Black metal

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Black metal

Origines stylistiques NWOBHM
Speed metal
Thrash metal
Punk hardcore
Shock rock[1]
Origines culturelles Première vague : début et milieu des années 1980, Drapeau de l’Union européenne Europe
Seconde vague : début des années 1990, Drapeau de la Norvège Norvège
Instruments typiques Guitare
Basse
Batterie
Synthétiseur
boite à rythmes
Popularité Underground, surtout dans les années 1990
Scènes régionales Drapeau de la Norvège Norvège
Drapeau de la Pologne Pologne
Drapeau de la Suède Suède
Drapeau de l'Ukraine Ukraine
Drapeau de la Finlande Finlande
Drapeau du Danemark Danemark
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau de la France France
Drapeau : Québec Québec
Drapeau du Japon Japon
Voir aussi Corpse paint
Paganisme
Metal extrême

Genres dérivés

Black metal symphonique
Pagan black metal
National socialist black metal
Black metal norvégien

Genres associés

Viking metal
Folk metal

Le black metal est un sous-genre de metal apparu en Europe au milieu des années 1980 et développé dans les pays scandinaves, notamment en Norvège, au début des années 1990. Comme le thrash metal, le black metal s'inspire du punk hardcore, de la Nouvelle Vague d'heavy metal Britannique ainsi que du shock rock et il est caractérisé par un son agressif et chargés d'atmosphères sombres[1].

Le black metal a pour première influence certains groupes de metal des années 1980 comme Bathory (qui fut d'ailleurs également la principale inspiration pour le viking metal), Mercyful Fate, Hellhammer/Celtic Frost et Venom. Ces groupes ont inspiré, par le côté sombre de leurs musiques et des thèmes abordés, la première génération de black metal. La deuxième vague de black metal, mouvement essentiellement norvégien, a commencé au début des années 1990.

Le black metal a subi des critiques de la part de divers secteurs de la société de par son apparence brutale et son esprit misanthropique. De plus, certains groupes de black metal ont été liés à des faits divers tels que des meurtres, des suicides, des incendies de nombreuses et anciennes églises en bois, notamment Stavkirke et Fantoft en Norvège, par l'Inner Circle. Cela dit, l'existence de l'Inner Circle n'a jamais été prouvée ou confirmée par les musiciens de la scène.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le black metal se caractérise avant tout par une musique crue, agressive et épique aux atmosphères sombres[1]. Ce son est produit par des tempos rapides, un chant hurlé, des tremolo picking, de fortes distorsions, des blast beat à la batterie, des morceaux non-conventionnels et un son de mauvaise qualité (low-fi). Il peut être très brut et violent (raw en anglais), mais il peut aussi favoriser la recherche d'atmosphères sombres et oppressantes.

Une autre caractéristique du black metal est son imagerie médiévale et/ou satanique avec par exemple l'utilisation du célèbre corpse paint.

Guitares[modifier | modifier le code]

De manière générale, les guitares dans le black metal sont rapides et sont soumises à une distorsion élevée[2]. L'égalisation du son fait souvent la part belle aux fréquences aigües[2], à l'inverse on notera que les basses sont souvent atténuées de façon à s'éloigner du son typique des autres styles de metal. Les guitares sont souvent jouées avec des techniques dites alternate picking et tremolo picking[2],[3],[4]. Ce dernier peut être appliqué à des accords complets, généralement, mineurs. Cependant, certains groupes (par exemple Emperor et Immortal) utilisent également un son propre (clean), sans distorsion lors de certains passages de leurs compositions. Un accordage standard est préféré pour les guitares de black metal contrairement aux guitares du death metal qui utilisent souvent des accords plus bas. La gamme chromatique élevée ou descendue depuis un point central est utilisée fréquemment afin de créer une atmosphère malsaine, la gamme harmonique mineure est également fréquemment sollicitée par les guitaristes de ce style[4].

Les guitaristes de référence sont : Euronymous (Mayhem), Varg Vikernes (Burzum), Infernus (Gorgoroth), Jon Nödtveidt (Dissection), Abbath et Demonaz (Immortal), Nocturno Culto (Darkthrone), Ihsahn et Samoth (Emperor), Satyr (Satyricon), Ivar Bjørnson (Enslaved, Snorre Ruch (Thorns), Lord Ahriman (Dark Funeral), Obsidian Claw (Keep Of Kalessin), Morgan Steinmeyer Håkansson (Marduk) et Nornagest (Enthroned).

Basse[modifier | modifier le code]

La basse sert généralement à rendre le son plus profond : elle est souvent noyée dans le mixage ou recouverte par l'omniprésence de la batterie. On peut mieux l'entendre lorsque guitares et batteries se taisent (lors de break par exemple). Le son de la basse peut être relativement clair ou avoir une forte distorsion, lui conférant un son proche de la guitare (comme sur l'album "Under a Funeral Moon" de Darkthrone). Tout comme la guitare, la rapidité d'exécution est de mise et la technique du tremolo picking est très répandue. Les bassistes du black metal jouent généralement au médiator, à quelques exceptions près (B-War (ex-Marduk) ou ICS Vortex (ex-Dimmu Borgir) qui utilisent leurs doigts pour pincer les cordes). Le groupe grec Necromantia se distingue en remplaçant la guitare rythmique par une basse 8 cordes (jouée par Baron Blood), en duo avec la basse 4 cordes de Magus Wampyr Daoloth. De nombreux bassistes sont aussi chanteurs, comme ICS Vortex (ex-Dimmu Borgir), Grutle Kjellson (Enslaved) ou Abbath (Immortal, avant qu'il ne reprenne la guitare de Demonaz).

