Noyers-Bocage

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Noyers-Bocage
Image illustrative de l'article Noyers-Bocage
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Calvados
Arrondissement Caen
Canton Villers-Bocage
Intercommunalité Communauté de communes Villers-Bocage Intercom
Maire
Mandat
Jacky Godard
2014-2020
Code postal 14210
Code commune 14475
Démographie
Gentilé Nussériens
Population
municipale
1 092 hab. (2011)
Densité 123 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 07′ 21″ N 0° 34′ 02″ O / 49.1225, -0.56722249° 07′ 21″ Nord 0° 34′ 02″ Ouest / 49.1225, -0.567222  
Altitude Min. 85 m – Max. 193 m
Superficie 8,87 km2
Localisation

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Liens
Site web www.noyersbocage.fr

Noyers-Bocage est une commune française, située dans le département du Calvados en région Basse-Normandie, peuplée de 1 092 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est aux confins du Bocage virois, du Bessin et de la plaine de Caen, dans le Pré-Bocage, désignation récente, sorte de seuil du Massif armoricain. Son bourg est à 6 km au nord-ouest d'Évrecy, à 8 km au nord-est de Villers-Bocage, à 9 km au sud-est de Tilly-sur-Seulles et à 18 km à l'ouest de Caen[1].

La superficie est de 887 hectares. Noyers-Bocage est administrativement rattaché au canton de Villers-Bocage et à l'arrondissement de Caen. La commune est desservie par la route départementale 615 (ancienne nationale 175). L'autoroute A84 traverse le territoire.

Au nord, on trouve la petite rivière du Bordel, grossie par les ruisseaux de Cachy et de Senevière, qui viennent du bas des Landes de Montbroc. Elle rejoint la Seulles à Fontenay-le-Pesnel.

Le point culminant (193 m) se situe en limite sud-ouest, au bout de l'appendice territorial de Montbrocq. Le point le plus bas (85 m) correspond à la sortie du ruisseau du Val Chesnel du territoire, au sud-est. Comme son l'indique, la commune est bocagère.

Hameaux : Montbrocq, chemin de Sallen, Caligny, Hameau Neuf, Pont Latu, Sourdeval, le Carrelet, le Relais, le Londet, la Croix, la Croix Picard, la Picarderie, Landelles, Hameau Rosti, Brettevillette, Bellejambe.

Communes limitrophes de Noyers-Bocage[2]
Vendes Tessel Grainville-sur-Odon,
Missy
Monts-en-Bessin Noyers-Bocage[2] Missy
Monts-en-Bessin,
Villy-Bocage,
Parfouru-sur-Odon
Tournay-sur-Odon, Le Locheur Missy,
Le Locheur

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme est attesté sous la forme Noers au XIe siècle[3], Noiers en 1503, Nouyers en 1500-1509[réf. souhaitée]. L'origine en est l'ancien français noier, « noyer »[3]. Le nom Bocage a été ajouté à Noyers par décret du 8 octobre 1958.

Le gentilé est Nussérien.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancienne sergenterie de Villers, lieu de notariat. L'ancienne église était du XIIIe siècle et le chœur et la nef était de style ogival de la première époque. Il existait une grange aux dîmes garnie de contreforts dont les murs remontaient au XIIe siècle. L'inscription : « Cœur désireux n'a jamais de repos, assez va qui fortune passe », datant de 1620 était présente sur les portes cintrées de la cour d'une maison située près de la grande route. Principaux fiefs : Noyers, Anisy, Caligny, Clinchamps. Les fiefs d'O et de Tesnières avaient chacun une ferme. En 1765 une épidémie de dysenterie fut particulièrement meutrière et tua 135 personnes.

La Révolution est venue plus tardivement car Noyers était royaliste. La commune fut présidée par Messire Jean Robert Gosselin de Manneville, chevalier, seigneur et patron de Manneville jusqu'en 1789. L'élection de la municipalité eut lieu en janvier 1790 et le premier maire fut Vincent Gandon, prieur de la paroisse.

Le bureau de poste a été construit en 1852. Le 22 août 1886, la commune fut reliée à la gare de Caen par une ligne de chemin de fer qui allait à l'origine jusqu'à Aunay-sur-Odon et qui fut ensuite prolongée en 1891 jusqu'à la gare de Vire[4]. Le transport des voyageurs sur la ligne Caen - Vire fut interrompu le 1er mars 1938[5]. Le transport de marchandises fut par la suite limité à Jurques, puis définitivement suspendu. La ligne a alors été déclassée et déferrée.

Noyers-Bocage fut détruite, libérée le 5 août 1944, sans combat grâce à un repli des troupes allemandes. Le centre du village a été reconstruit à environ 200 mètres plus loin.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
 ?  ? Raoul Heudier    
 ? mars 2001 Patrick Flaguais    
mars 2001 mars 2008 Nicole Lepoultier SE Infirmière
mars 2008[6] en cours Jacky Godard[7] SE Retraité de l'Éducation nationale
Les données manquantes sont à compléter.


Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et trois adjoints[7].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 092 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2005, 2010, 2015, etc. pour Noyers-Bocage[8]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2]. Ayant compté jusqu'à 948 habitants en 1806, Noyers-Bocage n'a dépassé ce maximum démographique que lors des années 2000.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
916 870 948 911 945 943 894 837 867
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
831 841 854 800 776 718 725 744 694
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
649 630 602 551 536 509 475 326 416
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
466 525 604 620 797 822 1 103 1 137 1 094
2011 - - - - - - - -
1 092 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église, détruite pendant la bataille de Normandie, est reconstruite de 1954 à 1960 par l'architecte Musseti, les vitraux sont réalisés par Paul Martineau.
  • Mémorial à la mémoire des 150 pilotes alliés de Typhoon disparus.
  • Mémorial principal dévoilé en juin 1990.
  • Plaque des noms dévoilées en juin 1994.
  • Monument à la mémoire de tous les pilotes de Typhoon et du personnel au sol ayant perdu la vie, dévoilé en septembre 1999 par M. Jacques Brehin, président de l'ASAVN et le Lieutenant Roy Crane, ex-pilote de Typhoon. D'après le dessin de Raymond Triboulet, réalisation Charles Lebaron.
  • Monument aux morts en granit, situé dans le cimetière, édifié par Hallais à Vire vers 1920, en mémoire des vingt-cinq soldats de la commune morts pendant la Première Guerre mondiale,

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, afin de permettre les comparaisons entre communes selon une périodicité de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999, de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, outre les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement, que les années 2006, 2011, 2016, etc. et la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  3. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 2 : Formations non romanes ; formations dialectales, Genève,‎ 1998 (lire en ligne), p. 1324
  4. Histoire chronologique des chemins de fer européens et russes
  5. Wilez.com
  6. « Jacky Godard, nouveau maire de Noyers-Bocage », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 12 septembre 2014)
  7. a et b Réélection 2014 : « Noyers-Bocage (14210) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 8 juin 2014)
  8. Date du prochain recensement à Noyers-Bocage, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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