Nowogard

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Naugard
Nowogard
Blason de Naugard
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Pologne Pologne
Région Voïvodie de Poméranie occidentale
District Goleniów
Maire Kazimierz Ziemba
Indicatif téléphonique international +(48)
Indicatif téléphonique local 91
Immatriculation ZGL
Démographie
Population 16 782 hab. (30 juin 2010)
Densité 1 399 hab./km2
Population de l'agglomération 24 589 hab.
Géographie
Coordonnées 53° 39′ 00″ N 15° 07′ 00″ E / 53.65, 15.116667 ()53° 39′ 00″ Nord 15° 07′ 00″ Est / 53.65, 15.116667 ()  
Altitude 47 m
Superficie 1 200 ha = 12 km2
Localisation

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Naugard
Liens
Site web http://www.nowogard.pl

Nowogard [nɔ'vɔgart] (en allemand : Naugard) est une ville de la voïvodie de Poméranie occidentale, dans le nord-ouest de la Pologne. Elle est le siège de la gnima de Nowogard, dans le powiat de Goleniów. Sa population s'élevait à 16 916 habitants en 2013.

Géographie[modifier | modifier le code]

Nowogard est arrosée par la Sąpólna et se trouve à 47 km — 65 km par la route — au nord-est de Szczecin. Elle est desservie par le chemin de fer (ligne SzczecinGoleniówTrzebiatówKoszalin).

Carte de la la voïvodie de Poméranie occidentale

 v · d · m 

Localisation de la ville
Nowogard

Histoire[modifier | modifier le code]

Le lieu est fondé en 1268, grâce à une donation du duc de Poméranie occidentale Barnim Ier à l'évêché de Cammin. Le nom a des origines slovinces. Le comté d'Erberstein, parent de l'évêque, reçoit le fief en 1274 et y érige un fort[1]. Les Erbersteins restent maîtres des lieux jusqu'à la fin de la lignée en 1663. Le 30 avril 1309, Nowogard est faite ville, selon le droit de Lubeck par les comtes d'Erberstein, à l'époque Otto, Hermann et Albert[2],[1]. L'église Sainte-Marie est construite en 1334, témoin du développement de la ville. En 1348, la ville est touchée par la peste.

Avec la propagation de la Réforme à la région de Poméranie, la ville devient protestante en 1534, la direction des affaires religieuses revenant au duc de Poméranie-Wolgast. Une nouvelle épidémie de peste se déclenche avec la guerre de Trente Ans, il n'y a que 300 habitants rescapés, parmi ceux-ci seulement 7 couples[1]. En 1665, l'électeur du Brandenbourg fait de Ernest Bogislaw de Croÿ le gouverneur de la Poméranie et le comte de Naugard. La ville et le fort sont pillés en 1675 par les troupes suédoises, alors que sévit la guerre entre le Brandebourg et la Suède qui dure de 1674 et 1679. Un incendie ravage la ville de nouveau en 1699. En 1715, la ville, qui compte à l'époque seulement 600 habitants, devient une ville de garnison prussienne.

Au XIXe siècle, la ville s'industrialise, et voit l'ouverture d'une draperie, d'une tannerie et d'une fabrique de cuir. Pendant la guerre contre Napoléon en 1807, Ferdinand von Schill retarde ce dernier dans sa marche vers Kolberg en défendant la ville. Après le congrès de Vienne en 1815, Naugard devient la capitale du canton éponyme. En 1820, le fort est transformé en prison. En 1883, la ville obtient sa première connexion au réseau ferré avec la construction de la ligne AltdammKolberg. À l'époque la ville compte 4 800 âmes. En 1892, Otto von Bismarck, un jeune propriétaire terrien de Kniephof, village adjacent, provisoirement membre du conseil municipal, est nommé citoyen d'honneur. Au début du XXe siècle, la ville voit s'ouvrir une laiterie, une distillerie et une féculerie, témoin d'un important développement. Un hôpital, une poste et des bureaux administratifs s'y ouvrent également, sans oublier une usine à gaz. Au sud de la gare, un nouveau quartier le « Gute Hoffnung ». En 1911, un nouvel hôtel de ville est construit.