Les bassistes de référence sont : Abbath (Immortal), Ole Jørgen "Apollyon" Moe (Immortal, Aura Noir, ex-Dødheimsgard), Grutle Kjellson (Enslaved), ICS Vortex (ex-Dimmu Borgir, Borknagar), Nagash (The Kovenant, ex-Dimmu Borgir), B-War (ex-Marduk), Jørn "Necrobutcher" Stubberud (Mayhem), King ov hell (Ex-Gorgoroth - God seed), Phorgath ( Enthroned - Emptiness), Hugh Mingay (Arcturus, ex-Ulver), Magus Wampyr Daoloth & Baron Blood (Necromantia).

Voix[modifier | modifier le code]

Mortuus, chanteur du groupe Marduk
Gaahl, chanteur du groupe Gorgoroth

Le black metal pousse à son paroxysme le chant écorché et guttural du Metal pour en faire une incarnation de l'enfer : un cri éraillé, malsain, qui rappelle la torture, la haine ou encore l'angoisse existentielle et la souffrance (comme le chant si particulier de Varg Vikernes de Burzum).

Le chant du black metal trouve son origine dans le chant de Cronos (Venom) qui reprend lui-même en l'accentuant le chant éraillé de Lemmy Kilmister de Motörhead afin de s'accorder à la thématique infernale du groupe. Quorthon de Bathory s'inspirera de celui de Cronos en allant encore plus loin (et avec beaucoup de réverbération) : ainsi naquit le chant « black », autour de 1985 et de l'album "The Return"[5].

Le style à ses débuts n'a pas beaucoup d'adeptes (sauf quelques jeunes norvégiens qui fonderont Mayhem), éclipsé par le Thrash Metal américain. Les styles vocaux de Venom et Celtic Frost vont influencer ceux de Tom Araya de Slayer, qui influencera lui-même une autre génération de chanteurs extrêmes, dans un registre moins aigu et satanique que Bathory. Jeff Becerra de Possessed et Chuck Schuldiner de Death inventent le Death metal et ses techniques vocales graves et gutturales dans la seconde moitié des années 1980.

C'est en Scandinavie (fin des années 1980, début 90) que renaîtra le black metal de Quorthon, grâce au groupe norvégien Mayhem et à son tristement célèbre chanteur suédois Per Yngve Ohlin, alias "Dead" (le bien nommé, son penchant pour la mort le conduira au suicide), dont les styles vocaux criards et haineux (qui sont le prolongement naturel de sa sincère passion morbide) deviendront la référence en la matière. Vont alors naître une série de "vocalistes" de talent au cœur de l'underground norvégien puis européen, avant que le genre devienne une mode et qu'il soit de bon ton, soit d'être original, soit de respecter la tradition à la lettre.

Techniquement, on parle de grunt (technique consistant en un éraillement grave et rauque)[réf. nécessaire], de growl (méthode similaire au grunt, mais provoquant une sorte de sifflement dû à la position de la bouche et de scream (hurlement - cette pratique vocale étant également utilisée dans d'autres styles musicaux, comme le hardcore ou le grind). Un effet de réverbération est souvent ajouté sur la voix pour amplifier les cris et pour donner un son plus caverneux.

Certains chanteurs alternent différentes techniques vocales extrêmes ("scream", "grunt", "growl", murmures, etc.). Le plus emblématique est Dani Filth du groupe anglais Cradle of Filth qui utilise un large spectre de techniques, passe des unes aux autres au cours de ses chansons et maîtrise les cris suraigus. Le hongrois Attila Csihar (Mayhem) possède lui aussi un large spectre vocal, avec une prédilection pour les graves profonds. Sa technique est proche de celle du chant diphonique.

Contrairement aux idées reçues, il n'y a pas que des voix hurlées dans le black metal : certains groupent utilisent des voix claires, soit comme techniques principales (tels que Primordial et Arcturus), soit en alternance avec la voix "black". C'est la cas de certains groupes de black metal symphonique qui utilisent des ensembles de chœurs avec leur orchestrations classiques (Dimmu Borgir), ou des chants féminins (Cradle of Filth).

Les voix claires les plus répandues dans le black metal sont les voix d'hommes, tirant généralement vers les graves et rappelant des chants guerriers et virils, utilisées en tant que chœurs (surtout dans les groupes dits "viking") ou comme "lead vocals". Ainsi dans le groupe Enslaved on alterne entre les voix "black" de Grutle Kjellson et le chant clair et aérien de Herbrand Larsen. Ihsahn, chanteur-guitariste d'(Emperor), est capable d'assurer les deux types de chant (clair et hurlé). Kristoffer "Garm" Rygg, qui, avant d'abandonner les voix "black" pour se consacrer aux voix clairs, était la référence du chanteur maîtrisant à la fois des vocaux "black" particulièrement haineux et un chant clair aux multiples facettes, comme il en fît la démonstration sur les albums d'Ulver ("Bergtatt - Et Eeventyr i 5 Capitler" (1995)), Arcturus ("Aspera Hiems Symfonia" (1996), "La Masquerade Infernale" (1997)) ou Borknagar ("The Olden Domain" (1997)). Parmi les chanteurs à voix claire dans le black etal on peut aussi citer Lazare (Borknagar, Solefald et ICS Vortex (ex-Dimmu Borgir, Borknagar, Arcturus).

Les chanteurs de référence sont: Dead (Mayhem), Nocturno Culto (Darkthrone), Gaahl (Gorgoroth), Satyr (Satyricon), Legion (ex-Marduk, ex-Devian, ex-Witchery), Nattefrost (Carpathian Forest), Abbath (Immortal), Mortuus (Marduk, Funeral Mist), Maniac (Mayhem) puis Attila Csihar (Mayhem), Ihsahn (Emperor), Varg Vikernes (Burzum), Nornagest (Enthroned), ICS Vortex (ex-Dimmu Borgir, Borknagar, Arcturus), Grutle Kjellson (Enslaved), Kristoffer "Garm" Rygg (Ulver, ex-Borknagar, ex-Arcturus), Dani Filth (Cradle of Filth).

