Nootkas

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Nootkas
Nuu-chah-nulth

Description de cette image, également commentée ci-après

Enfants nootkas, années 1930

Populations significatives par région
Drapeau du Canada Canada 8 147[1]
Population totale 8 147[1]
Autres
Langues

Anglais, nuuchahnulth

Les Nootkas ou Nuu-chah-nulth sont des Amérindiens vivant sur la côte occidentale du Canada. L'expression Nuu-chah-nulth est aujourd'hui utilisée pour désigner 14 nations du Pacifique Nord-Ouest, chacune guidée par un chef héréditaire (ha'wiih), qui vivaient sur le littoral et les eaux de la côte ouest, de l'île de Vancouver en particulier. Un conseil tribal coordonne aujourd'hui les activités de ces nations qui regroupe au début du XXIe siècle environ 8 000 personnes. 2 000 personnes environ vivent loin des réserves, dispersées en Amérique du Nord[2].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le terme Nootka proviendrait d'une méprise de l'explorateur britannique James Cook, les individus qu'il avait rencontrés auraient utilisé une expression se prononçant Nootka pour lui indiquer qu'il pouvait naviguer autour de la baie où ils habitaient ; James Cook aurait cru que ce mot était le nom de la population locale[3].

Depuis quelques décennies l'utilisation de Nootka est considérée incorrecte par certains au Canada ; la bonne dénomination, selon le conseil tribal Nuu-chah-nulth étant Nuu-chah-nulth-aht, venant de “Nuu-chah-nulth”, qui signifie « Tout au long des montagnes et la mer ».

Religion, mythes et croyances[modifier | modifier le code]

  • N'aas est Le grand créateur[2]

Territoire[modifier | modifier le code]

Le territoire principal (« ha'houlthee ») des tribus Nuu-chah-nulth couvrait environ 300 kilomètres du littoral de la côte Pacifique de l'île de Vancouver ; de la péninsule Brooks au nord jusqu'à Point-no-Point au sud, ainsi que l'arrière pays[2]. Une des principales implantations était le village de Kiix?in.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • En 1958, les nations ont formé La Coalition des tribus de la côte ouest[2],
  • le 14 aout 1973, les ont formé une société à but non lucratif dénommée La société du district de la côte ouest des chefs indigènes[2].
  • le 2 avril 1979, cette société a décidé d'adopter le nom de Conseil tribal Nuu-chah-nulth[2].

Les 14 nations Nuu-chah-nulth se répartissent sur trois régions[2] :

À l'époque précolombienne, leur population était plus nombreuse, mais elle a été par la suite décimée par les épidémies ou intégrée à d'autres groupes voisins.

Les Nootkas sont proches des Chinook et des Kwakiutl.

Langue[modifier | modifier le code]

La langue Nuu-chah-nulth fait partie du groupe des langues wakashanes.

Culture[modifier | modifier le code]

Chapeau de chef nutka, fibre de cèdre, avec motifs de chasse (à la baleine ?), XVIIIe siècle

Comme les autres peuples de cette région, les Nootkas sont connus pour les cérémonies d'échange de cadeaux appelées potlatch. Le terme de « potlatch » vient d'ailleurs de leur langue.

Habitant Nootka Sound, où les Espagnols installèrent le Fort San Miguel, seul poste espagnol dans ce qui allait devenir le Canada, les Nuu-chah-nulth jouèrent un rôle prééminent des années 1770 aux années 1790 dans les conflits entre Espagnols, Britanniques et Américains pour le contrôle de l'île de Vancouver et la traite des fourrures.

En 1792 le chef Maquinna accueillit des délégués espagnols (menés par Juan Francisco de la Bodega y Quadra) et britanniques (dirigés par George Vancouver) à la Convention de Nootka qui eut lieu à San Miguel.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Ellis, David, W.; & Swan, Luke. (1981). Teachings of the tides: Uses of marine invertebrates by the Manhousat people. Nanaimo, British Columbia: Theytus Books.
  • Hoover, Alan L. (Ed.). (2002). Nuu-chah-nulth voices: Histories, objects & journeys. Victoria, B. C.: Royal British Columbia Museum.
  • Kim, Eun-Sook. (2003). Theoretical issues in Nuu-chah-nulth phonology and morphology. (Doctoral dissertation, The University of British Columbia, Department of Linguistics).
  • McMillian, Alan D. (1999). Since the time of the transformers: The ancient heritage of Nuu-chah-nulth, Ditidaht, and Makah. Vancouver: UBC Press.
  • Sapir, Edward. (1938). Glottalized continuants in Navaho, Nootka, and Kwakiutl (with a note on Indo-European). Language, 14, 248-274.
  • Sapir, Edward; & Swadesh, Morris. (1939). Nootka texts: Tales and ethnological narratives with grammatical notes and lexical materials. Philadelphia: Linguistic Society of America.
  • Sapir, Edward; & Swadesh, Morris. (1955). Native accounts of Nootka ethnography. Publication of the Indiana University Research Center in Anthropology, Folklore, and Linguistics (No. 1); International Journal of American Linguistics (Vol. 21, No. 4, Pt. 2). Bloomington: Indiana University, Research Center in Anthropology, Folklore, and Linguistics. (Reprinted 1978 in New York: AMS Press, ISBN 0-404-11892-5).
  • Shank, Scott; & Wilson, Ian. (2000). Acoustic evidence for ʕ as a glottalized pharyngeal glide in Nuu-chah-nulth. In S. Gessner & S. Oh (Eds.), Proceedings of the 35th International Conference on Salish and Neighboring Languages (p. 185-197). UBC working papers is linguistics (Vol. 3).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]