Olivia Putman

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Olivia Putman

Naissance 24 juin 1964 (50 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de la France Française
Pays de résidence France
Diplôme
Licence en histoire de l'art, Diplôme de paysagisme
Activité principale Architecte d'intérieur Designer Scénographe
Autres activités
Formation
Université de la Sorbonne
Distinctions
Prix Jardin de Rêve du Festival des Jardins de Saint-Cloud 2000; Concours Nespresso, 2009; Concours Lan Airlines, 2012
Conjoint
Christophe Joron-Derem, Commissaire priseur
Famille
Fille d'Andrée Putman et de Jacques Putman

Olivia Putman est une designer française née à Paris. Elle a quatre enfants, Julien, Noé, Carl et Louis et se marie en 2010 à Christophe Joron Derem, commissaire-priseur à Paris. En 2007, Andrée Putman, sa mère, lui confie la direction artistique du studio éponyme. Elle travaille dans les domaines de l’architecture intérieure de la scénographie et du design.

Enfance et jeunesse[modifier | modifier le code]

Olivia Putman grandit à Paris entre sa mère Andrée Putman, designer et son père, Jacques Putman, collectionneur, éditeur et critique d'art[1]. Le cercle familial et ses sorties adolescentes au Palace lui offrent des rencontres artistiques les plus éclectiques. Elle y croise Andy Warhol ou Yves Saint Laurent et devient l'amie de Christian Louboutin et Vincent Darré. Cette époque est une phase d’apprentissage intense qui lui ouvre l’œil et l’esprit [2].

Début de carrière (1987-1993)[modifier | modifier le code]

Baccalauréat en poche, Olivia Putman s’oriente vers une licence d’histoire de l’art obtenue en 1987 à la Sorbonne. Elle divise alors son temps et son espace de travail entre Paris et New York. Elle rencontre le peintre ivoirien Ouattara Watts, dont elle deviendra l’agent et croise le chemin de Jean-Michel Basquiat, avec lequel elle restera amie jusqu’à sa mort. Le galeriste Léo Castelli l’épaulera en lui prêtant des œuvres lorsque pour la première fois Olivia Putman endossera le rôle de commissaire d’exposition pour « Le chiffre dans l’art contemporain », présenté au Parc floral de Paris à Vincennes en 1988.

Forte du succès[non neutre] de cette première expérience, Olivia cultive le désir[Quoi ?] de se consacrer à la promotion de créateurs émergents. Elle s’engage alors au sein de l’association Usines Ephémères, qui récupère des lieux désaffectés et les convertit en ateliers d’artistes et espaces d’exposition. C’est ainsi qu’en 1990 le collectif investit 15 000 m2 de l’ancien hôpital Bretonneau dans le 18e arrondissement parisien, les transformant en un lieu culturel foisonnant, l’Hôpital éphémère.

Paysagisme (1994-2006)[modifier | modifier le code]

Olivia Putman se tourne vers le Land art, qui la séduit de plus en plus. En 1994, elle travaille avec Jean-Paul Ganem sur des projets de jardins éphémères associant art et agriculture, comme des compositions en plein champ de lin et de lupin à Saint-Juire-Champgillon, en Vendée. Olivia Putman entre dans une phase de création artistique[3] qu’elle conforte avec la reprise de ses études en 1995. Elle accompagne pendant deux ans le paysagiste Louis Benech alors qu’il réaménage entre autres le Jardin des Tuileries, au cœur de Paris. En 1997, Olivia Putman se lance à son compte et réalise son premier jardin personnel au Japon. Dès 2000, son travail est récompensé puisque le projet qu’elle imagine pour les Parfums Caron reçoit le prix Jardin de Rêve au Festival des Jardins de Saint-Cloud[réf. nécessaire]. Olivia Putman collabore ponctuellement avec le studio Andrée Putman, pour lequel elle intervient en tant que paysagiste. Elle conçoit entre autres les jardins et terrasses de la Pagoda House (en) à Tel Aviv et de Marc Jacobs à Paris.

Le studio Putman, de mère en fille (depuis 2007)[modifier | modifier le code]

En 2007, Olivia Putman accepte de reprendre la direction artistique de l’agence Andrée Putman, un souhait de longue date de la fondatrice.[réf. nécessaire] L’ « agence Andrée Putman » devient alors « Studio Putman ».

