiniens comme boucliers humains à Beit Hanun lors d'une incursion de l'armée israélienne le 17 juillet 2006.

Après avoir pris le contrôle des bâtiments, les soldats maintinrent six habitants, dont deux mineurs, sur les superstructures de deux bâtiments, à l'entrée des chambres dans lesquelles les soldats avaient eux-mêmes pris position, certains pendant douze heures. Il y avait une échange de feu intense pendant ce temps entre les soldats et des palestiniens armés[28],[29].

B'Tselem déclare également que près de la moitié (78) des palestiniens tués (163) par l'IDF pendant le mois de juillet étaient des civils qui ne prenaient pas part aux hostilités. 36 de ces morts étaient des mineurs et 20 des femmes. 15 palestiniens ont été tués en Cisjordanie par les forces israéliennes en juillet. Le nombre de palestiniens tués en juillet est le plus élevé depuis avril 2002. B'Tselem a identifié 4 cas dans lesquels l'IDF peut avoir commis de graves enfreintes aux lois de la guerre. Le centre demande que le procureur général ordonne une investigation de la police militaire et si ses soupçons se confirment, qu'il poursuivre les responsables[30].

Positions palestiniennes[modifier | modifier le code]

Position du PHCR[modifier | modifier le code]

Pour le centre palestinien pour les droits de l'homme (PHCR), les conséquences de l'agression de l'armée d'occupation israélienne (IOF) sont autant de crimes de guerre. Il condamne fortement les meurtres de civils palestiniens par l'armée d'occupation israélienne (IOF) et la destruction de leurs propriétés. L'usage disproportionné de la force par l'IOF représente un risque additionnel pour la vie des civils, ce qui est une forme de représailles et de punition collective envers les palestiniens, une violation de l'article 33 de la quatrième Convention de Genève. Le centre confirme que cette agression indiscriminée va infliger des dommages additionnels aux civils et aux propriétés civiles. La connaissance préalable que ces attaques vont causer des pertes civiles et la destruction de leurs propriétés est une violation de la convention et un crime de guerre selon le premier protocole additionnel à la convention.

Le point de vue du centre est que la suffisance de la communauté internationale et des Hautes Parties contractantes de la 4e Convention de Genève ainsi que leur échec à prendre des mesures efficaces pour arrêter les crimes de guerre israéliens ont été un soutien et un élément encourageant pour Israël pour continuer à commettre des crimes de guerre supplémentaires contre les civils palestiniens. La couverture juridique fournie à Israël par les États-Unis, laquelle entrave de façon délibérée les Loi Humanitaires internationales ainsi que la conspiration du silence de l'Europe encouragent les israéliens à continuer à commettre des crimes de guerre de manière incontrôlée, en les plaçant au-dessus de la loi internationale.

Le Centre rappelle aux Hautes Parties contractantes :

  • Leurs obligations sous l'article 1 de la convention de garantir le respect de la convention dans toutes les circonstances;
  • Leurs obligations dans l'article 146 de la convention de poursuivre les personnes suspectées de commettre des violations sérieuses de la convention, en notant que ces violations sont des crimes de guerre selon l'article 147, comme spécifié dans le premier protocole supplémentaire à la convention[31].

Le Centre Palestinien des Droits de l'Homme (PHCR) est consterné par le rôle des contrôleurs de l'Union Européenne à la frontière de Rafah, lesquels contribuent à imposer une punition collective à la population civile. Le Centre demande à ces contrôleurs de respecter les droits de la population de la bande de Gaza de voyager par la frontière de Rafah. Le Centre demande aux contrôleurs de revenir immédiatement à la frontière pour la rouvrir aux voyageurs. Cette frontière a été fermée dès le 25 juin 2006 et il en est résulté une situation humanitaire catastrophique pour des milliers de palestiniens bloqués du côté égyptien de la frontière et pour des centaines de voyageurs bloqués du côté égyptien de la frontière de Rafah. Cinq patients, 2 femmes et 3 enfants, sont morts en raison de la détérioration de leurs conditions de santé, de l'incapacité de revenir dans la Bande de Gaza et de l'incapacité de les renvoyer pour un traitement à l'étranger.

Il est noté que presque 7 000 voyageurs palestiniens sont forcés de rester en Égypte, en incluant 400 dans le terminal de sortie du côté égyptien de la frontière de Rafah. Cinq cents palestiniens sont revenus dans la Bande de Gaza dans des circonstances exceptionnelles quand une brèche fut faite dans la clôture de la frontière le 14 juillet 2006. Et presque 6 000 voyageurs sont revenus dans la Bande le 18 juillet 2006 quand Israël a permis l'ouverture temporaire de la frontière de Rafah uniquement pour les résidents de Gaza.

Le PCHR condamne la position des contrôleurs de l'UE à la frontière de Rafah. Le Centre demande à ces contrôleurs de revenir immédiatement pour accomplir leur mission à la frontière afin de faciliter la solution des problèmes humanitaires émanant de la fermeture de la frontière. Le PCHR demande aux contrôleurs de l'UE de faire pression sur Israël pour permettre l'ouverture immédiate de la frontière de Rafah. Le Centre demande aux contrôleurs de cesser de prendre part à la punition collective contre les civils palestiniens et à la transformation de la Bande de Gaza en une grande prison pour presque 1,5 million de palestiniens[32].

