Onisaburō Deguchi

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Onisaburō Deguchi
出口 王仁三郎

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Onisaburō Deguchi

Naissance 21 août 1871
Drapeau du Japon Anao, Province de Tamba, Japon
Décès 19 janvier 1948 (à 76 ans)
Nationalité Drapeau du Japon Japonaise
Profession Religieux
Onisaburō Deguchi, Tōyama Mitsuru et Ryōhei Uchida.

Onisaburō Deguchi (出口 王仁三郎?), né le 21 août 1871 dans le village d'Anao dans la province de Tamba au Japon et décédé à l'âge de 76 ans le 19 janvier 1948, est un religieux japonais considéré comme le second chef spirituel du mouvement Ōmoto.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1871 sous le nom de Kisaburo Ueda (上田喜三郎), Onisaburō est issu d'une famille paysanne et montre dès son plus jeune âge des capacités intellectuelles exceptionnelles et de l'intérêt pour le spirituel. En 1898, il rencontre Nao Deguchi (出口なお) la fondatrice du mouvement religieux Ōmoto. Il entre dans cette religion et devient rapidement l'une des personnalités clés. En 1900, il épouse la cinquième fille de Nao, Sumiko (Sumi), et adopte le nom d'Onisaburō Deguchi.

En 1908, avec Deguchi Nao, il fonde une école appelée Dai Nihon Shūseikai qui devient la Taihonkyō en 1913 puis la Kōdō Ōmoto en 1916. En 1923, il apprend l'esperanto et commence à l'utiliser dans les activités du mouvement[1]. Il est surtout connu en occident pour avoir été l'enseignant et le mentor religieux de Morihei Ueshiba, le fondateur de l'aikido.

Croyant en la maxime du mouvement Ōmoto qu'il était du devoir des êtres humains d'avancer ensemble pour arriver à un nouvel âge d'existence sur Terre, Onisaburō consacra ses efforts à répandre la pensée de Nao Deguchi. Il réalisa le Reikai Monogatari (Contes du monde des rêves), une œuvre de 81 volumes qui décrivait ses supposés voyages dans les plans spirituels de l'existence, ainsi que de nombreuses autres histoires religieuses qui exposaient les idéaux spirituels du mouvement Ōmoto.

Tout au long de sa vie, Onisaburō garda un style flamboyant, portait des vêtements richement décorés (de sa propre conception) et se faisait passer pour de nombreuses divinités différentes, surtout bouddhistes et shinto. Il s'habillait également parfois comme un chaman. Son regard sur la vie était plutôt éclectique parfois même au point d'en être scandaleux. À plusieurs moments de sa vie, il clamait être la réincarnation de Miroku Butsu (Maitreya Bouddha) et en appelait souvent à lui-même pour remodeler le monde.

Comme la plupart des adeptes du mouvement Ōmoto, Onisaburō croyait que les kami fondateurs du Japon avaient été chassés par les kami de la lignée impériale et qu'ils l'avaient placé sur Terre pour être un rempart aux autorités de l'époque mais il avait cependant la possibilité de la cacher. Cela le différenciait de Nao Deguchi qui était plus ouvert et plus direct dans ses déclarations. Onisaburō avait un certain talent pour réussir à ne pas s'attirer de problèmes avec les représentatns de l'état, tout en même temps s'opposer à leurs actes qu'il trouvait amoraux et de mauvais goût.

Mais la postérité d'Onisaburō fut plutôt dans le domaine artistique, avec les très nombreuses œuvres poétiques et calligraphiques qu'il réalisa. Il s'essaya aussi au cinéma, à la sculpture et à la poterie, laissant après sa mort des milliers d'œuvres aujourd'hui considérés par les amateurs du genre comme de grande valeur.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sur l'espéranto et Ōmoto, lire l'article (en) Esperanto - A Universal Language, comprenant des poêmes d'Onisaburō Deguchi sur l'Espéranto
  • (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Onisaburo Deguchi » (voir la liste des auteurs)
  • Nancy K. Stalker, "Prophet Motive: Deguchi Onisaburo, Oomoto and the Rise of New Religion in Imperial Japan," University Of Hawaii, 2008, ISBN 0-8248-3226-4
  • Emily Groszos Ooms, Women and Millenarian Protest in Meiji Japan: Deguchi Nao and Omotokyo, Cornell Univ East Asia Program, 1993, ISBN 978-0-939657-61-2
  • The Great Onisaburo Deguchi, by Kyotaro Deguchi, translated by Charles Rowe, ISBN 4-900586-54-4
  • Murakami Shigeyoshi. Japanese Religion in the Modern Century. Translated by H. Byron Earhart. Tokyo, 1980. Originally published as Kindai hyakunen no shukyo. ISBN 978-0-86008-260-6

Liens externes[modifier | modifier le code]