Oh Sangwon

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Oh Sangwon (hangeul : 오상원), né le 5 novembre 1930 à Seoncheon, dans la province de Pyongan du Nord, en Corée et mort le 3 décembre 1985, est un auteur et journaliste sud-coréen[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Oh Sangwon est né le 5 novembre 1930 à Seoncheon, dans la province de Pyongan du Nord, en Corée[2]. Oh Sangwon est diplômé de l'université nationale de Séoul où il obtient l'équivalent d'une licence en français. Il a travaillé comme éditorialiste pour le journal Dong-a Ilbo.

Oh est décédé en 1985[3].

En 1953, sa pièce Fragments corrosifs (Nokseuneun papyeon) a remporté le concours de l'Association pour le Nouveau Théâtre (Singeuk hyeobuihoe). Oh a fait ses débuts en tant qu'écrivain en 1955 quand sa nouvelle intitulée Un répit (Yuye) fut publiée dans le journal Hankook Ilbo[1].

Œuvre[modifier | modifier le code]

L'Institut de littérature en Corée du Sud présente le travail de Oh Sangwon de la manière suivante :

Oh a été sensibilisé au béhaviorisme et à existentialisme de l'école littéraire française pendant ses années universitaires. Cette découverte a fortement influencé son travail. Ses œuvres témoignent du chaos politique après la libération de la Corée et suite à la tragédie de la guerre de Corée. Son récit intitulé Une trahison (Moban) lui a valu le Prix Dong-in en 1958. Ce récit dépeint l'histoire d'un terroriste qui doit choisir entre sa conscience et son devoir envers son organisation politique. Un répit présente une étude psychologique d'un soldat fait prisonnier en attente d'être exécuté alors qu'il tentait de sauver la vie d'un autre homme. Ce soldat peut être considéré comme un prototype de l'homme conceptualisé chez les béhavioristes, une sorte de surhomme qui même confronté à la mort réalise des actes humanistes. Ses récits Période (Pirieodeu), Réalité (Hyeonsil), et Outrage (Momyeol) explorent davantage le sujet de la guerre de Corée (1950-1953)[4].
Dans les années 1970, il se concentre de moins en moins sur l'écriture pour se focaliser sur sa carrière de journaliste, travaillant essentiellement pour le journal Dong-a Ilbo. Il publie tout de même des satires sur les événements contemporains de la société. Il compose des fables politiques et sociales tels que Le vieux renard (Neulgeun yeou), La molaire du roi (Imgeumnimui eogeumni), et Les Yeux du lapin (Tokkiui nun) qui sont toutes collectées dans l'anthologie Les Fables de Oh Sangwon (Oh Sangwon uhwa). Durant les années 1980, il publie quelques histoires courtes semi-autobiographiques tels que Montagne (San) et Le chevauchement du passé (Gyeopchin gwageo). il décède le 3 Décembre 1985[4].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Romans

  • Ecrits sur papier blanc (1958)

Histoires courtes

  • Une trahison
  • Un répit
  • Période
  • La réalité
  • Outrage
  • Montagne
  • Le chevauchement du passé

Fables

  • Les fables de Oh Sanwon

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b "Oh Sangwon" LTI Korea Datasheet available at LTI Korea Library or online at: http://klti.or.kr/ke_04_03_011.do#
  2. « Naver Search », sur naver.com, Naver (consulté le 6 décembre 2013)
  3. (en) Lee, Kyung-ho, Who's Who in Korean Literature, Seoul, Hollym,‎ 1996, 370–372 p. (ISBN 1-56591-066-4), « Oh, Sang-Won »
  4. a et b Source-attribution|"Oh Sangwon" LTI Korea Datasheet available at LTI Korea Library or online at: http://klti.or.kr/ke_04_03_011.do#