Olympique de Paris

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Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Olympique (rugby à XV).

Olympique de Paris

Généralités
Noms précédents Olympique de Pantin (1895-1918)
Fondation 1895
Disparition 1926 (fusion avec le Red Star)
Couleurs vert et blanc
Siège Paris
Palmarès principal
National[1] 1 Coupe de France

L'Olympique de Paris est un club omnisports français fondé en 1895 à Paris. D'abord nommé Olympique de Pantin, le club se mue en Olympique de Paris en 1918. L'Olympique disparaît en 1926 en étant absorbé par le Red Star.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Olympique de Pantin[modifier | modifier le code]

L'Olympique de Pantin est né en 1895, dans un café situé à l'angle du faubourg Saint-Martin et du boulevard Magenta, de la fusion entre l'Étoile Parisienne et la Société Athlétique de Pantin.

L'Olympique est l'un des clubs vedettes de la L.F.A. montée à Paris par Jules Rimet. Il faut toutefois attendre la Grande Guerre pour voir le club inscrire son nom au palmarès de cette ligue avec les titres 1915 et 1916. Le 14 mai 1916, l'Olympique de Pantin remporte même le trophée inter-fédéral par 3-0 face à l'Étoile des Deux Lacs.

En 1917-1918, l'Olympique, qui évolue tout de blanc vêtu, compte de nombreux joueurs belges réfugiés, dont le gardien international René Decoux. Son aile droite, Jules Dewaquez-Paul Landauer, fait des ravages dans les défenses adverses.

L'Olympique prend part à la toute première édition de la Coupe de France. Les Olympiens sortent la Légion Saint-Michel (4-1), Le Lyon OU (1-5), le Club français (3-2) et le CASG Paris (2-1) pour se retrouver en finale. Dès le coup d'envoi de cette première finale de la Coupe de France, l'Olympique domine nettement le FC Lyon et inscrit trois buts par Émile Fiévet (doublé) et Louis Darques. L'incident du match est incontestablement le crochet du droit décoché par l'Olympien Decoux sur un attaquant lyonnais. L'arbitre, M. Bataille, veut expulser le coupable. Dans un geste chevaleresque, le capitaine de Lyon, Ébrard, intercède en sa faveur. Le score était nul et vierge à cet instant...

Naissance de l'Olympique de Paris[modifier | modifier le code]

L'Olympique de Pantin fusionne avec le Sporting Club de Vaugirard et devient l'Olympique de Paris dès 1918. Cette union permet de métamorphoser l'Olympique en un grand club omnisports, à la mesure du Racing ou du Stade français. Dans la corbeille, le club de Vaugirard apporte également ses couleurs vertes et un magnifique stade de 15 000 places : le stade Bergeyre. Son mécène, Jacques Sigrand, l'a fait construire boulevard Simon-Bolivar, sur les pentes des Buttes Chaumont.

En Coupe de France 1919, l'Olympique atomise le Margarita Club du Vésinet (8-0), explose le Gallia Club Paris (7-2), peine face au Racing club de France (4-3) puis face au CA Paris (2-1) et à la VGA Médoc de Bordeaux (4-3) ; mais l'Olympique se retrouve à nouveau en finale. Après être revenu deux fois au score, l'Olympique, diminué par les absences de ses internationaux belges (Decoux, Van Ruey, Lambrechts et Verhoeven), s'incline finalement à la 118e minute, 3-2. En 1920, l'Olympique tombe (2-1) face à l'Olympique Lillois en huitièmes de finale, le 1er février.

Match de rugby de l'Olympique de Paris affrontant le Racing Club de France, le 18 janvier 1920.

L'Olympique enlève le titre de champion de Paris 1921 devant le Red Star. En Coupe de France, l'Olympique parvient une nouvelle fois en finale après s'être débarrassé de Strasbourg, du FC Cette, du CA Paris et de l'U.S. Tourcoing, après prolongation. Les as de l'Olympique sont Jules Dewaquez, l'ailier droit international aux yeux bridés de Chinois, Louis Darques, l'inter gauche, Eugène Langenove, l'arrière droit et, dans les buts, Maurice Cottenet. Ce géant a découvert le foot chez les curés, à Jeanne d'Arc Sports, mais l'Olympique a réussi à l'arracher au Raincy. Il a également remplacé Chayriguès en équipe de France. La victoire en finale se joue sur un penalty que l'Olympien Dewaquez expédie dans les bras du portier du Red Star, Chayriguès. L'Olympique s'incline 2-1.

Dans toutes les cours d'écoles parisiennes, deux clans coexistent : les partisans de l'Olympique et ceux du Red Star. C'est d'autant plus vrai depuis les crises que traverse le CA Paris.

Scène devant le but allemand lors du match Olympique de Paris - Freiburger FC (1-4) au Stade Bergeyre, le 20.9.1925. De gauche à droite : attaquant parisien, Bantle, Rieger, Röhler

Demi-finalistes de la Coupe de France 1922 (éliminés par Rennes, 3-0), 1923 (sortis par le Red Star, 1-0) et 1925 (éliminés par Rouen, 2-1), et en quarts de finale en 1924 (sortis par Le Havre A.C., 2-1), les Olympiens confirment d'ailleurs leur grande valeur en remportant le Tournoi du Nouvel An de Paris 1925 en s'imposant 2-1 en finale face aux Tchèques du Céshoslovan Prague.

Malgré sa cote d'amour au zénith, le club olympien est exproprié de son terrain des Buttes Chaumont. Le stade doit être rasé pour faire place à des immeubles d'habitations... À la stupéfaction générale, le 28 avril 1926, le Red Star annonce sa fusion avec l'Olympique! C'est en fait une absorption pure et simple de l'Olympique, club sans stade, par les prestigieux locataires du stade de Saint-Ouen. Le club olympien lègue ses couleurs (celles du SC Vaugirard en fait), le vert, et un nom, le Red Star Olympique, de 1926 à 1967.

L'Olympique de Pantin restera le tout premier club à avoir remporté la Coupe de France.

Joueurs emblématiques[modifier | modifier le code]

   

Sources[modifier | modifier le code]

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  • Coll., Dictionnaire historique des clubs de football français, St-Maur, Pages de Foot, tome 2, 1999, p.302-303

Références[modifier | modifier le code]

  1. Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.