Nyctalus azoreum

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La Noctule des Açores (Nyctalus azoreum) est une espèce de chauves-souris trouvée dans les forêts sèches des Açores. C'est la seule espèce de mammifères endémique aux Açores. Elle a été observée dans la plupart des îles de cet archipel ; elle demeure courante dans certaines, mais est rare dans d'autres[1]. L'espèce est menacée par la perte de son habitat imputable à l'homme, et les populations restantes sont assez fragmentées. On sait qu'elle passe la nuit dans des arbres creux, des bâtiments et des cavernes.

Apparentée à la noctule de Leisler très répandue, la noctule des Açores était considérée par le passé comme une sous-espèce de cette espèce. D'après des études génétiques, elle est née récemment des noctules de Leisler qui ont colonisé les Açores et elle présente peu de divergence génétique avec l'espèce-mère. Elle est toutefois bien plus petite que la noctule de Leisler, pèse moins qu'elle, a une fourrure plus sombre et émet ses sons d'écholocation à une fréquence d'environ 4 à 5 Hz plus élevée que celle des sons de l'espèce-mère et est d'ordinaire traitée comme une espèce distincte[2].

La noctule des Açores est la seule espèce connue de chauves-souris qui chasse les insectes surtout de jour[3], mais on a découvert qu'une population de pipistrelles sopranes du nord de l'Italie le faisait aussi[4]. On a émis l'hypothèse que les noctules des Açores pouvaient chasser le jour grâce à l'absence d'oiseaux prédateurs dans les Açores, car on pense que les autres chauves-souris chassent la nuit afin d'éviter des oiseaux prédateurs comme les buses et les faucons. Les noctules des Açores semblent présenter encore un comportement anti-prédateur, telle la sortie de leur aire de repos en groupe, mais il peut s'agir d'un comportement de chasse ou de protection contre des prédateurs non aviaires tels que des rats[3].

Cette noctule est considérée comme une espèce en danger par l'Union internationale pour la conservation de la nature[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) P. Salgueiro, M.M. Coelho, J.M. Palmeirim, M. Ruedi et al., « Mitochondrial DNA variation and population structure of the island endemic Azorean bat (Nyctalus azoreum) », Molecular Ecology, vol. 13, no 11,‎ 2004, p. 3357–3366 (liens PubMed? et DOI?).
  2. (en) P. Salgueiro, M. Ruedi, M.M. Coelho et J.M. Palmeirim, « Genetic divergence and phylogeography in the genus Nyctalus (Mammalia, Chiroptera): implications for population history of the insular bat Nyctalus azoreum  », Genetica, vol. 130, no 2,‎ 2006, p. 169–181 (liens PubMed? et DOI?).
  3. a et b (en) N.R Irwin et J.R. Speakman, « Azorean bats Nyctalus azoreum, cluster as they emerge from roosts, despite the lack of avian predators », Acta Chiropterologica, vol. 5, no 2,‎ 2003, p. 185–192 (lire en ligne).
  4. (en) Matt Walker, « The bat that came out of the dark », BBC News,‎ 2009 (lire en ligne).
  5. Référence UICN : espèce Nyctalus azoreum (en).