Opération Basalt

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Opération Basalt
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Informations générales
Date 3 - 4 octobre 1942
Lieu Sercq , îles Anglo-Normandes
Issue
Belligérants
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni Drapeau de l'Allemagne nazie Allemagne nazie
Forces en présence
10 20
Pertes
Aucunes 4 tués
1 capturé
Seconde Guerre mondiale
Coordonnées 49° 25′ 48″ N 2° 21′ 54″ O / 49.43, -2.36549° 25′ 48″ Nord 2° 21′ 54″ Ouest / 49.43, -2.365  

L'opération Basalt durant la Seconde Guerre mondiale consista en un petit raid britannique sur l'Île Anglo-Normande de Sercq occupée par les Allemands.


Historique[modifier | modifier le code]

Dans la nuit du 3 octobre au 4 octobre 1942, une petite unité de dix hommes du Special Operations Executive et du douzième commando britannique atterrit sur Sercq pour une mission de reconnaissance et de capture de prisonniers.

Neuf des soldats pénétrèrent dans la maison d'un habitant tandis que le dixième prenait contact avec un représentant du SOE. L'occupante de la maison, Frances Pittard, se révéla précieuse et les informa qu'environ vingt Allemands séjournaient à l'Hôtel Dixcart, non loin de là. Elle déclina l'offre d'être ramenée en Angleterre.

Devant l'hôtel se trouvait un bâtiment allongé en forme de hangar, apparemment non gardé. Cette annexe comprenait un corridor et cinq pièces dans lesquelles dormaient cinq Allemands, aucun n'étant officier.

Ces hommes furent réveillés et conduits à l'écart tandis que le commando décidait de pousser jusqu'à l'hôtel afin de capturer plus d'ennemis. Afin de minimiser la garde des captifs, les commandos les attachèrent avec les cordes d'escalade qu'ils avaient apportées, et leur retirèrent leur pantalons. Le fait de retirer les ceintures, les bretelles et de déchirer les braguettes était une astuce courante chez les commandos pour prévenir la fuite de captifs.

À ce moment, l'un des prisonniers commença à crier afin d'alerter ceux de l'hôtel, il fut immédiatement abattu d'un coup de calibre 38. L'ennemi étant désormais alerté un feu nourri se déclencha depuis l'hôtel. Le commando décida alors de retourner vers la plage avec les quatre prisonniers restants.

En chemin trois prisonniers s'évadèrent. On ne sait pas s'ils avaient pu se défaire de leur liens pendant l'échange de coups de feu ni s'ils s'évadèrent tous ensemble. Deux auraient été abattus et un poignardé.

Le quatrième fut ramené sain et sauf en Angleterre et se révéla une mine d'information. Le commando évacua également un agent du SOE qui agissait sous la couverture d'un travailleur polonais déporté sur l'île.

Quelques jours plus tard, les Allemands diffusèrent un communiqué de propagande suggérant qu'au moins un des prisonniers s'était évadé et que deux avaient été abattus les mains liées. Cela aurait pu peser dans la décision d'Hitler concernant l'instruction Commando selon laquelle tout soldat de commando, ou assimilable, capturé devait être exécuté.

Les hommes du commando[modifier | modifier le code]

Noms de quelques-uns des soldats ayant participé au raid :

Souvenirs[modifier | modifier le code]

David Niven, qui participa à certaines des opérations dans la Manche, affirme dans son autobiographie The Moon's a Balloon que les commandos qui avaient atterri à Sercq furent emmenés au pub par les habitants pour une tournée. Toutefois, on doit également noter que Niven affirme également, mais de façon erronée, qu'il n'y avait pas d'Allemands à Sercq à l'époque.

Voir également[modifier | modifier le code]