Batterie[modifier | modifier le code]

Dispositif[modifier | modifier le code]

Le black metal, de par son style rapide, foisonnant, extrême et à la fois diversifié requiert un dispositif très volumineux et complet du set de batterie.

Une double pédale ou une double grosse caisse sont nécessaires à l'interprétation du black metal. La double grosse caisse permet d'éliminer certains frottements par rapport à la double pédale, ce qui permet une augmentation de la sensibilité et surtout de la vitesse maximale d'exécution. De plus, la double grosse caisse est souvent plus appréciée car elle permet une allure plus imposante et massive du set de batterie. Cependant l'utilisation d'une double pédale permet un gain de place lors du transport du matériel. C'est pourquoi seuls les batteurs membres d'un groupe relativement connu, et donc possédant des moyens nécessaires utilisent la double grosse caisse.

Les batteurs utilisent en moyenne cinq toms : trois ou quatre tom-toms, placés au-dessus des grosses caisses, ainsi qu'un ou deux floor-toms à droite du batteur (pour un batteur « droitier »). Ceux-ci sont placés du plus aigu au plus grave, de gauche à droite. Ils permettent l'exécution de « descentes » de toms très virtuoses, la plupart du temps de l'aigu au grave, donnant au black metal cette célérité qui le caractérise.

La caisse claire couramment utilisée mesure 14 pouces de diamètre ce qui permet une attaque moins sèche ce qui a pour effet l'homogénéisation du son dégagé par le set entier.

La présence de nombreuses cymbales contribue à la grande taille du set : la plupart du temps, on trouve une charleston, une ride, deux ou trois crashs, deux chineses et un splash.

Une structure en acier appelée rack permet un maintien solide de l'ensemble des accessoires du set : les toms et les cymbales sont montés sur des perchettes, fixées sur le rack. L'utilisation du rack permet d'éviter la présence de nombreux pieds ainsi qu'un gain de temps et de simplicité lors du montage/démontage du set (pour les groupes qui en ont les moyens).

Dans le black metal les batteurs utilisent majoritairement des triggers (capteurs et non microphones) et ce, pour plusieurs raisons :

Les triggers permettent une extrême régularité dans l'intensité de la frappe (et non dans la fréquence), ce qui permet au batteur de pouvoir jouer très vite sans avoir de perte de volume sonore, a fortiori quand on sait que les parties de batterie en black metal sont très éprouvantes physiquement pour l'instrumentiste. Les triggers permettent aussi d'avoir un son beaucoup plus défini et précis que des microphones, ce qui les rend très appréciés dans le black metal.

Les techniques[modifier | modifier le code]

Fichier audio
Blast beats joués à des tempos de 124, 160, 200 et 240 BPM. (info)

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Le « blast beat » est le motif le plus caractéristique du black metal à la batterie. Il consiste à frapper en alternance ou simultanément la caisse claire ainsi que la charleston (ou hi-hat) en double croche, en même temps que la grosse caisse débite en triples croches ou doubles croches en frisé (un coup de chaque pied alterné) selon le cas. Cet exercice est extrêmement éprouvant pour le batteur qui l'exécute. La vitesse de référence, proche de la vitesse maximale d'exécution du blast est d'environ 120 à la noire : on peut par exemple entendre un blast à 120 à la noire (240 à la croche) au début de la chanson « Blessings upon the throne of tyranny » de Dimmu Borgir, ici interprété par Nicholas Barker. Bien qu'étant un batteur de death metal, George Kollias (d'après son dvd pédagogique) du groupe Nile est capable d'exécuter un blast beat à 280 bpm.

Le « gravity blast » est un cas particulier du blast. Il est identique au niveau des pieds et de la charleston. Seule la manière de frapper la caisse diffère. En effet, ici le batteur utilise le cercle de la caisse claire comme point d'appui, comme axe, pour permettre de frapper la caisse claire même lorsque la baguette est remontée. Ceci à pour effet une diminution du volume sonore de la caisse claire mais surtout une multiplication par deux de la vitesse de frappe. Notons que l'utilisation de triggers sur la caisse claire permet de pallier la diminution d'amplitude sonore de celle-ci lors d'un gravity blast. Mais cette technique reste quand même assez rare dans le black metal ("Tremor" (Impiety), "Bornyhake" (Enoid)...).

Le pattern « thrash » (le skank beat) consiste à battre en débit de double croche alternativement aux mains la charleston et la caisse claire en doublant la charleston avec la grosse caisse. Il peut être décliné en battant la grosse caisse seule suivie de la caisse claire en même temps que la charleston.[incompréhensible]

On utilise aussi beaucoup ce que l'on pourrait appeler le motif « basique » (quoique non simpliste) ou « de référence » qui consiste à battre des doubles croches (ou triple) à la grosse caisse ainsi que des croches ou noires sur une cymbale (selon l'effet recherché) à la main droite, et en battant le deuxième et quatrième temps (dans le cas d'une mesure en 4/4) avec la caisse claire. Ceci s'applique tout aussi bien dans le cas d'une métrique ternaire.

Les batteurs de référence de black metal sont principalement : Gylve "Fenriz" Nagell (Darkthrone), Robert "Inferno" Prominski (Behemoth), Emil Dragutinovic (ex-Marduk, The Legion, Devian), Nicholas Barker (ex-Cradle Of Filth, ex-Dimmu Borgir), Jan Axel "Hellhammer" Blomberg (Mayhem, Arcturus, ex-Dimmu Borgir, ex the Kovenant ), Kjetil Vidar "Frost" Haraldstad (Satyricon, 1349 ), Bornyhake (Enoid, Borgne), Vegar "Vyl" Larsen (Keep of Kalessin), Matte Modin (Dark Funeral), Reidar "Horgh" Horghagen (Immortal), Bard "Faust" Eithum (Emperor), Trym Torson (Emperor, Zyklon, ex-Enslaved).

