Opération Hailstone

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Opération Hailstone
navire de munitions japonais explosant à la suite d'une attaque en piqué d'un avion américain
navire de munitions japonais explosant à la suite d'une attaque en piqué d'un avion américain
Informations générales
Date 17 février - 18 février 1944
Lieu Chuuk, îles Caroline
Issue Victoire américaine
Belligérants
War flag of the Imperial Japanese Army.svg Empire du Japon États-Unis États-Unis
Commandants
War flag of the Imperial Japanese Army.svg Marasmi Kobayashi États-Unis Marc Mitscher
Forces en présence
5 croiseurs
8 destroyers
5 navires de guerre autres
50 navires marchands
350 avions
8 porte-avions
4 transporteurs légers
7 cuirassés et 45 navires de guerre autres
10 sous-marins
589 avions
Pertes
3 croiseurs
4 destroyers
3 croiseurs auxiliaires
2 ravitailleur de sous-marins
3 navires de guerre plus petits
32 navires marchands coulés
270 avions détruits
1 porte-avions endommagé
un cuirassé légèrement endommagé
25 avions détruits
40 tués
Seconde Guerre mondiale,
Guerre du Pacifique
Batailles
Campagne des îles Gilbert et Marshall
Gilbert et Marshall - Makin - Tarawa et Makin - Kwajalein - Truk - Eniwetok
Coordonnées 7° 20′ 21″ N 151° 53′ 05″ E / 7.3393, 151.8846 ()7° 20′ 21″ Nord 151° 53′ 05″ Est / 7.3393, 151.8846 ()  

Géolocalisation sur la carte : océan Pacifique

(Voir situation sur carte : océan Pacifique)
 Différences entre dessin et blasonnement : Opération Hailstone.

L'opération Hailstone (en japonais : トラック島空襲 : Torakku-tō Kūshū, litt. « Le raid aérien sur l'île de Truk ») est une attaque aéronavale massive lancée lors de la Seconde Guerre mondiale, les 17 et 18 février 1944, par la marine américaine contre la base aéro-navale japonaise de Truk dans les îles Caroline, un territoire japonais d'avant-guerre.

Contexte[modifier | modifier le code]

Truk a été une importante base japonaise logistique et opérationnelle pour la Flotte combinée de la Marine impériale japonaise. Certains[Qui ?] l'ont décrit comme l'équivalent japonais de Pearl Harbor pour la marine américaine. L'atoll était la seule base aérienne japonaise majeure à portée des îles Marshall et une source importante d'approvisionnement pour les garnisons japonaises situées des îles et atolls du Pacifique centre et sud.

Pour assurer une supériorité aérienne et navale préalablement à l'invasion d'Eniwetok, l'amiral Raymond Spruance ordonna une attaque contre Truk. La Task Force 58 du vice-amiral Marc A. Mitscher disposait de cinq porte-avions : l'Enterprise, le Yorktown, l'Essex, l'Intrepid et le Bunker Hill, et de quatre porte-avions légers : le Belleau Wood, le Cabot, le Monterey, et le Cowpens, embarquant plus de 500 avions. Une flotte importante de sept cuirassés, et de nombreux croiseurs, destroyers, sous-marins et autres navires de soutien soutenait les porte-avions[1]

Craignant que la base devienne trop vulnérable, les Japonais avaient déplacé, une semaine auparavant, leurs porte-avions, cuirassés, et croiseurs lourds de la flotte combinée à Palau. Toutefois, de nombreux navires de guerre plus petits et des navires marchands étaient restés au mouillage à proximité.

L'attaque[modifier | modifier le code]

L'attaque américaine impliquait une combinaison de frappes, d'actions de navires de surface, et d'attaques sous-marines sur deux jours ; elle sembla prendre les Japonais complètement par surprise. Plusieurs attaques de jour avec des frappes aériennes de nuit (première attaque de bombardement de nuit au radar), utilisant des chasseurs, des bombardiers en piqué, et des avions torpilleurs dans des attaques sur les aérodromes japonais, les avions, les installations terrestres, et les navires à l'ancrage à Truk et autour. Un groupe de navires de surface et de sous-marins américains surveillaient les voies possibles de sortie du mouillage de l'île, prêts à attaquer les navires qui essaieraient de se soustraire aux frappes aériennes.

Au total, furent coulés trois croiseurs légers japonais (l’Agano, le Katori et le Naka), quatre destroyers (l’Oite, le Fumizuki, le Maikaze et le Tachikaze), trois croiseurs auxiliaires (l’Akagi Maru, l’Aikoku Maru, le Kiyosumi Maru), deux sous-marins ravitailleur (l’Heian Maru, le Rio de Janeiro Maru), trois autres navires de guerre plus petits (dont les chasseurs de sous-marins Ch-24 et Shonon Maru 15), le transport d'avions Fujikawa Maru, et 32 navires marchands.

Certains de ces navires furent détruits à l'ancre et d'autres dans les environs du lagon de Truk. Beaucoup de navires marchands étaient chargés de renforts et de ravitaillement destinés aux garnisons japonaises dans la zone centrale du Pacifique. Très peu de troupes à bord des navires coulés survécut et peu de leurs cargaisons furent récupérés[2].

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Opération massive sur l'atoll de Truk (version fr. « Hammer of Hell »), épisode 7 de la série USS Enterprise ; chroniques d'un porte-avions (version fr. de « Battle 360' »), The History Channel, 2008.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Samuel Eliot Morison, Aleutians, Gilberts and Marshalls, June 1942-April 1944, History of United States Naval Operations in World War II, Boston, Little, Brown and Company,‎ 1961
  2. (en) Klaus Lindemann, Hailstorm Over Truk Lagoon : Operations Against Truk by Carrier Task Force 58, 17 and 18 February 1944, and the Shipwrecks of World War II, Oregon, USA, Resource Publications,‎ 2005 (ISBN 1-59752-347-X)