Olomouc

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Olomouc
Blason de Olomouc
Héraldique
Drapeau de Olomouc
Drapeau
Image illustrative de l'article Olomouc
Administration
Pays Drapeau de la République tchèque République tchèque
Région historique Moravie
Région région d'Olomouc
District Olomouc
Maire
Mandat
Antonín Staněk
2014 -
Code postal 779 00
Démographie
Population 102 106 hab. (2009)
Densité 988 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 35′ 43″ N 17° 15′ 07″ E / 49.5953879, 17.251872149° 35′ 43″ Nord 17° 15′ 07″ Est / 49.5953879, 17.2518721  
Superficie 10 336 ha = 103,36 km2
Divers
Ville jumelée avec la ville Française d'Antony
Localisation

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Olomouc

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Olomouc
Liens
Site web www.olomouc.eu

Olomouc (Olmütz en allemand, Ołomuniec en polonais, Holomóc ou Olomóc en dialecte local) est une ville de 102 000 habitants (480 000 hab. environ pour l'ensemble de l'aire urbaine) au centre-nord de la Moravie, en République tchèque. Située sur les rives de la Morava, Olomouc est, avec Brno, le centre historique, politique, religieux et universitaire de la Moravie. Elle abrite l'Université Palacký et l'archevêché de Moravie. Elle est la ville principale du pays de Hana (Haná ou Hanácko en tchèque) qui a conservé une identité culturelle marquée dans le contexte tchèque.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des fouilles archéologiques récentes ont dévoilé l'existence d'un camp romain dans l'enceinte de la ville d'Olomouc confirmant la présence des légions romaines remontant depuis la Pannonie. La légende remontant à la Renaissance et selon laquelle Jules César aurait fondé la ville reste, à ce jour, improuvable, pas plus que l'étymologie du nom de la ville Iuliomontium (Mont Jules) qui serait devenu Olomutium puis Olomutz.

Pendant le Moyen Âge, Olomouc et Brno rivalisent pour la prééminence en tant que capitale de la Moravie. Olomouc, qui reste à ce jour la métropole religieuse morave, perd définitivement la suprématie politique en 1640 : l'empereur Ferdinand III lui préfère alors Brünn (Brno, aujourd'hui) plus méridionale et donc plus proche de Vienne, alors que la guerre de Trente Ans éclate et que la noblesse morave, dans sa grande majorité, embrasse la religion protestante. L'occupation d'Olmütz, de 1642 à 1650, par les troupes protestantes suédoises affaiblit définitivement la ville d'un point de vue économique. Les décennies suivantes voient l'écart entre les deux villes s'accentuer. Reconquise par les armées impériales, Olmütz se voit dotée de fortifications par l'impératrice Marie-Thérèse, reine de Bohême et de Hongrie.

Jusqu'en 1918, la ville de OLMÜTZ - OLOMOUC fait partie de la monarchie autrichienne (empire d'Autriche), puis Autriche-Hongrie (Cisleithanie après le compromis de 1867), ville autonome du district de même nom, l'un des 34 Bezirkshauptmannschaften en Moravie[1]. Le nom de OLLMÜTZ fut aussi utilisé avant 1867.

La Reculade d'Olmütz[modifier | modifier le code]

La cour impériale autrichienne se réfugie à Olmütz lors de l'Insurrection viennoise d'octobre 1848.

Cependant, Olomouc est surtout connue des historiens sous son nom allemand d'Olmütz, à l'occasion de la « reculade d'Olmütz ». Frédéric-Guillaume IV de Prusse renonce à unifier l'Allemagne, malgré les mouvements nationalistes allemands qui le poussent à prendre la tête d'une Allemagne réunifiée. Il est en effet en butte à l'opposition de l'empereur François-Joseph. Son chancelier, le baron Otto Theodor von Manteuffel rencontre à la Conférence d'Olmütz du 29 novembre 1850 son homologue autrichien Edmond de Schwarzenberg et lui fait part de sa renonciation. Les nationalistes allemands comprennent qu'il faut briser par la force l'opposition autrichienne, ce que Bismarck, nommé en 1862 chancelier de Prusse, fera en 1866, après la bataille de Sadowa.

Le XX° siècle[modifier | modifier le code]

De fortes tensions existent à Olomouc dès la fin du XIX° siècle entre les population de langue tchèque et allemande. La population du centre-ville (la ville historique), majoritairement allemande s'oppose alors à celle des faubourgs qui est majoritairement tchèque, ce qui retarde la démolition des remparts et l'extension de la ville. Après l'indépendance de la Tchécoslovaquie, le Grand Olomouc (Velká Olomouc) est enfin créé en 1919 avec annexion à la ville de deux faubourgs et onze villages.