Éléments atmosphériques et structurels[modifier | modifier le code]

  • Les morceaux de black metal ont souvent une structure anormale qui évite les segments de refrains et de couplets et qui utilise des passages instrumentaux étendus et répétitifs avec moins de chant que dans les autres genres de metal.
  • Le black metal se concentre moins sur les rythmes dynamiques que le death metal. Même si une minorité de groupes de black metal adopte la complexité rythmique propre au death metal, ils utilisent généralement quelques-unes des caractéristiques listées dans cette section pour être classifiés dans le black metal.
  • Quelques groupes de black metal se servent de claviers afin d'imiter un clavecin, un violon, un orgue ou encore un chœur. Ce choix apporte une dimension symphonique à leur musique et rappelle les chœurs d'église. Ces groupes sont généralement classés dans le genre du black metal symphonique. Certains groupes de ce genre, comme le groupe Dimmu Borgir, ont enregistré avec des orchestres symphoniques.
  • Généralement, les albums de black metal sont produits avec un minimum de production. Cela est fait volontairement, soit comme une forme de protestation contre la musique grand public, soit comme un moyen de créer une atmosphère. Comme mentionné plus haut, cette qualité de son médiocre est atteinte en éliminant les fréquences sonores du milieu, ce qui ne laisse que les fréquences plus hautes et les fréquences plus basses. Il est souvent dit que c'était à cause d'un très petit budget, mais souvent, ce n'était pas le cas. Ce style de production est souvent considéré comme un élément essentiel du 'vrai' black metal, Transilvanian Hunger de Darkthrone étant un album hautement influent utilisant ce style de production[6].

Concerts[modifier | modifier le code]

Taake au Hellfest en 2008
  • Tous les groupes avec un line-up complet, comme Gorgoroth, Enthroned et Dark Funeral jouent live. Ces groupes utilisent souvent des mises en scène théâtrales dans leur concerts en cohérence avec leur musique. Ces mises en scènes sont souvent macabres, notamment de par la présence sur scène d'animaux morts, comme dans certains concerts de Mayhem[7], de Gorgoroth, Watain. Contrairement aux autres genres musicaux où les concerts en live sont considérés comme un élément essentiel du genre, beaucoup de groupes de black metal ne jouent pas en live[8],[9]. Certains groupes refusent de jouer live, par exemple Blut aus Nord. D'autres groupes, comme Clandestine Blaze, Burzum et Leviathan ne peuvent pas jouer live car leur groupe n'est composé que d'un seul membre. Par contre, quelques groupes qui n'incluent qu'un membre, comme Nargaroth, font des concerts avec des musiciens additionnels recrutés spécialement pour jouer en live.
  • Une partie des groupes de black metal utilisent aussi des effets (comme des boîtes à rythmes, des effets de mixages complexes, et des sons d'ambiance) qui souvent, ne sont pas adaptés à la scène live.

Imagerie[modifier | modifier le code]

  • L'imagerie des groupes de black metal est souvent froide, sombre, triste, mélancolique, réflective, tragique, méditative.
  • Beaucoup de musiciens de black metal adoptent un style vestimentaire 'néo-médiéval' qui peut inclure des éléments en cuir, des clous, des éléments sado-masochistes, des armures et armes archaïques, et des peintures faciales appelées corpse paint.
  • La plupart des musiciens de black metal décident d'adopter des pseudonymes, souvent inspirés de personnages occultes ou imaginaires.

Thèmes[modifier | modifier le code]

Hoest (Taake) & Nocturno Culto (Darkthrone)
  • Des paroles généralement centrées sur le satanisme, le paganisme, ou l'occulte[6]. Les paroles peuvent aussi contenir des blasphèmes visant le Christianisme[4].
  • Des paroles célébrant l'hiver, le froid, la nuit, l'obscurité, la littérature et la poésie, les forêts, la haine, le patriotisme, la mélancolie, la mort, les troubles psychiques (la dépression, la schizophrénie et le trouble bipolaire, notamment[6]) et les autres environnements naturels de l'Europe du Nord, propres à l'imaginaire du black metal. Ces thèmes peuvent aussi refléter les origines scandinaves du black metal. Des thèmes récurrents à tendances National-Socialiste peuvent se traduire à travers les paroles des groupes pratiquant le NSBM (acronyme de National-Socialist Black Metal), mais aussi à travers des groupes qui veulent afficher leur convictions, sans nécessairement centrer leurs textes sur ces thèmes, ni en s'affichant comme étant du NSBM.
  • De plus en plus souvent, des thèmes de guerre, de rejet des autres, de désolation (parfois apocalyptique).
  • Les paroles sont aussi souvent inspirées par la fantasy, en particulier par les ouvrages de J. R. R. Tolkien ou de H. P. Lovecraft. Par exemple, le groupe autrichien Summoning se concentre presque exclusivement aux mondes fictifs décrits par Tolkien. D'autres groupes créent leurs mondes imaginaires, comme le groupe Immortal, qui décrit un royaume fictif du nom de Blashyrkh (prononcé Blach-irk), gouverné par un roi du nom de Ravendark.

Histoire[modifier | modifier le code]

Première vague[modifier | modifier le code]

La première vague du black metal se réfère à ces groupes au cours des années 1980 qui ont influencé le son black metal et a formé un prototype pour le genre. Ils étaient souvent des groupes de speed metal ou de thrash metal[1],[10].

Le terme "black metal" a été inventé par le groupe anglais Venom avec leur deuxième album Black Metal(1982). Bien que considéré comme le thrash metal plutôt que du black metal par rapport aux normes du genre aujourd'hui[6], les paroles de l'album davantage axé sur une imagerie anti-chrétien et sataniques. Leur musique est rapide, une production sale et une voix rauque. Les membres de Venom ont également adopté des pseudonymes, une pratique qui se généralise parmi les musiciens de black metal.

