Omelette de la mère Poulard

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Enseigne de la Mère Poulard au Mont-Saint-Michel.

L’omelette de la mère Poulard est une spécialité culinaire normande du Mont-Saint-Michel.

Il s’agit d’une omelette soufflée, quelquefois additionnée de crème fraîche, dont le blanc et le jaune ont été, le plus souvent, battus séparément[1] et cuite à feu vif.

Sommaire

Histoire [modifier]

La mère Poulard développa cette recette après avoir remarqué que les pèlerins arrivaient affamés au Mont-Saint-Michel. Il lui fallait donc un plat facile et rapide à préparer à toute heure. Aujourd’hui encore, on peut y voir battre les œufs en rythme avec un long fouet dans un grand récipient de cuivre.

Lorsque le restaurateur parisien, Robert Viel, écrivit à la mère Poulard pour lui demander sa recette, celle-ci lui envoya cette réponse :

Monsieur Viel,
Voici la recette de l’omelette : je casse de bons œufs dans une terrine, je les bats bien, je mets un bon morceau de beurre dans la poêle, j’y jette les œufs et je remue constamment. Je suis heureuse, Monsieur, si cette recette vous fait plaisir.
Annette Poulard

Selon Curnonsky elle se serait inspirée de cette recette dans La Rabouilleuse d'Honoré de Balzac : "Il a découvert que l'omelette était beaucoup plus délicate quand on ne battait pas le blanc et les jaunes ensemble avec la brutalité que les cuisinières mettent à cette opération. On devait, selon lui, faire arriver le blanc à l'état de mousse, y introduire par degré le jaune …" (Un ménage de garçon en Province, chapitre V : Horrible et vulgaire histoire)

Le rôle de Christophe [modifier]

Le dessinateur et scénariste Christophe va contribuer à rendre l’omelette de la Poulard mythique dans toute la France et pour plus d’un siècle, en la mentionnant dans son ouvrage à succès, tiré à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires, des aventures de la Famille Fenouillard lors de son passage au Mont-Saint-Michel.

Notes [modifier]

  1. Dans la recette originale de la mère Poulard, on n'ajoute pas de crème fraîche, pas plus que le blanc et le jaune ne sont battus séparément. Annette Boutiaut insistait, en revanche, sur le fait qu’elle ne lésinait pas sur le beurre, d’excellente qualité, et auquel elle ne laissait jamais prendre couleur.

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