L’architecture intérieure[modifier | modifier le code]

En 2007, Olivia dirige la rénovation de l’hôtel Morgans à New York, hôtel qui avait consacré sa mère, vingt cinq ans auparavant. En 2009, elle signe l’hôtel « The Rivage » à Hong Kong et l'hôtel Sofitel Paris Arc de Triomphe en 2013.[réf. nécessaire]

Olivia Putman est en 2011 la directrice artistique du chantier de la Fédération Nationale des Travaux Publics.

En 2013, Le Studio Putman a remporté, en collaboration avec [[Lilian Allen]] et Mathias Klotz un concours international organisé par Lan Airlines.[réf. nécessaire] Ils imaginent ensemble les nouveaux Lounges VIP de la compagnie aérienne sud-américaine. Les premiers lounges ont été inaugurés dans les aéroports de Buenos Aires, Bogota et Santiago du Chili.

En juin 2014, Olivia inaugure son nouveau projet hôtelier : l'Hôtel Can Faustino à Minorque.

La scénographie[modifier | modifier le code]

En 2009, Olivia Putman signe la scénographie de l'exposition Madeleine Vionnet au Musée des arts décoratifs de Paris.

En 2010, Olivia participe à la mise en scène des spectacles du chanteur Christophe à l'Olympia. La même année, le magazine Architectural Digest invite, à l'occasion de son dixième anniversaire, Olivia pour mettre en scène une salle de bains. L'année suivante, Olivia accepte une nouvelle invitation du magazine et invente un espace autour d'une création du plasticien Fabrice Hyber.

En 2010, Olivia Putman est, avec Sébastien Grandin, scénographe et commissaire de l’exposition « Andrée Putman, ambassadrice du style » à l’Hôtel de Ville de Paris. Cette exposition retraçant les grandes étapes de la vie et de l’œuvre d’Andrée Putman a attiré 250 000 visiteurs.[réf. nécessaire]

En 2013, Olivia devient l'ambassadrice de la création française à l'occasion du Salon Ambiente à Francfort qui accueille 450.000 visiteurs[réf. nécessaire]. Pour cet événement, elle conçoit des espaces symbolisant l’art de vivre à la française. «Pour moi, c'était un clin d'œil à la petite fille et la maison de poupée. Mais, il m’a fallu questionner l’expression l’  « art de vivre à la française », presque galvaudée à force d’être employée qui demeure néanmoins évocatrice, presque enchanteresse ».

À l'automne 2013, Olivia présente une nouvelle scénographie pour le Musée des Beaux Arts de Rouen dans le cadre de l'exposition "Le Temps des Collections".

À l'occasion de l'édition 2014 de l'évènement French May à Hong Kong, Elle signe deux expositions rétrospectives autour des créations du Studio Putman.

Le design[modifier | modifier le code]

Il s’agit de donner aux objets « une sorte d’intemporalité » aussi bien qu’un « supplément d’âme ». Rappelant sa conception du design, elle affirme que « le luxe peut être un objet en paille très juste, plutôt qu’un objet en platine idiot ».

En 2010, elle remporte un concours organisé par Nespresso.[réf. nécessaire] et crée la collection « Ritual », un service à café complet.

Entre 2007 et 2013, elle conçoit des objets pour Fermob, Emeco, Serralunga, Pierre Frey, Charles Paris, Michel Drucker, Deshoulières, Hine et la marque de robinetterie THG. Olivia Putman crée également des objets d’art uniques en faveur d’associations philanthropiques.

En 2011, Olivia Putman est nommée directrice artistique de la maison Lalique. Tout en poursuivant son activité au Studio Putman, elle imagine, entre autres, la collection « Orgue » pour le prestigieux[non neutre] cristallier.

En 2013, répondant à une demande de la maison Nina Ricci, Olivia Putman offre, le temps d’une série limitée, sa propre interprétation du légendaire flacon de l’« Air du Temps ». Elle s’inscrit alors dans la lignée des créateurs[réf. nécessaire] tels que Andy Warhol ou Philippe Starck auxquels la marque avait fait appel auparavant.

En 2014, Olivia présente une nouvelle collection de robinetterie "O" pour le fabricant français THG.


Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]