La population germanophone, dans sa grande majorité, accueille très favorablement l'occupation nazie, qui fait suite aux accords de Munich ; le conseil municipal, totalement germanisé, propose même de donner le nom d'Adolf Hitler à la place principale de la ville. L'antisémitisme se développe en son sein et la synagogue est détruite lors de la nuit de Cristal. L'importante population juive est peu à peu déportée ; très peu de celle-ci survit à la Shoah.

Le patrimoine bâti est pour l'essentiel épargné par la guerre ; seule l'horloge astronomique du XV° siècle est détruite par les troupes allemandes en retraite. Suite aux accords de Potsdam, la libération voit le départ des derniers germanophones qui n'avaient pas déjà fui avec le repli de la Wehrmacht.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

La ville d'Olomouc peut s'enorgueillir d'un centre ancien très vaste et bien préservé, classé secteur sauvegardé (městská památková rezervace, selon la terminologie tchèque), le second du pays en étendue après celui de Prague, qui comprend un nombre important de monuments, palais et églises. La ville haute s'est développée autour de l'ancien château des margraves de Moravie, actuel enclos de la cathédrale (Václavské náměstí) : elle était essentiellement ecclésiastique et aristocratique. La ville basse, constituée à partir de différents noyaux historique, était essentiellement bourgeoise; elle est aujourd'hui centrée sur deux places monumentales, Horní náměstí (place haute) et Dolní náměstí (place basse).

Patrimoine civil [modifier | modifier le code]

Parmi les monuments civils, on citera en particulier:

Les restes du palais Zdík (Zdíkův palác), du nom de l'évêque qui l'a fait construire, est un des rares exemples de palais roman en Europe centrale. Il fut ensuite englobé dans le palais des Přemyslides (Přemyslovský palác), car occupé plus tard par des membres de la famille royale tchèque, et finalement intégré dans le complexe archiépiscopal et jouxte la cathédrale.

L'hôtel de ville (Radnice) entamé au XVe siècle et flanqué d'une chapelle gothique et d'un beffroi (de 76m de haut) qui abrite une horloge astronomique décorée de mosaïque en style réaliste-socialiste, œuvre de Karel Svolinský ; détruite pendant la guerre puis restaurée en 1955, elle porte une mosaïque et le défilé des apôtres est remplacée par celui de 12 corps de métiers. L'ancien mécanisme se trouve au musée de l'horloge à Sternberk.

La colonne de la Sainte Trinité érigée en 1740 à la fin d'une épidémie de peste, œuvre du sculpteur baroque morave Ondrej Zahner, inscrite depuis 2000 au patrimoine mondial par l'UNESCO.

Nombre de palais et de résidences privées des XVI°, XVII° et XVII° siècles notamment les immeubles Renaissance connus sous le nom de palais Hauenschild (Hauenschildův palác), sur la place basse, et de palais Edelmann (Edelmannův palác) sur la place haute.

La villa Primavesi, la plus célèbre des nombreuses maisons Sécession que compte la ville; c'est l'oeuvre des architectes Franz von Krauss et Josef Tölk, contrsuite en 1905-1906 pour une famille de banquiers locaux, qui commanderont dix ans plus tard leur maison de Vienne à Josef Hoffmann.

L’horloge astronomique
La colonne de la Trinité

Églises[modifier | modifier le code]

La cathédrale Saint-Venceslas

Très ancien centre religieux et citadelle de la Contre-Réforme, la ville et ses alentours possèdent de nombreuses églises et institutions religieuses des époques gothique et baroque, mais aussi du XIX° siècle. Les plus notables sont:

La cathédrale est dédiée à Saint Venceslas (Katedrála sv. Václava). Fondée au XI° siècle, l'église fut totalement reconstruite en style gothique au XIII° siècle (1204-1263), elle apparaît cependant aujourd'hui pour l'essentiel comme une reconstruction néo-gothique( 1883-1892) par l'architecte Gustav Meretta à l'initiative de l'archevêque Bedřich z Fürstenberka (Friedrich von Fürstenberg en allemand). Elle a néanmoins conservé un ensemble de chapelles baroques. Le monument revêt une importance particulière dans l'histoire tchèque car il vit, dans ses murs mêmes, l'assassinat le 4 août 1306 de Venceslas III de Bohême, décès qui marque la fin de la dynastie des Přemyslides et le début de l'hégémonie allemande sur la Bohème et la Moravie.

