Octopus's Garden

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Octopus's Garden est une chanson des Beatles, écrite par Ringo Starr, avec une participation minime des trois autres Beatles. Elle apparaît sur l'album Abbey Road sorti en 1969.

Genèse[modifier | modifier le code]

L'idée de la chanson est venue à Ringo Starr pendant une croisière avec sa famille lors de vacances en Sardaigne en 1968. Il avait en effet, cet été là, claqué brutalement (mais temporairement) la porte des Studios EMI d'Abbey Road, lassé par l'ambiance détestable qui régnait durant l'enregistrement de l'album blanc.

En Sardaigne, donc, après un plat de poulpe (« octopus » en anglais), le capitaine du bateau sur lequel Ringo avait embarqué (le yacht du comédien Peter Sellers) commença à lui raconter tout ce qu'il savait de ces animaux. Ringo explique : « Il m'a raconté qu'ils parcouraient le fond des mers et ramassaient des pierres et des objets brillants pour se construire des jardins. J'ai trouvé cela fabuleux, d'autant plus qu'à l'époque, j'avais bien envie d'aller me reposer au fond de l'eau, moi aussi. J'étais parti en vacances parce que j'avais envie de m'éloigner un peu ». Starr décida donc d'écrire une chanson sur cette histoire[1].

La chanson est souvent perçue comme une chanson pour enfants, comme Yellow Submarine, The Continuing Story of Bungalow Bill ou All Together Now. Mais en 1969, George Harrison révéla qu'elle avait des dimensions cachées : « Bien que Ringo ne connaisse que trois accords au piano, il compose des chansons cosmiques sans vraiment s'en apercevoir »[1]. Ainsi, ces mots, [dans ce jardin sous-marin] « We would be so happy you and me, no one there to tell us what to do » (on serait si heureux, vous et moi, personne pour nous dire ce qu'on a à faire) se réfèrent poétiquement aux déboires d'un groupe en train de se disloquer...

Enregistrement[modifier | modifier le code]

La piste de base de la chanson est enregistrée le 26 avril 1969, avec John Lennon et George Harrison à la guitare électrique, Paul McCartney à la basse et Ringo Starr à la batterie. George Martin étant absent, les Beatles en assurent la production eux-mêmes avec l'assistant de Martin, Chris Thomas. Le groupe enregistre 32 prises avant d'en avoir une satisfaisante. Divers overdubs, dont l'accompagnement au synthétiseur joué par George Harrison, sont ajoutés plus tard pendant l'enregistrement de l'album. Les 17 et 18 juillet, les voix de Harrison et de McCartney durant le solo de guitare sont passées dans des compresseurs pour obtenir un son qui coupe. Ringo rajoute également des sons de bulles dans l'eau[2].

Interprètes[modifier | modifier le code]

Équipe technique[modifier | modifier le code]

Paroles et musique[modifier | modifier le code]

Octopus's Garden est l'un des rares morceaux des Beatles où la grille d'accords du solo n'est pas la même que celle des couplets.

Reprises et adaptations[modifier | modifier le code]

  • Octopus's Garden a souvent été utilisée durant l'émission Le Muppet Show, le plus souvent lors des scènes de pêche ;
  • George Benson l'a intégré dans un medley avec Something et The End sur l'album The Other Side of Abbey Road en 1970 ;
  • Noel Gallagher du groupe Oasis a adapté les paroles de Octopus's Garden à la fin d'une de ses chansons Whatever lors de spectacles. La phrase « I'd like to be under the sea » a été utilisé dans le refrain d'une des chansons de Oasis, Take Me Away ;
  • La chanson a été reprise par Raffi Cavoukian et, comme la plupart de ses chansons, elle a été adaptée pour les enfants ;

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Steve Turner, L'Intégrale Beatles: les secrets de toutes leurs chansons [« A Hard Day's Write »], Hors Collection,‎ 1999, 285 p. (ISBN 2-258-06585-2)
  2. (en) Mark Lewisohn, The Complete Beatles Recording Sessions: The Official Story of the Abbey Road Years, Londres, Hamlyn,‎ 1988 (ISBN 0-600-55784-7)

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) The Beatles, The Beatles Anthology, Paris, Seuil,‎ 2000, 367 p. (ISBN 2-02-041880-0)
  • (fr) Geoff Emerick (trad. Philippe Paringaux, préf. Elvis Costello), En studio avec les Beatles : les mémoires de leur ingénieur du son, Le Mot et le Reste,‎ 2009, 486 p. (ISBN 978-2-915378-99-3)
  • (fr) Tim Hill (trad. Denis-Armand Canal, préf. Jean-Claude Perrier), The Beatles : Quatre garçons dans le vent, Paris, Place des Victoires,‎ 2008 (1re éd. 2007), 448 p. (ISBN 978-2-84459-199-9)
  • (en) Mark Lewisohn (préf. Ken Townsend), The Beatles : Recording Sessions, New York, Harmony Books,‎ 1988, 204 p. (ISBN 0-517-57066-1)
  • (fr) Philip Norman (trad. Philippe Paringaux), John Lennon : une vie, Paris, Robert Laffont,‎ 2010 (1re éd. 2008), 862 p. (ISBN 978-2-221-11516-9)
  • (fr) François Plassat, Paul McCartney : l'empreinte d'un géant, Paris, JBz & Cie,‎ 2010, 544 p. (ISBN 978-2-75560-651-5)
  • (fr) Steve Turner (trad. Jacques Collin), L'intégrale Beatles : les secrets de toutes leurs chansons, Hors Collection,‎ 2006 (1re éd. 1994, 1999), 288 p. (ISBN 2-258-06585-2)