Le titre Black Metal de Venom a inspiré le nom du genre

Le groupe danois Mercyful Fate a influencé la scène norvégienne avec leurs images et les paroles. Le leader du groupe King Diamond, qui portait le maquillage macabre noir et blanc sur scène, inspirée ce qui est devenu connu sous le nom "Corpse paint".

Une autre influence majeure sur le black metal était le groupe suédois Bathory, dirigé par Thomas Forsberg (sous le pseudonyme de Quorthon). Non seulement la musique Bathory était sombre, rapide, fortement déformée, lo-fi et des paroles anti-chrétiens, Quorthon était aussi le premier à utiliser la voix cassante qui est devenu à définir le black metal[5]. Le groupe a joué dans ce style sur les premiers albums Bathory (1984), The Return of the Darkness and Evil (1985), Under the Sign of the Black Mark (1987) et Blood Fire Death (1988). Avec Blood Fire Death et les deux albums suivants, Bathory a lancé le style qui allait devenir le Viking metal.

D'autres artistes généralement considérés comme faisant partie de ce mouvement incluent Hellhammer[11] et Celtic Frost (de Suisse), Kreator, Sodom et Destruction (d'Allemagne)[12], Bulldozer et Death SS (d'Italie)[13].

Fin de la première vague[modifier | modifier le code]

En 1987, la cinquième édition du fanzine Slayer, Metalion a écrit que "le dernier cri des groupes Black/Satanique semble s'essouffler"[14], la tradition se poursuit par quelques groupes comme Incubus[14] et Morbid Angel[14] (des États-Unis), Sabbat (de Grande-Bretagne)[14].

Dans les années précédant la scène black metal norvégienne, des enregistrements importants ont été libérés par Root et Master's Hammer (de Tchécoslovaquie), Von (des États-Unis), Rotting Christ (de Grèce), Samael (de Suisse) et Blasphemy (de Canada), dont le premier album Fallen Angel of Doom est considéré comme l'un des disques les plus influents pour le style du War metal[15] (également connu sous le nom de war black metal or bestial black metal)[16]. Fenriz du groupe norvégien Darkthrone appelé le premier album de Master's Hammer's Ritual "premier album de black metal norvégien, même si le groupe est de Tchécoslovaquie"[17].

Seidemann, bassiste du groupe 1349

Dans les pays d'Europe du Nord, les groupes ont commencé à se référer à ces groupes ou les plus âgés de la première vague. En Suède, cela comprenait Marduk, Dissection, Nifelheim et Abruptum. En Finlande, il y a une scène qui a émergé mélangeant les influences de la première vague de black metal avec des éléments de death metal et de grindcore, cela comprenait Beherit, Archgoat et Impaled Nazarene, dont le premier album Tol Cormpt Norz Norz Norz le journaliste Rock Hard Wolf-Rüdiger Mühlmann considère comme une partie de racines du war metal. Des groupes comme Demoncy et Profanatica émergent pendant ce temps aux États-Unis, où le death metal était plus populaire parmi les fans de metal extrême. Le groupe norvégien Mayhem est en concert à Eiskeller in Leipzig with Eminenz et Manos en 1990, puis sort Live in Leipzig, a dit avoir eu une forte influence sur la Eastern German scène[18] et est même appelé le début officiel du black metal allemand[19].

Deuxième vague[modifier | modifier le code]

Article connexe : Black metal norvégien.
Varg Vikernes, seul membre du projet Burzum

La deuxième vague de black metal a commencé dans les années 1990 et a été menée par la scène black metal norvégienne. Au cours de 1990-1994 un certain nombre d'artistes norvégiens a commencé à exécuter et sortir un nouveau genre de black metal, ce qui inclut Mayhem, Thorns, Burzum, Darkthrone, Immortal, Satyricon, Enslaved, Emperor, Dimmu Borgir, Gorgoroth, Ulver et Carpathian Forest. Ils ont développé le style de leurs prédécesseurs des années 1980 dans un genre distinct. Cela a été en partie grâce à un nouveau type de jeu de guitare développé par Snorre 'Blackthorn' Ruch de Stigma Diabolicum/Thorns et Øystein 'Euronymous' Aarseth de Mayhem[20],[3]. Fenriz de Darkthrone les a crédité cette innovation dans un certain nombre des entrevues. Il l'a décrit comme étant "dérivé de Bathory"[21] et a noté que "ce genre de riffs est devenu le nouvel ordre pour un grand nombre de groupes dans les années 1990"[22]. Certains membres de ces groupes norvégiens serait responsable d'une série de crimes et de controverses, y compris les incendies d'églises et le meurtre (voir ci-dessous). Dans cette scène, une agressivité anti-chrétienne est devenu un must pour tous les artistes qu'elles soient achevées dans "black metal". Ihsahn de Emperor croit que cette tendance peut avoir développé tout simplement "une opposition à la société, une confrontation de tous les trucs normaux"[23]. Visuellement, les thèmes sombres de leur musique a été complétée par le corpse paint, qui est devenu pour un bon nombre d'artistes de black metal un moyen pour se distinguer des autres groupes de métal de l'époque[6].

Helvete et Deathlike Silence[modifier | modifier le code]

Le sous-sol de Helvete, montrant les graffitis au début des années 1990

Au cours de mai-juin 1991[24], Euronymous de Mayhem a ouvert un magasin de disques indépendante nommée Helvete (l'enfer en norvégien) à Oslo. Des musiciens de Mayhem, Burzum, Emperor et Thorns sont souvent rencontré là-bas, et il est devenu la prise avant tout pour les enregistrements de black metal. Dans son sous-sol, Euronymous a fondé un label indépendant nommé Deathlike Silence Productions. Avec la popularité croissante de son groupe et d'autres semblables, le succès underground du label d'Euronymous est souvent crédité pour encourager d'autres maisons de disques, qui avait déjà boudé les projets de black metal, pour ensuite revenir et de libérer leurs enregistrements.