Après la Première Guerre mondiale, la ville doit avoir recours à la monnaie de nécessité en 1920. Dans les années 1920, l'accent est mis sur le tourisme, avec la construction de l'hôtel "Fürst Bismarck" et d'un établissement de bains se situant sur les bords du lac Dammscher See. En 1939, la ville compte 8 202 habitants. La Seconde Guerre mondiale a au début peu touché la ville, mais en mars 1945 le front arrive à son niveau, ce qui provoque l'exode des habitants. Le 4 mars, des combats autour de la ville débutent, qui se concluent par la prise de la ville, et sa destruction par l'armée rouge. Une fois que la Pologne a pris le contrôle de la Poméranie, les Polonais et Ukrainiens originaires de la partie est de la ligne Curzon commencent à repeupler la ville. La ville change alors de nom et devient Nowogard. Les derniers habitants allemands de la ville sont réunis le 24 juin 1945 sur la place du marché pour être ensuite expulsés par l'administration polonaise[3]. La ville perd son statut de capitale de canton et devient une partie du powiat de Goleniów (powiat goleniowski).

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville de Nowogard.
Place de l'église Sainte-Marie.
Gare ferroviaire de Nowogard.
  • L'église gothique Sainte-Marie, érigée en 1334 et reconstruite plusieurs fois. Ainsi elle reçoit ses lanterneaux en 1918. L'autel, de style Renaissance, date de la fin du XVIe siècle. La chaire à prêcher est de style baroque et date du XVIIIe siècle. L'orgue a été détruit lors d'un incendie le 3 décembre 2005, le toit du clocher a également été endommagé. Depuis l'église a été restaurée[4].
  • Il reste des portions de muraille datant du Moyen Âge.
  • Sur la place du Marché (Plac Wolności en polonais) se tient l'hôtel de ville datant de 1911 et construit en style néo-baroque.

Jumelage[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée à deux villes allemandes : Heide in Holstein et Gützkow, ainsi qu'à une ville suédoise : Kävlinge[5].

Personnalité de la ville[modifier | modifier le code]

Citoyen d'honneur[modifier | modifier le code]

Personnes nées dans la ville[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

Le canton de Nowogard compte 25 000 habitants et 339 km2, il est divisé en 33 sous-divisions :

  • Błotno (Friedrichsberg)
  • Brzozowo (Birkenwalde)
  • Boguszyce (Ottendorf)
  • Czermnica (Rothenfier)
  • Dąbrowa Nowogardzka (Damerow)
  • Długołęka (Langkafel)
  • Glicko (Glietzig)
  • Grabin (Gräwenhagen)
  • Jarchlino (Jarchlin)
  • Karsk (Kartzig)
  • Krasnołęka (Neu Langkafel)
  • Kulice (Külz)
  • Lestkowo (Groß Leistikow)
  • Maszkowo (Maskow)
  • Miętno (Minten)
  • Olchowo (Wolchow)
  • Orzechowo (Düsterbeck)
  • Orzesze (Neu Düsterbeck)
  • Osowo (Wussow)
  • Ostrzyca (Bernhagen)
  • Sąpolnica (Zampelhagen)
  • Sikorki (Zickerke)
  • Słajsino (Schloissin)
  • Strzelewo (Strelowhagen)
  • Szczytniki (Schnittriege)
  • Świerczewo (Schwarzow)
  • Trzechel (Trechel)
  • Wierzbięcin (Farbezin)
  • Wojcieszyn (Eberstein)
  • Wołowiec (Döringshagen)
  • Wyszomierz (Wismar)
  • Żabowo (Groß Sabow)
  • Żabówko (Klein Sabow)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c (de) Gustav Kratz, Die Städte der Provinz Pommern - Abriß ihrer Geschichte, zumeist nach Urkunde, Berlin,‎ 1865 (lire en ligne), p. 267-269
  2. (de) « privilège des villes », Die Pommersche Zeitung, no 6,‎ 2009, p. 5
  3. (de) Die Pommersche Zeitung, 2008, no 2, p. 5.
  4. (pl) « office du tourisme de la ville » (consulté le 9 mai 2011)
  5. (pl) « jumelage de la ville » (consulté le 9 mai 2011)