Océanie éloignée

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L'Océanie éloignée (îles en rouge, eaux territoriales en blanc).

L’Océanie éloignée (ou Océanie lointaine, en anglais : Remote Oceania) est un concept archéologique, linguistique, géographique et ethnologique de l’Océanie, apparu dans les années 1970. Il s'oppose à l'Océanie proche.

L’Océanie éloignée regroupe la partie de l’Océanie qui comprend la Polynésie, la Micronésie et la partie de la Mélanésie qui se trouve au sud-est des Îles Salomon, y compris les archipels du Vanuatu et de Fidji.

Les dénominations Océanie proche et Océanie éloignée ont été proposées initialement par le linguiste Andrew Pawley et l'archéologue Roger Green[1], et reprises ensuite par les géographes et les historiens de cette région. Elles tendent désormais à remplacer les subdivisions traditionnelles (Mélanésie, Micronésie et Polynésie) de cette région, héritées de Dumont d’Urville (XVIIIe siècle), mais dont la pertinence scientifique n’est plus d’actualité au XXIe siècle.

Au contraire de l’Océanie proche dont le peuplement human est ancien, l’Océanie éloignée ne fut peuplée que tardivement – pas avant 3 200 ans BP. Ceci s'explique par le fait que ses territoires ne pouvaient être atteints que par des sociétés ayant maîtrisé la navigation hauturière, sans vision des côtes, fonctionnant aux vents, aux nuages, aux courants et aux étoiles. Cette conquête historique fut réalisée par les navigateurs Austronésiens de la civilisation Lapita, à la fin du IIe millénaire avant notre ère.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]