Le suicide de Dead[modifier | modifier le code]

Le 8 avril 1991, le chanteur de Mayhem Per Yngve 'Dead' Ohlin met fin à ses jours dans une maison partagée par les membres du groupe[25],[26]. Alors que les autres membres décrivent souvent Dead comme étrange et introverti en dehors de la scène, son personnage sur scène était très différent. Il s'est donné beaucoup de mal pour se faire ressembler à un cadavre et ouvre ses bras tout en chantant[3],[27].

Il a été trouvé avec les poignets ouverts et une balle dans la tête, par le guitariste Euronymous, Dead avait laissé sa lettre du suicide avec écrit dessus "Excusez pour tout le sang"[26]. Avant d'appeler la police, Euronymous est allé à un magasin voisin et a acheté un appareil photo avec lequel il a photographié le corps[28], après réorganisation de certains articles. Une de ces photos a été utilisée plus tard comme la couverture d'un album live appelé Dawn of the Black Hearts[27].

Avec le temps, les rumeurs se répandent qu'Euronymous avait fait un ragoût avec des morceaux de cerveau de Dead et avait fait des colliers avec des morceaux de son crâne[6],[25]. Le groupe a ensuite nié la première rumeur, mais a confirmé que ce dernier était vrai[27]. Par ailleurs, Euronymous a affirmé avoir donné ces colliers aux musiciens qu'il jugeait digne[1]. Le bassiste de Mayhem Jørn 'Necrobutcher' Stubberud a noté que les gens sont devenus plus conscients de l'[Black Metal] scène après que Dead s'était tiré une balle [...] Je pense que c'était le suicide de Dead qui a vraiment changé la scène"[29].

Deux autres membres de la scène norvègienne se sont suicidés : Erik 'Grim' Brødreskift (de Immortal, Borknagar, Gorgoroth) en 1999[30],[31],[32] et Espen 'Storm' Andersen (de Strid) en 2001[33].

Incendies d'églises[modifier | modifier le code]

L'église de Fantoft à Bergen

Les musiciens et les fans de la scène black metal norvégienne ont pris part à plus de 50 incendies criminels visant des églises chrétiennes en Norvège de 1992 à 1996. Certains de ces bâtiments dataient de centaines d'années et étaient considérés comme d'importants monuments historiques. L'un des premiers, et le plus notable, était l'église Fantoft à Bergen; Varg Vikernes, seul membre de Burzum, a été soupçonné par la police d'être l'auteur de l'incendie L'illustration du EP Aske est une photographie de l'église Fantoft après l'incendie. En mai 1994, il a été reconnu coupable pour les incendies de Holmenkollen Chapel, Skjold Church et Åsane Church[21],[34]. Pour coïncider avec la sortie de De Mysteriis Dom Sathanas, Vikernes et Euronymous aurait aussi comploté pour faire exploser Nidaros Cathedral, qui apparaît sur la pochette de l'album. Euronymous est assassiné en août 1993 (voir ci-dessous) et met un terme à ce plan[25]. Les musiciens Samoth[35], Faust[36] (également de Emperor) et Jørn Inge Tunsberg (de Hades Almighty) ont également été condamnés pour des incendies d'églises.

Aujourd'hui, les opinions sur les incendies d'églises diffèrent au sein de la communauté black metal. Le guitariste Infernus et l'ancien chanteur Gaahl de Gorgororth ont fait l'éloge de ceux-ci dans des interviews[1]. Cependant, Necrobutcher et Kjetil Manheim de Mayhem ont condamné les incendies d'églises, ce dernier affirmant "C'était juste des gens qui essaient de se faire accepter dans un groupe strict [la scène black metal] ... ils voulaient une sorte d'approbation"[25]. Le chanteur Erik Danielsson de Watain a déclaré qu'il respectait ces actes comme des actes de "leur propre volonté", mais «le christianisme ne leur défaite était la dernière pièce du christianisme en eux-mêmes. C'est un très bon début, bien sûr", et que les actes n'ont pas plus loin que l'inspiration dont ils ont donné aux autres[37].

Assassinat d'Euronymous[modifier | modifier le code]

Le 10 août 1993, Varg Vikernes de Burzum assassine le guitariste Euronymous. Cette nuit-là, Vikernes et Snorre 'Blackthorn' Ruch (de Thorns) a voyagé de Bergen à l'appartement de Euronymous à Oslo. Vikernes a mortellement poignardé Euronymous. Son corps a été retrouvé à l'extérieur de l'appartement, avec 23 blessures par coupure -. Deux à la tête, cinq au cou et 16 au dos[38].

Il a été spéculé que l'assassinat était le résultat soit d'une lutte de pouvoir, un différend financier sur les enregistrements de Burzum ou une tentative de "surpasser" un coup de couteau à Lillehammer l'année précédente par un autre musicien black metalBård 'Faust' Eithun[39], Vikernes affirme qu'Euronymous avait comploté de le torturer à mort et de filmer l'événement - à l'aide d'une réunion sur un contrat non signé comme prétexte[40]. Dans la nuit de l'assassinant, Vikernes prétend qu'il avait l'intention de remettre à Euronymous le contrat signé et "lui dire de foutre le camp", mais qu'Euronymous a attaqué le premier[40]. Vikernes a également déclaré que la plupart des blessures par coupure d'Euronymous ont été causées par du verre cassé, il était tombé au cours de la lutte[40]. Cette version est mise en doute par Faust et d'autres membres de la scène[41].

