Oculométrie

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Oculomètre chez un astronaute

L’oculométrie (en anglais Eye-tracking ou Gaze-tracking) regroupe un ensemble de techniques permettant d'enregistrer les mouvements oculaires. Les oculomètres les plus courants analysent des images de l'œil humain capturées par une caméra, souvent en lumière infrarouge, pour calculer la direction du regard du sujet. En fonction de la précision souhaitée, différentes caractéristiques de l'œil sont analysées. D'autres techniques sont basées sur les variations de potentiels électriques à la surface de la peau du visage ou encore sur les perturbations induites par une lentille spéciale sur un champ magnétique.

Usages de l'oculométrie[modifier | modifier le code]

L'oculométrie est utilisée comme technique de mesure pour la recherche en psychologie, en psycholinguistique, en ergonomie et pour les pré-tests de publicité. D'autres applications existent en informatique, où l'oculomètre est utilisé comme interface homme-machine. Enfin l'oculométrie est aussi utilisée dans le domaine médical, par exemple pour l'étude du sommeil.

Exemples d'utilisation :

  • Recherche cognitive
  • Recherche médicale
  • Chirurgie laser
  • Navigation informatique (contrôle du curseur, défilement automatique,...)
  • Simulation de véhicules
  • Conduite de chaises roulantes électriques
  • Détection de la fatigue
  • Entrainement sportif
  • Marketing
  • Communication visuelle : amélioration d'interfaces, images, vidéos,...
  • Systèmes de communications pour les personnes handicapées
  • Réalité virtuelle
  • Perspective dynamique

Techniques d'enregistrement des mouvements des yeux[modifier | modifier le code]

  • technique électro-oculographique (EOG) : mesure des potentiels électriques continus cornéen-rétinien induits par la rotation des yeux grâce à des électrodes placées autour des yeux
  • technique magnéto-oculographique ou galvanométrique (Scleral search-coil technique) : induction d'un champ magnétique par trois bobines (coils) incorporées à une lentille spéciale posée sur la sclère de l'œil du sujet.
  • technique du reflet cornéen ou de réflexion IR : lumière infrarouge (IR) envoyée par des diodes au centre de la pupille, le reflet infrarouge renvoyé par la cornée de l'œil est détecté par une caméra infrarouge
  • vidéo-oculographie (VOG) : système le plus ancien qui est le plus souvent combiné à la réflexion IR, la lumière amplifiant la brillance de la pupille[1].

Typologie des mouvements de l’œil humain[modifier | modifier le code]

On distingue trois grands types de mouvement de l’œil :

  • Les mouvements sacadiques : en particulier les saccades exploratoires. Elles sont très rapides, 120 ms, avec des amplitudes qui peuvent varier de 30 à 40° maximum. La dynamique de ces mouvements peut dépasser 600°/s. Ces évènements rapides ont des significations diverses.
  • Les mouvements de poursuite lisse : Ces mouvements sont liés à la poursuite visuelle d’une cible réelle. Suivre un oiseau… Ils fonctionnent en basse fréquence et en général ne dépasse pas les 30°/s.
  • Les mouvements de fixation : Moins de 1° d’oscillation. Ils se produisent lorsqu’il y a fixation. Ce sont ces mouvements qui intéressent le marketeur et que les logiciels d’exploitation de données oculométriques mettent en avant.

Ces mouvements sont numérisés sur un scanpath (chemin de balayage), séquence ordonnée des fixations et des saccades.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]