Occupons Montréal

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La statue de la reine Victoria a été « redécorée » lors du mouvement. La photo a été prise le soir du 15 octobre 2011.
Occupons Montréal autour de l'entrée de métro Square Victoria.
Occupons Montréal.

Occupons Montréal (Occupy Montreal en anglais) (OM) est un mouvement de contestation pacifique s'inscrivant dans la foulée du Occupy movement, internationalisé à la suite de l'occupation du parc Zuccotti à New York.

Les « indignés » de Montréal ont occupé le Square Victoria, rebaptisé « Place du Peuple » ou « Place des peuples » selon les sources), en y campant du 15 octobre 2011 au 25 novembre 2011.

Revendication[modifier | modifier le code]

Un manifeste a été lu sur place et diffusé sur Internet[1] mais le mouvement, qui expose une situation d'inégalité économique et sociale, n'adresse pas de revendications ou demandes à ceux qui sont à l'origine de la situation qu'il dénonce.

Chronologie[modifier | modifier le code]

Le début[modifier | modifier le code]

Le mouvement fait suite à l'occupation originale de Occupy Wall Street à New York. Samedi 15 octobre, plusieurs villes du Québec eurent des manifestations d'appuis au mouvement. La durée de la plupart ne fut que de quelques heures mais celles de Québec et de Montréal instaurèrent des campements.

Couverture dans les médias[modifier | modifier le code]

Le 13 novembre l'émission Tout le monde en parle accueillit 2 membre du groupe (accompagné d'un du movement de Québec) venu faire entendre leur point de vue [2].

Relations avec les autorités[modifier | modifier le code]

Alors que certaines villes ont décidé de déloger les campeurs, l'occupation du square est au départ tolérée par l'administration de Montréal, tant qu'il y a la paix et la sécurité. Le maire Gérald Tremblay affirmait en entrevue au journal Le Devoir : « La force de Montréal sur la scène internationale, ce sont nos valeurs: valeurs d’entraide, de solidarité, de respect, de confiance, de dignité humaine, de justice sociale et de paix. C’est dans la Charte montréalaise des droits et des responsabilités[3] »[4].

Cependant, l'occupation du Square Victoria est aussi un lieu pour des sans-abris[5]. Leur arrivée massive introduit dans le campement divers problèmes : consommation d'alcool et de drogue, tente transformée en piquerie, relations sexuelles, bagarres et menaces de mort[6].

Les indignés insistent que ceci est un reflet de la défaillance du système actuel[7].

L'éviction[modifier | modifier le code]

Un ordre d'éviction est émis le mercredi 23 novembre. Le matin du 25 novembre 2011, les campeurs sont expulsés par les policiers du SPVM dans une opération d'environ trois heures, où les cols bleus de la ville de Montréal prêtent main forte au nettoyage du site. Huit personnes sont arrêtées lors du démantèlement du campement[8].

13 novembre 2011 : « Occupons Montréal » au Square Victoria.
13 novembre 2011 : « Occupons Montréal » au Square Victoria.


Suite à l'éviction[modifier | modifier le code]

Suite à l'éviction du Square Victoria, une fraction du groupe original a ensuite occupé brièvement un pavillon situé dans le Parc du Mont-Royal [9]. Puis, des employés municipaux équipés de tronçonneuses ont commencé à couper des parties du plancher de bois du petit pavillon; la ville désirant rénover ce pavillon pour l'anniversaire de la mort de l'écrivain Mordechai Richler[10].

Activités en 2012[modifier | modifier le code]

Les activités d'Occupons Montréal se poursuivent après l'éviction du Square Victoria grâce à la formation de comités locaux dans les différents arrondissement de la métropole montréalaise. Des activités comme Libérons la démocratie ou Occupons les fleurs (à l'occasion de la Saint-Valentin) sont ainsi organisées. Les membres se mobilisent également en appui aux manifestations étudiantes contre la hausse des frais de scolarité et participent à l'activité Bloquons le centre du commerce mondial le 16 février 2012. Organisée par la Coalition contre l'augmentation de la privatisation et de la tarification des services publics, l'activité s'est transformée en Bloquons la bourse pour protester contre les hausses de tarifs et de taxes instaurés par le gouvernement libéral de Jean Charest.

Lors d'une assemblée générale tenue le 25 février, le mouvement se dote d'une Déclaration des engagements individuels et collectifs[11]. Le soir même, le mouvement organise une activité intitulée Occupons la Nuit blanche au cours de laquelle une trentaine de personne installent à nouveau momentanément des tentes au Square Victoria[12].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]