Quelles que soient les circonstances, Vikernes a été arrêté quelques jours et, en mai 1994, a été condamné à 21 ans de prison (peine maximale de la Norvège) pour l'assassinat et pour quatre incendies d'églises. Vikernes sourit quand son verdict a été lu et l'image a été largement reprise dans les médias[40]. Ce mois a vu la sortie l'album de Mayhem De Mysteriis Dom Sathanas, il présentait Euronymous à la guitare électrique et Vikernes à la guitare basse[3]. Avant la sortie de l'album, la famille d'Euronymous avait demandé au batteur de Mayhem, Hellhammer, pour éliminer des pistes enregistrées à la basse par Vikernes. Hellhammer a déclaré: "Je pensais qu'il était approprié que le meurtrier et la victime étaient sur le même enregistrement, je mets le mot que j'ai été ré-enregistrer les parties de basse, mais je n'ai jamais fait."[3]. En 2003, Vikernes n'a pas réussi à revenir à la prison de Tønsberg après avoir donné un congé de courte durée. Il a été arrêté peu de temps après avec une voiture volée avec des armes différentes[42]. Vikernes a été libéré sous conditionnelle en 2009[43],[44].

Conflit entre les scènes[modifier | modifier le code]

Il aurait été une forte rivalité entre le black metal norvégien et death metal suédois. Fenriz et Tchort ont noté que les musiciens de black metal norvégien ont eu « marre de la scène death metal dans l'ensemble »[20] et que le "death metal était très cool à Oslo à l'époque"[25]. Un certain nombre de fois, Euronymous envoyé des menaces de mort à certains des groupes les plus traditionnels de death metal en Europe[25]. Apparemment, un groupe de fans de black metal norvégien, même comploté de kidnapper et de tuer certains musiciens de death metal suédois[25].

Il y avait une rivalité brève entre les scènes norvégiens et finlandais en 1992 et 1993[45]. La querelle a été en partie motivée par farces, en apparence inoffensifs, par exemple, Nuclear Holocausto du groupe finlandais Beherit fait des farces téléphonique au milieu de la nuit pour Samoth de Emperor (en Norvège) et Mika Luttinen de Impaled Nazarene (en Finlande). Les appels se composait de babillage insensé et jouer des chansons d'enfants[45], bien que Luttinen croyait qu'ils étaient menacés de mort par des groupes norvégiens[45]. Sur le premier album de Impaled Nazarene Tol Cormpt Norz Norz Norz il y a « Pas de commandes en provenance de Norvège a accepté » et « Kuolema Norjan kusipäille! » (« Mort aux cons de la Norvège ! »), imprimé sur la couverture arrière. Le groupe finlandais Black Crucifixion critique Darkthrone comme "branchés" en raison des origines death metal de Darkthrone[46].

La deuxième vague hors de la Norvège[modifier | modifier le code]

Des scènes black metal est également apparu sur le continent européen au cours des années 1990, inspiré par la scène norvégienne ou les groupes plus âgés, ou les deux. En Pologne, une scène a été menée par Graveland et Behemoth. En Belgique, des groupes comme Ancient Rites et Enthroned feront leur apparition et atteindront un statut culte dans le milieu. En France, un groupe très uni de musiciens connus sous le nom Des Légions Noires émerge, ce qui inclus des artistes tels que Mütiilation, Vlad Tepes, Belketre et Torgeist. Des groupes comme Black Funeral, Grand Belial's Key et Judas Iscariot émergent pendant ce temps aux États-Unis.

Un groupe de black metal notable en Angleterre à l'époque s'appelle Cradle of Filth, qui a sorti trois démos dans un style black/death metal symphonique avec des fioritures, suivi par un album studio, qui présentait un style hybride alors inhabituelle du black et du gothic metal. Le groupe a ensuite abandonnée le black metal pour le metal gothique[47], devient l'un des groupes les plus populaires du metal extrême à ce jour. John Serba de AllMusic déclare que leur premier album "fait des vagues dans la scène black metal au début, en mettant Cradle of Filth sur la pointe des langues métalleux, qu'ils soient à la louange de tentatives éhontées du groupe de briser le moule du black metal ou en dérision pour sa «commercialisation» d'un phénomène underground qui était fière de son patrimoine crasseux [...] »[48].

Division stylistiques[modifier | modifier le code]

Depuis les années 1990, différents styles de black metal ont vu le jour et certains ont fusionné le style norvégien de black metal avec d'autres genres.

  • Viking metal allie le style black metal nordique avec la musique folk nordique et se concentre sur les thèmes Vikings. Le viking metal a souvent un son black metal dur, qui peut être "complété par de tristes mélodies"[49]. Les parties vocales combinent cris aigus et chant "clair"[50]. L'origine du Viking metal peut être attribuée à l'album Death Blood Fire (1988) et Hammerheart (1990) par le groupe suédois Bathory[51].
  • Pagan metal est une musique metal dont les paroles et les images mettent l'accent sur le paganisme. Le groupe norvégien In the Woods... a été l'un des premiers groupes communément considérés comme du pagan metal[52]. Dans les années 1990, des groupes comme Cruachan[53] et Primordial[52],[54] ont commencé à combiner black metal avec la musique folk irlandaise.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liste des groupes de black metal

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Frédérick, Martin (2003). Eunolie : Conditions d'émergence du black metal. Musica falsa. ISBN 978-2-9512386-8-8
  • Moynihan, Michael & Soderlind, Didrik (2005). Les Seigneurs du chaos : L'ascension sanglante du métal et du satanisme. Camion Blanc. ISBN 978-2-910196-39-4
  • Frédérick, Martin (2009). Eunolie : Légendes du black metal. Éditions MF. ISBN 978-2-915794-35-9