Réactions internationales[modifier | modifier le code]

  • Flag of Switzerland.svg : la Suisse dépositaire des conventions de Genève, a dénoncé la destruction de la centrale électrique de Gaza, forme de "punition collective" infligée aux habitants de Gaza ce qui constitue selon elle une grave violation du droit humanitaire et international.
  • Le Coordonnateur des secours d'urgence des Nations Unies, Jan Egeland, a déclaré mardi à Ramallah en Cisjordanie qu'Israël avait utilisé une force " disproportionnée" pour son offensive dans la bande de Gaza[33].
  • Le 13 juillet, les États-Unis ont mis jeudi leur veto à un projet de résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies appelant à mettre fin aux attaques israéliennes et à l'"utilisation disproportionnée de la force" dans la bande de Gaza. Ce projet de résolution, patronné par le Qatar au nom des pays arabes, a reçu dix voix pour, une contre, de la part des États-unis, et quatre abstentions, de la Grande-Bretagne, du Pérou, de la Slovaquie et du Danemark[34].
  • Le Conseil des droits de l'homme des Nations unies a adopté une résolution condamnant les opérations militaires d'Israël dans la bande de Gaza. Dans la résolution adoptée par 29 voix contre 11, le Conseil des droits de l'homme, composé de 47 pays membres, a condamné les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza et réclamé la libération des hauts responsables palestiniens arrêtés par Israël[35].
  • Le gouvernement chilien a demandé à "toutes les parties concernées d'arrêter immédiatement leurs opérations militaires" par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Alejandro Foxley Rioseco. Par ailleurs, M. Foxley a souligné la forte condamnation chilienne au sujet des réprésailles exercées par les forces israéliennes, qui ont coûté la vie à un grand nombre de civils et ont infligé de grands dégâts au Liban et dans la bande de Gaza. Le Chili a également condamné les attaques du Hezbollah libanais contre Israël[36].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. (en) « PM: We will not recapture Gaza », Ynetnews,‎ 2 juillet 2006.
  2. (en) « Palestinian PM: Israel aims to oust gov’t », Associated Press,‎ 30 juin 2006.
  3. Victoire relative pour les Palestiniens, Lalibre.be, publié le 18 août 2006.
  4. (en) « IDF Enters Gaza to Find Abducted Soldier and Stop Qassam Attacks », Israel Hasbara Committee,‎ 28 juin 2006
  5. (en) « A week of Israeli restraint », Yediot Aharonoth,‎ 21 juin 2006
  6. (en) « Militants Fire Rockets Into South Israel », Associated Press,‎ 15 juin 2006
  7. Gaza beach blast: Possible scenarios, 11 juin 2006
  8. (en) Judy Siegel-Itzkovich, « PA doctors cut victim needlessly », Jerusalem Post,‎ 21 juin 2006 (lire en ligne)
  9. (en) « Israel captures pair in Gaza raid », BBC News,‎ 24 juin 2006
  10. « Archives » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-04-01
  11. (en) « Terrorists sneaked in via tunnel; attacked 3 targets simultaneously », Haaretz,‎ 28 juin 2006
  12. Gil Hoffman et. al., « "Shalit's health better than first feared" » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-04-01, Jerusalem Post, 29 juin 2006
  13. Tim Butcher, Soldier kidnapped and two killed in Gaza tunnel attack, Daily Telegraph, 26 juin 2006
  14. (en) « Most Palestinians Urge Peace Deal with Israel », Ipsos-Reid,‎ 29 juin 2006
  15. (en) « Israelis Put Heat on Palestinians, Assad », Forbes,‎ 28 juin 2006
  16. (he) (en) « News Bulletin », Israel Broadcasting Authority,‎ 1er juillet 2006
  17. (he) (en) « Mubarak: Israel refused the conditions of Hamas », Haaretz,‎ 30 juin 2006
  18. (en) « Abbas: Hamas indecision obstacle to ending hostage crisis », Ynetnews,‎ 1er juillet 2006
  19. (en) « Minister Ramon: IDF operations in Gaza will be 'far far worse' if Shalit harmed », Haaretz,‎ 3 juillet 2006
  20. (en) « Gaza militants' deadline expires », BBC,‎ 4 juillet 2006
  21. - L'Express
  22. Pas de répit à Gaza, Médecins sans frontières
  23. Archives
  24. Un député palestinien arrêté par l'armée israélienne en Cisjordanie
  25. Le vice-premier ministre palestinien arrêté par l'armée israélienne annonce AP sur cyberpresse.ca
  26. 600 Palestinians Taken Prisoner in July
  27. Communiqués de presse de B'Tselem
  28. Israeli Soldiers use civilians as Human Shields in Beit Hanun
  29. Army Uses Israeli Arabs as Shield
  30. http://www.btselem.org/english/Press_Releases/20060803.asp Almost half the fatalities in the Gaza Strip in July were civilians not taking part in the hostilities
  31. « PHCR Press Release: Israeli War Crimes Escalate in the Gaza Strip » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-04-01
  32. « European Union Monitors at Rafah Contribute to the Strangulation and Deprivation of Gaza Strip Civilians » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-04-01
  33. Egeland: Israël utilise une force "disproportionnée" à Gaza
  34. Les Etats-Unis mettent leur veto au projet de résolution condamnant les attaques israéliennes contre Gaza
  35. Le Conseil des droits de l'homme condamne les opérations militaires israéliennes dans la bande de Gaza
  36. Le Chili appelle Israël à arrêter toutes ses opérations militaires au Liban et dans la bande de Gaza