Ondine (conte)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ondine.

Ondine est un conte paru en 1811 de Friedrich de La Motte-Fouqué racontant l'histoire d'Ondine, esprit des eaux qui se marie avec un chevalier nommé Huldebrand afin d'obtenir une âme.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Friedrich de la Motte-Fouqué

Le conte a été rapidement adapté à l'opéra, sur un livret de La Motte-Fouqué et une musique de son ami E.T.A. Hoffmann, représenté pour la première fois le 3 août 1816 à Berlin. Cette première connut un tel succès qu'elle fut suivie de quatorze reprises jusqu'au 27 juillet 1817, date à laquelle le théâtre fut détruit par un incendie. Depuis lors, l'œuvre n'a plus été mise en scène, à l'exception d'une représentation à Prague en 1821 qui n'a obtenu aucun succès. Le 30 juin 1922, un peu plus d'un siècle plus tard, l'œuvre a été reprise sous une nouvelle forme à Aix-la-Chapelle, le livret ayant été modifié par H. von Woltzogen[1].

Par la suite, Ondine a été mise en scène au théâtre et donnée en Allemagne occasionnellement dans les années 1980[1].

L'œuvre reflète le climat intellectuel particulier à la Restauration allemande qui portait à se réfugier dans un monde enchanté, peuplé de divinités de la nature et de héros chevaleresques, monde que la musique de Hoffmann a su fidèlement reproduire[1].

Un autre opéra d'inspiration romantique, écrit en 1844, à partir de ce conte, par Albert Lortzing a été donné pour la première fois à Magdebourg le 25 avril 1845. Antonín Dvořák a aussi réalisé une adaptation lyrique du conte avec son opéra Rusalka en 1900.

D'autres compositeurs ont repris cette matière :

Traductions et influences[modifier | modifier le code]

Ce conte a fait l'objet de traductions dans de nombreuses langues, et le thème a été repris par de nombreux écrivains, comme Aloysius Bertrand ou Jean Giraudoux.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Antonio Bertelé, L'Opéra, 800 œuvres de 1597 à nos jours (introduction de Rolf Liebermann, traduction de Sophie Gherardi), Paris, Éditions Ramsay, 1979, 511 pages.