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Metal - A Headbanger's Journey, DVD, ASIN B000FS9OZY (2005).
  2. a, b et c Kahn-Harris, Keith, 2006, p.4
  3. a, b, c, d et e Chris Campion, « In the Face of Death », guardian.co.uk, Guardian Unlimited,‎ 20 février 2005 (lire en ligne)
  4. a, b et c Quentin Kalis, « CoC : Rant : Black Metal: A Brief Guide », Chronicles of Chaos,‎ 31 août 2004
  5. a et b Olson, 2008, p.18
  6. a, b, c, d, e et f  (2007). Murder Music: Black Metal. Rockworld TV.
  7. Jonathan Tisdall, « Aftenposten Norway, Norwegian news in English », aftenposten.no,‎ 4 février 2004
  8. Marc Spermeth: Besessen von der Dunkelheit und dem Bösen. In: Ablaze, no. 5, May/June 1995, p. 12.
  9. Ben Ratliff: Thank You, Professor, That Was Putrid. In: The New York Times, 14 December 2009.
  10. (en) Garry Sharpe-Young, Metal: The Definitive Guide, p. 208
  11. http://www.cairn.info/revue-societes-2009-2-page-65.htm
  12. Esa Lahdenpera, « Northern Black Metal Legends », Kill Yourself!!! Magazine, no 4,‎ 1995 (lire en ligne)
  13. (en) « Death SS », dans Jon Kristiansen, Metalion: The Slayer Mag Diaries, Brooklyn, NY, Bazillion Points Books,‎ 2011, p. 474
  14. a, b, c et d Incubus. In: Jon Kristiansen: Metalion: The Slayer Mag Diaries. Brooklyn, NY: Bazillion Points Books 2011, p. 88.
  15. Robert Müller: Wollt Ihr den ewigen Krieg?. Der tote Winkel. In: Metal Hammer, November 2011.
  16. Wolf-Rüdiger Mühlmann: SARCOFAGO. I.N.R.I. In: Rock Hard, Nr. 304, September 2012, p. 73.
  17. Fenriz: Darkthrone Biography and Video Clips. 21 November 2009, accessed on 24 September 2012.
  18. Wolf-Rüdiger Mühlmann: Die Könige vom Westwall. Die legendären Protagonisten von damals im exklusiven Interview. In: Rock Hard, no. 269, October 2009, p. 92.
  19. Wolf-Rüdiger Mühlmann: Deutschland, deine Schwarzmetall-Bands. In: Rock Hard, no. 269, October 2009, p. 89.
  20. a et b  (2007). Black Metal: A Documentary. Bill Zebub Productions.
  21. a et b  (2009). Until The Light Takes Us [motion picture]. Variance Films.
  22. Kory Grow: WEB-EXCLUSIVE INTERVIEW: DARKTHRONE'S FENRIZ, PART 2! HIS THOUGHTS ON 'TRANSILVANIAN HUNGER' AND HIP.
  23. « Ihsahn Interview », geocities.com/emperorblackmetal
  24. Moynihan, Søderlind, 1998, p. 66
  25. a, b, c, d, e, f et g  (2007). Once Upon a Time in Norway [motion picture]. Another World Entertainment.
  26. a et b  (2008). Pure Fucking Mayhem [motion picture]. Index Verlag.
  27. a, b et c Dmitri Basik, « Interview with Hellhammer conducted by Dmitry Basik June 1998 », thetruemayhem.com,‎ juin 1998 (consulté le 7 septembre 2012)
  28. Moynihan, Søderlind, 1998, p. 49
  29. (en) Adrian "The Energizer" Bromley, « Mayhem: To Hell and Back », Unrestrained (consulté le 7 septembre 2012)
  30. « MusicMight :: Artists :: Immortal », rockdetector.com
  31. « Erik 'Grim' Brodreskift (1969 - 1999) - Find a Grave Memorial », findagrave.com (consulté le 7 septembre 2012)
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  33. Ravn: Strid. In: Slayer, No. 20, Blood Fire Death, 2010, p. 78.
  34. Moynihan, Søderlind, 1998, p. 89
  35. Moynihan, Søderlind, 1998, p. 100
  36. Moynihan, Søderlind, 1998, p. 94
  37. Black Metal Satanica, 2008.
  38. (en) Darcey Steinke, « Satan's Cheerleaders », Spin,‎ février 1996
  39. Steve Huey, « Mayhem Mayhem Biography on Yahoo! Music », yahoo.com,‎ 10 août 1993 (consulté le 24 mars 2010)
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  42. Nina Berglund, « Police Nab 'The Count' After He Fled Jail », Aftenposten,‎ 27 octobre 2003 (lire en ligne)
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  53. Giancarlo Bolther, « Rock Impressions - Interviews - Cruachan », rock-impressions.com (consulté le 3 septembre 2012)
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  56. Chad Bowar, « Hacavitz - Venganza Review », About.com (consulté le 3 septembre 2012)
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  58. Greg Prato, « Behemoth », AllMusic (consulté le 3 septembre 2012)
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  60. Pretorious, Neil (30 July 2009). "Review - Sacramentum - Far Away from the Sun". The Metal Observer. "If you think that Blackened Death Metal begins and ends with DISSECTION, then think again. SACRAMENTUM seriously dropped the (snow) ball with 'The Coming of Chaos' and 'Thy Black Destiny', but on 'Far Away from the Sun' they really delivered the goods on all fronts."
  61. « Italian Blackened Doomsters Forgotten Tomb Plan Release », terrorizer.com,‎ 23 septembre 2010 (consulté le 3 septembre 2012)
  62. Dan Marsicano, « Ordo Obsidium - Orbis Tertius Review », About.com (consulté le 3 septembre 2012)
  63. REVIEWS.
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  65. Chris Dick, « Katatonia ‘Brave Murder Day’ », decibelmagazine.com (consulté le 3 septembre 2012)