Olympos (roman)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Olympos.

Olympos est un roman de Dan Simmons, suite d’Ilium, et paru en 2005.

Aux frontières de la physique[modifier | modifier le code]

Des pouvoirs des dieux, posthumains et entités aux voyages temporels, Dan Simmons tient à cœur de justifier son univers par les avancées et hypothèses les plus modernes de la physique quantique, conférant au roman un aspect des plus réalistes.

Sont ainsi évoqués les trous de ver, branes, espace de Calabi-Yau ou plus classiquement les trous noirs, bien que l'originalité réside ici en une utilisation comme arme.

Résumé[modifier | modifier le code]

On retrouve les héros d’Ilium là où on les avait laissés : dans le lointain passé, les Troyens et les Grecs sont en guerre contre les Dieux qui habitent le mont Olympos sur Mars ; dans le lointain futur, les « humains à l'ancienne » sont attaqués, décimés par des créatures mécaniques nommées Voinyx qui les avaient servis pendant des centaines d'années, et bientôt menacés par l’immonde Sétébos, cervelle géante dotée de mains multiples. Au milieu, les Moravec, êtres mi-organiques, mi-mécaniques, ont accouru des lunes de Jupiter et de la Ceinture d'astéroïdes où ils résident, pour tenter de protéger les humains (qui les ont créés il y a bien longtemps) et comprendre le sens de ce qui se passe dans un système solaire menacé par des manipulations quantiques dont ils cherchent la source. Qui (ou que) sont Prospéro, Ariel, Sétébos, Sycorax, Caliban ? Quel est le rapport entre les héros antiques grecs et troyens et les humains du futur ? Que s’est-il passé durant les deux millénaires consécutifs à notre époque, dénommée « Ère perdue » dans ce livre ? Quels sont les buts poursuivis par Odysseus/Personne ? Que sont devenus les Posthumains ? De quoi sont constitués ces anneaux « polaire » et « équatorial » qui tournent au-dessus de la Terre ? À grands renforts de citations de littérature classique, d’Homère à Shakespeare en passant par Proust, Dan Simmons apporte ses réponses. Même si un certain nombre de questions que l’on peut encore se poser restent ouvertes, une fois atteinte la 768e et dernière page du livre.

Sensualité du récit[modifier | modifier le code]

Contrairement au précédent roman, Ilium, Dan Simmons explore ici la sexualité de ses personnages. Le récit est parsemé d'allusions explicites, et de descriptions d'actes sexuels, se rapprochant ainsi davantage d'autres romans du même auteur, dont notamment les quatre romans qui forment le cycle Les Cantos d'Hypérion, ou L'Échiquier du mal.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références et inspirations[modifier | modifier le code]

Mythologie[modifier | modifier le code]

Savoir si le récit de la guerre de Troie continuera à diverger du récit de L'Iliade d'Homère ou convergera à nouveau avec celui-ci est une des intrigues principales du roman.

Dan Simmons débute les premières lignes d'Illium par une adaptation du chant I où Thomas Hockenberry exprime sa rage et termine Olympos par sa version originale (« Chante, déesse, la colère d'Achille, le fils de Pelée ; détestable colère, qui aux Achéens valut… »).

Sans oublier une nouvelle guerre des dieux, des passages de L'Énéide de Virgile cités par Hockenberry, quelques allusions discrètes à l’Odyssée.

Shakespeare[modifier | modifier le code]

  • La Tempête (Sycorax, Caliban, Prospero et Ariel ainsi que le nom Miranda, qu'utilise Prospero pour appeler Moïra)
  • Ces sonnets sont moins présents que dans Illium, comme si le moravec Mahnmut élargissait ses horizons, quittant le cantonnement de ses hobbies à leur seule analyse.

Proust[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  • Le Juif errant (à travers le personnage de Savi, la Juive errante)
  • John Keats (La Chute d'Hypérion, correspondance épistolaire)
  • Lorsqu'Orphu expose ses théories sur la situation globale, Star Trek

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]