Système Bibi-binaire

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Le système Bibi-binaire (en abrégé : « système Bibi ») inventé par Robert Lapointe, alias Boby Lapointe (1922-1972), chanteur et chercheur, a été breveté en 1968. A l’époque, ce système avait notamment retenu l’attention du Professeur Lichnerowicz, lequel l’avait mis en étude au Centre Universitaire de Lyon, et vu fleurir les applications les plus inattendues : poésie stochastique, graphisme stochastique, codification des couleurs, musique aléatoire, symbolisme architectural, etc...[réf. souhaitée]

Ce procédé, qui condense de façon simple, directe et logique le langage binaire, est appliqué au système de numération hexadécimal (base seize). Mais, il utilise, au lieu des chiffres arabes et signes convenus couramment employés dans ces cas-là, des symboles spéciaux (évitant ainsi tout risque de confusion avec le système décimal). La conception graphique et phonétique de ces symboles rend l’utilisation du langage Bibi simple et rapide.

Note : chaque chiffre Bibi est formé à partir des bits à 1 dans la répartition en carré de sa représentation binaire ; le tracé part du centre si un seul bit est à 1 et se termine alors à ce bit, sinon il relie dans l'ordre les positions des bits à 1, en prenant soin de passer par le centre si exactement deux bits sont à 1 ; les formes sont ensuite allongées si nécessaire pour remplir la hauteur ; les formes sont courbes s'il y a moins de 3 bits à 1, et en lignes brisées pour 3 ou 4 bits positionnés à 1.

La description de ce langage est apparue initialement dans Les Cerveaux non-humains[1], et on la retrouve aussi dans Boby Lapointe de Huguette Long Lapointe[2].

Pourquoi Bibi[modifier | modifier le code]

Parce que seize peut s'écrire « 2 exposant 2, exposant 2 ». Il s'agit également probablement d'un calembour (le mot bibi, signifiant « moi ») : les jeux de mots sont en effet au centre de son œuvre artistique.

Comme on parle de binaire pour la base 2, Boby Lapointe estimait qu'on pourrait parler de « Bi-Binaire » pour la base 4, et de « BiBi-Binaire » pour la base 16, terme qu'il abrège en « bibi ».

À partir de ce postulat, Boby Lapointe inventa la notation et la prononciation de seize chiffres. À l'aide de quatre consonnes et de quatre voyelles, on obtient les seize combinaisons nécessaires :

HO, HA, HE, HI, BO, BA, BE, BI, KO, KA, KE, KI, DO, DA, DE, DI.

Pour définir un nombre, il suffit d'énumérer les chiffres (hexadécimaux) qui le composent.

Exemple : en Bibi, le nombre 2000 (en base décimale), qui se traduit, en hexadécimal, par 7D0, est appelé BIDAHO.

Nombres négatifs[modifier | modifier le code]

Contrairement à la numération retenue dans les ordinateurs actuels, le Bibi représente les nombres négatifs en complément à un, et non à deux.

Ainsi :

  • +7 s'écrit 0 0111
  • -7 s'écrit 1 1000

et leur addition donne :

1 1111 (une des 2 représentations de « zéro » dans ce système ; « zéro » y est aussi représenté par 0 0000).

Sur les ordinateurs contemporains, en notation binaire classique, -7 s'écrit 1 1001 (on propage le « 1 » dans les bits supérieurs) ; et l'addition de -7 et 7 donnera 0 0000. Il n'y a ainsi qu'une seule notation pour le chiffre zéro.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marc Font, Jean-Claude Quiniou, Gérard Verroust, Les Cerveaux non-humains : introduction à l'Informatique, Denoël, Paris, 1970.
  2. Huguette Long Lapointe, Boby Lapointe, Encre, Paris, 1980 (ISBN 2-86418-148-7)