Omar Barghouti

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Omar Barghouti, Qatarien, qui se présente comme expert en communication et chorégraphe est membre fondateur de la campagne BDS pour le boycott d'Israël (associée au mouvement Boycott, désinvestissement et sanctions).

Il est à l'origine de la théorie selon laquelle s'opérerait une séparation en Israël entre Arabes et Juifs sur le modèle de l'apartheid en Afrique du Sud.[réf. nécessaire]

Origine[modifier | modifier le code]

Né au Qatar en 1964, Omar Barghouti une fois adulte part s'installer en Égypte puis fait ses études à Ramallah, à l'université de Colombia à New-York ainsi qu'à l'université de Tel Aviv. Il n'a aucun lien de parenté avec le Palestinien Marouane Barghouti.

Membre-fondateur, en 2004, de la P.A.C.B.I. (Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël), Omar Barghouti est l'auteur de Boycott, Désinvestissement, Sanctions, paru en 2010 aux éditions La Fabrique, maison d'édition qui s'est fait connaître par la publication d'essais engagés politiquement dans la mouvance de la gauche radicale.

En décembre 2007 il déclarait à la journaliste italienne Silvia Cattori : "Israël et le sionisme ont perdu tout le respect et l’admiration dont ils ont joui autrefois au niveau international. Ils sont en train de devenir des parias. Israël, un État dont les incessantes actions de purification ethnique et de déshumanisation criminelle des Palestiniens se font de façon plus ou moins ouvertes, n’a plus recours qu’à la brutalité, au terrorisme intellectuel, et à l’intimidation vis-à-vis de la communauté internationale[1]".

Omar Barghouti propose des mesures visant à sanctionner les institutions israéliennes pour leur rôle dans des "politiques racistes, coloniales et discriminatoires", comparant Israël au régime nazi dans son ouvrage sur la campagne BDS publié en 2010 et prône l’établissement d’un état binational, incluant le retour de tous les réfugiés.

En février 2011, Omar Barghouti s'est vu refuser un visa par les autorités américaines.

Critiques[modifier | modifier le code]

De nombreuses voix militant pour une paix juste et durable au Proche Orient s'opposent à la campagne BDS qui ne prône ni le droit des Palestiniens à l'autodétermination, ni un règlement basé sur le principe de deux États pour deux peuples, mais contre l’existence même de l’État d’Israël.

"Ce qui se dissimule derrière la pseudo lutte contre les produits des territoires, c'est la négation du droit d'Israël à l'existence" écrivent le 23 juillet David Chemla, Secrétaire Général de JCALL Europe, Alain Rozenkier, Président de La  Paix Maintenant France et Gérard Unger, Président de JCALL France.

En réponse à une interview d'Omar Barghouti publiée dans Le Monde du 4 juillet 2015, ils écrivent : "Mr  Barghouti accuse la France d'être hypocrite face à Israël. Le compliment ne peut qu’être retourné. BDS ne l'est-il pas face à Israël lorsqu'il se dissimule derrière la lutte contre les produits des territoires alors que, lorsqu'on gratte un peu, on constate que c'est d'autre chose dont il s'agit : la négation du droit d'Israël à son existence, résurgence d'un passé que l'on croyait révolu ? Le discours tenu nous ramène près de 30 ans en arrière, avant la reconnaissance d’Israël par l’OLP. De grâce, ne perdons plus de temps !"

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • The New Intifada : Resisting Israel's Apartheid, Verso, 2001
  • Boycott, Désinvestissement, Sanctions, aux éditions La Fabrique, 2010.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Silvia Cattori, « Omar Barghouti : Aucun État n’a le droit d’exister comme État raciste [Silvia Cattori] », sur www.silviacattori.net (consulté le 21 juillet 2015)