Ofelia Rodríguez Acosta

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Ofelia de la Concepción Rodríguez Acosta García (Pinar del Río[1], 9 février 1902 – La Havane ou Mexico, 28 juin 1975) était une écrivaine, journaliste, féministe radicale[2], et activiste cubaine. Elle écrivit des chroniques féministes, des histoires[3], des essais, des romans et une pièce. Elle est considérée comme l'un des plus célèbres réformateurs cubains[4].

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Le père de Rodríguez était un écrivain et intellectuel. Ofelia étudia à l'Institut de la Havane et reçut plus tard une bourse pour étudier en Europe ou au Mexique. Âgée de 12 ans, Rodríguez écrivit le roman Evocaciones publié en 1922[5].

Carrière[modifier | modifier le code]

Rodríguez était l'un des écrivains les plus prolifiques des années 1920 et 1930, publiant des romans, des histoires, une pièce et de nombreux articles de magazine. Avec Mariblanca Sabas Alomá, Rodríguez devint l'un des écrivains les plus influents attirant l'attention sur la cause féministe à Cuba dans la première moitié du XIXe siècle. Rodríguez avait une vie politique active durant cette période et écrivit de 1929 à 1932 pour le journal Bohemia où elle « développa des défis psychologiques radicaux pour le comportement prescrit des femmes cubaines[6]. » Elle fonda et dirigea le journal Espartana (1927). Avec son contenu émoustillant[7], qui provoqua une indignation publique, son roman La Vida Manda (1929) fut le plus controversé de ses travaux[6].

Rodríguez faisait partie du groupe de femmes et d'intellectuels membres du Club des Femmes de Cuba, au sein duquel Rodríguez occupait le fonction de bibliothécaire[8]. Elle appartenait également à l'Union du travail des femmes. Rodríguez vécut en Europe de 1935 à 1939 et s'installa finalement à Mexico. Les circonstances autour de sa mort sont ambiguës. Selon une première version, elle aurait souffert d'une dépression nerveuse, passé quelque temps dans un établissement psychiatrique[2] et serait morte dans un asile[1] au Mexique. Selon une autre version, elle serait morte dans une maison de soins à La Havane[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Helen Rappaport, « Rodríguez Acosta, Ofelia », dans Encyclopedia of Women Social Reformers, vol. 1, ABC-CLIO,‎ 2001 (ISBN 978-1-57607-101-4, lire en ligne), p. 588.
  2. a et b (en) Emilio Bejel, Gay Cuban Nation, University of Chicago Press,‎ 1er septembre 2001 (ISBN 978-0-226-04174-2, lire en ligne), p. 48.
  3. (es) Elena M. de Jongh, « Feminismo y periodismo en la Cuba republicana: Ofelia Rodríguez Acosta y la campana feminista de Bohemia (1930–1932) », Confluencia, vol. 11,‎ 1995, p. 3-12.
  4. (en) Kathryn A. Sloan, Women's Roles in Latin America and the Caribbean, ABC-CLIO,‎ 31 août 2011 (ISBN 978-0-313-38108-9, lire en ligne), p. 151.
  5. (en) Catherine Davies, A Place in the Sun?: Women Writers in Twentieth-Century Cuba, Zed Books,‎ 1997 (ISBN 978-1-85649-542-4, lire en ligne), p. 41.
  6. a et b (en) Kathryn Lynn Stoner, From the House to the Streets: The Cuban Woman’s Movement for Legal Reform, Duke University Press,‎ 9 mai 1991 (ISBN 0-8223-8168-0, lire en ligne), p. 97-98.
  7. (en) Vicky Unruh, Performing Women and Modern Literary Culture in Latin America: Intervening Acts, University of Texas Press,‎ 9 juin 2009 (ISBN 978-0-292-77374-5, lire en ligne), p. 219.
  8. a et b (es) Zaida Capote, « Cubanas en España: Ofelia Rodríguez Acosta y Dulce María Loynaz », La Jiribilla,‎ 10 mars 2012 (lire en ligne).

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Ofelia Rodríguez Acosta » (voir la liste des auteurs)