Olivier de Mauny

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Armoiries de Olivier de Mauny selon le Folio 72r de l'Armorial de Gelre.

Olivier de Mauny ou Olivier de Miniac, né vers 1320 et mort entre 1389 et 1409, était un comte, baron de Thorigny (ou Torigny), seigneur de Marcé, seigneur de Lesnen, chambellan du duc d'Orléans et chambellan du roi.

Seigneur de Miniac (le château féodal du Bas-Miniac, en Miniac-Morvan), de Château-Gaillard, il est aussi bailli de Caen. Il est chevalier banneret, capitaine de Carentan, capitaine général de la Normandie (1372) et capitaine de Dol (1380). Il aurait assisté à l’hommage rendu par Jean IV de Bretagne au Roi de France, Charles VI, en avril 1381.

Natif de Miniac-Morvan, il reste le plus lointain ascendant des familles de Miniac, qui donneront notamment un des trente combattants bretons au célèbre Combat des Trente, ou encore un capitaine de vaisseau lors de la prise de Rio de Janeiro en 1711 par René Duguay-Trouin.

Par ailleurs, la famille de Miniac est rattachée à la dynastie des Grimaldi de Monaco par Jacques Ier de Monaco. De fait, Albert II de Monaco est le lointain descendant de Marguerite de Miniac, fille d'Olivier de Miniac qui se marie en 1421 à un Goyon de Matignon, dont l'un des descendants, Jacques, épousera une Grimaldi en 1715. Ainsi, par Marguerite, Albert II est un lointain cousin de Bertrand Du Guesclin. D'ailleurs aujourd'hui encore, le prince de Monaco est Comte de Torigni par la famille de Miniac.

D'autres de Miniac précèdent Olivier (un Raoul de Miniac, chanoine à Dol-de-Bretagne au XIIe siècle, un Morvan de Miniac, seigneur du Bas-Miniac, au même siècle) sans qu'on puisse les rattacher précisément par filiation. Une certitude, ce patronyme s'enterre dans cette commune du Clos-Poulet (pays de Saint-Malo) aux alentours de l'an mille.

Olivier de Miniac est un fidèle compagnon et cousin du connétable Bertrand Du Guesclin. La mère d'Olivier de Miniac était une du Guesclin.

Il participe aux batailles de Rennes (1357), où il s’illustre au cours d’un duel fameux, raconté par Froissart, contre Jean de Bolton (Froissart, Chroniques,I, 2, 57). Il prend la forteresse de Carentan dont il devint le capitaine.

Au commencement de l'année 1364, il prend part à l'offensive contre le roi de Navarre, participant à la prise de Meulan et de Mantes. Il participe à la bataille de Cocherel (mai 1364), l'une des batailles les plus marquantes de la guerre de Cent ans. Il est fait prisonnier à Auray quelques mois plus tard. Il accompagne Du Guesclin en Castille. À la tête de douze cents lances, il participe aux sièges de Maguelone et de Birviesca, puis à la bataille de Navarette, où Bertrand du Guesclin est fait prisonnier.

Quelques mois plus tard, après la libération de Bertrand du Guesclin, iil aide le duc d’Anjou, Louis, à conquérir la Provence.

De retour en Castille, en 1369, il participe aux batailles de Tolède et de Montiel.

En remerciement de ses bons et loyaux services, le Roi Henri lui donne la terre d’Agrada, qui valait quatre mille livres de revenus. Il l’échange contre plusieurs prisonniers de marque, dont Mathieu de Roye, dont il épouse, en premières noces, la fille Marie.

À partir de 1370, il participe à la reconquête des provinces occupées par les Anglais. Il est présent aux sièges de Saint-Sever (1370) et de Saint-Jean-d'Angély.

Il suit Du Guesclin dans la campagne de Bretagne (1379).

Il est présent à la bataille de Châteauneuf-de-Randon (1380).

Après Cocherel, il avait édifié le château de Lesnen, près de Tinténiac, en Ille-et-Vilaine, château aujourd'hui disparu, détruit au temps de guerres de la Ligue en Bretagne.

Conformément à ses dernières volontés[note 1], il fut inhumé dans la chapelle de Saint-Thual.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dans son testament du 9 juillet 1389 il dit : « veut être ensépulturé en la chapelle de Saint-Thual »

Références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]