Noyau glacigène

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Un noyau glacigène, glaciogène ou glaçogène est tout grain de matière qui favorise la formation de cristaux de glace dans l’atmosphère terrestre. Il en existe deux types : le noyau de congélation, qui permet la transformation des gouttes d'eau surfondue en grains de glace, et le noyau de condensation solide qui permet la déposition de la vapeur d'eau contenue dans l'air directement en glace[1],[2].

Les noyaux glacigènes ont un rôle important dans la physique des nuages et dans le déclenchement de la foudre. L'ensemencement des nuages par des noyaux de condensation, tels l’iodure d'argent, est un moyen de modifier la quantité et le type de précipitations provenant d'un nuage.

Principe[modifier | modifier le code]

La pression partielle est difficile à vaincre pour créer des cristaux de glace à partir d'eau surfondue dans de l'air sans impuretés, celle-ci peut rester liquide jusque vers -40 °C. De même les molécules de vapeur d'eau doivent avoir un support sur lequel se déposer[3]. Les noyaux glacigènes ont une structure cristalline similaire à celle de la glace qui favorise le changement à l'état solide dans les deux cas à partir de -10 °C[1].

Plusieurs types d’aérosols peuvent servir de noyaux, certains naturels et d'autres provenant de l'activité humaine. Ils incluent les cristaux de glace déjà présents dans l’atmosphère, la suie, les cendres volcaniques, les rejets des réacteurs qui conduisent à la formation de traînées de condensation, les matières organiques, les minéraux et les sulfates. Chacun de ces aérosols a des propriétés de nucléation différentes[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c L. Dufour, « Noyaux glaçogènes dans l'atmosphère », Ciel et Terre,‎ 1966, p. 1-34 (lire en ligne)
  2. Organisation météorologique mondiale, « Noyau glacigène », Glossaire météorologique, Eumetcal (consulté le 10 mai 2012)
  3. « Surfusion », Comprendre la météo, sur Météo-France (consulté le 10 mai 2012)

Voir aussi[modifier | modifier le code]