L'église St Maurice (Kostel sv. Mořice), principale église paroissiale de la ville basse, est de fondation très ancienne (probablement avant l'an mil), mais le sanctuaire apparaît aujourd'hui comme une vaste église halle tardo-gothique (XV° siècle). A noter la chapelle funéraire renaissance des Edelmann (1572) sur le flanc nord de la nef et l'exceptionnel ensemble sculpté du XV° siècle du Christ au jardin des oliviers.

L'église St Michel archange (Kostel svatého Michaela archanděla), est une église conventuelle (des Dominicains) d'origine gothique, totalement reconstruite à l'époque baroque ( 1673-1703) par l'architecte suisse (tessinois) Giovanni Pietro Tancalla. Une partie du cloitre et une chapelle (St Alexis) gothique ont été conservées. A côté de l'église s'élève la curieuse chapelle néo baroque de St Jean Sarkander (kaple sv. Jana Sarkandra), construite en 1909-1912 par l'architecte Eduard Sochor, à l'emplacement d'une ancienne prison. Elle honore un prêtre catholique, torturé à mort durant la guerre de Trente Ans et canonisé par le pape Jean-Paul II en 1995 lors de sa visite dans la ville.

L'abbaye de Hradisko, (Klášter Hradisko) remarquable exemple d'architecture conventuelle baroque; cet ancien monastère de prémontrés, fondé au XI° siècle a été totalement reconstruit en style baroque par Giovanni Pietro Tancalla et Domenico Martinelli. Il sert aujourd'hui d’hôpital militaire.

La basilique Notre Dame de la Visitation (Bazilika Navštívení Panny Marie) sur la Sainte butte (Svatý Kopeček), prévoté de l'abbaye de Hradisko et pèlerinage, élevée au rang de basilique mineure par Jean-Paul II; remarquable ensemble baroque dû à Giovanni Pietro Tancalla et Domenico Martinelli, avec possible intervention de Jan Blažej Santini-Aichel.

L'église (cathédrale) orthodoxe St Gorazd II, siège de l'église orthodoxe autocéphale tchèque et slovaque, construite dans les années 30 et dédiée à l'origine à un obscur saint slavon du IX° siècle, elle est depuis sa canonisation en 1987 consacrée à l'évêque local Gorazd exécuté par les nazis en 1942 pour fait de résistance.

Fontaines[modifier | modifier le code]

La fontaine de César

Un riche ensemble de fontaines fut édifié à l'époque baroque pour orner les places de la ville et récemment restauré et complété :

  • 1683 Fontaine de Neptune (place basse) - par le sculpteur polonais Michael Mandík et le tailleur de pierres olomoucien Václav Schüler
  • 1687 Fontaine d'Hercule (place haute) - id.
  • 1707 Fontaine de Jupiter (place basse) - par le sculpteur Václav Render
  • 1709 Fontaine des Tritons (place de la republique) - id.
  • 1725 Fontaine de César (place haute) - id.
  • 1727 Fontaine de Mercure - par Václav Render et Filip Sattler
  • Fontaine de la moitié du XVIIIe siècle par Filip Sattler restaurée en 2005 et réinstallée devant le cloître dominicain
  • 2003 Fontaine d'Orion (place haute) par le sculpteur Ivan Theimer

Université[modifier | modifier le code]

Miroir du déclin de la ville, l’université fondée en 1573 par la Compagnie de Jésus, est dissoute en 1860 par François-Joseph Ier. Elle sera rétablie en 1946 et prend le nom d’université Palacký, en hommage à František Palacký, historien et homme politique tchèque qui joua un rôle clé dans la renaissance culturelle et nationaliste tchèque au XIXe siècle.

Sports[modifier | modifier le code]

Le Sigma Olomouc est un club de football qui évolue en 1re division du Championnat de République tchèque de football.

Le semi-marathon d'Olomouc a lieu chaque année au mois de juin.

Transports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tramway d'Olomouc.

Le tramway d'Olomouc, circule depuis 1900 dans la ville d'Olomouc. 5 lignes circulent sur un réseau d'une longueur de plus de 38 kilomètres.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Die postalischen Abstempelungen auf den österreichischen Postwertzeichen-Ausgaben 1867, 1883 und 1890, Wilhelm KLEIN, 1967

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]