Olivier Macoux Rivaud de La Raffinière

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Olivier Macoux Rivaud de La Raffinière
Image illustrative de l'article Olivier Macoux Rivaud de La Raffinière

Naissance 10 février 1766
Civray (Vienne)
Décès 19 décembre 1839 (à 73 ans)
Angoulême (Charente)
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 17921831
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Distinctions Baron de l'Empire
Grand-croix de la Légion d'honneur
Commandeur de Saint-Louis
Hommages Nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile, 21e colonne
Autres fonctions Député de la Charente-Maritime du 22 août 1815 au 5 septembre 1816

Olivier Macoux Rivaud de La Raffinière, né le 10 février 1766 à Civray et mort le 19 décembre 1839 à Angoulême, est un général de division français de la Révolution française et du Premier Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière sous la Révolution française[modifier | modifier le code]

Il appartenait à une famille d'ancienne magistrature poitevine et était le plus jeune des dix enfants de Charles-Jean Rivaud, conseiller du roi, lieutenant général de police au siège royal et maire de Civray. Olivier fut élu, à la fin de 1792, capitaine dans l'un des bataillons des volontaires de la Charente. Il passa à l'armée du Nord, commanda une compagnie du 1er bataillon franc à Jemmapes, se battit à Neerwinden, et fut nommé adjudant général le 27 septembre 1793 et chef d'état-major du général Duquesnoy. Vainqueur à Hondschoote, il fut blessé à Warwick, d'un biscaïen à la jambe, dirigea la division Duquesnoy à Wattignies le 15 octobre 1793, reçut, sur le front de l'armée, les félicitations de Carnot et de Jourdan, et passa en Bretagne en février 1794) comme chef d'état-major de l'armée des côtes de Brest.

L'année suivante, il fut envoyé à l'armée des Alpes sous Kellermann, puis, dans l'état-major de Bonaparte, se trouva aux combats de Roveredo, de Bassano, de Saint-Georges-sous-Mantoue, où il fut blessé à la tête, et de Porto-Sequano, où il fit 300 prisonniers. En 1798, Berthier, envoyé à Rome pour venger l'assassinat du général Duphot, obtint Rivaud pour chef d'état-major. La république romaine établie, Rivaud devint chef d'état-major de Kilmaine commandant provisoire de l'armée d'Angleterre. Promu général de brigade le 15 décembre 1798, il fut mis à la tête des forces militaires dans les départements belges annexés, puis, après le coup d'État de brumaire, dirigea l'avant-garde du corps d'armée de Victor chargé d'aller débloquer Masséna dans Gênes.

Le Consulat[modifier | modifier le code]

Le général Mathieu Dumas, dans ses Mémoires, lui attribue le gain de la bataille de Montebello le 9 juin 1800 ; son action ne fut pas moins décisive à Marengo le 14 juin, où il fut atteint d'un coup de biscaïen à la cuisse. En 1801, il fut nommé chef d'état-major de l'armée de Portugal, entra en Espagne sous les ordres du général Leclerc, et le remplaça comme commandant en chef lorsque ce dernier partit pour Saint-Domingue. La paix d'Amiens le fit rentrer en France avec son armée, en mars 1802. Le Premier Consul lui accorda, dans les termes les plus flatteurs, une gratification de 15 000 francs.

Général d'Empire[modifier | modifier le code]

Le général Rivaud alla commander une division au camp de Nimègue, fut fait le 19 frimaire an XII grand-officier de la Légion d'honneur, et, en septembre 1805, il fut placé à la tête de la 1re division du 1er corps de la Grande Armée ; il fit capituler à Neresheim le 17 octobre 1805, 4 000 Autrichiens, n'ayant lui-même que deux bataillons du 54e de ligne et un canon, eut un cheval tué sous lui à Austerlitz et coopéra à la victoire de Halle, à la prise de Lübeck et surtout à la capitulation de Blücher, avec 12 000 prisonniers et 80 canons le 7 novembre 1806. Blessé l'avant-veille de la bataille d'Eylau, avec un bras cassé, Rivaud quitta le service actif et fut nommé gouverneur général du duché de Brunswick ; il commanda ensuite la 25e division militaire à Wesel, et fut créé baron de l'Empire le 29 juin 1808, avec une dotation de 10 000 livres de rente en Westphalie ; les revenus de deux terres du Poitou lui donnaient en outre 12 000 livres.

En 1807, il commanda une division dans le corps de Junot en Bohême, eut la jambe fracassée à Bayreuth, et se battit à Wagram : c'était sa dix-huitième campagne. Obligé de se retirer à cause de ses blessures, il fut nommé le 14 décembre 1809 commandant de la 12e division militaire à La Rochelle. Là, il servit l'Empire jusqu'à la fin, et, après l'abdication, adhéra à la restauration des Bourbons, par qui il fut promu commandeur de Saint-Louis le 1er mai 1814 et créé comte de la Raffinière.

Cent-Jours et Seconde Restauration[modifier | modifier le code]

Sans emploi pendant les Cent-Jours, il recouvra son commandement à la Seconde Restauration, et fut élu, un mois après le 22 août 1815 député du collège de département de la Charente-Inférieure, par 125 voix sur 149 votants et 296 inscrits. Il ne fit que paraître à la Chambre, et revint à La Rochelle reprendre ses fonctions militaires. Membre en 1816 du conseil de guerre qui jugea à Rennes le général Travot, il vota pour l'acquittement d'abord, puis pour la peine la plus faible. Inspecteur général d'infanterie en 1819, commandant de la 15e division militaire à Rouen de 1820 à 1830, il refusa en 1824 le commandement en chef de l'armée d'occupation d'Espagne, demanda sa retraite en 1830 et l'obtint le 10 juillet 1831. Il est fait grand-croix de la Légion d'honneur en 1825.

Distinctions[modifier | modifier le code]

21e colonne de l’Arc de Triomphe de l’Étoile.

Source partielle[modifier | modifier le code]