Nouvelle Vague iranienne

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La Nouvelle Vague iranienne (موج نوی سینمای ایران) est un mouvement du cinéma iranien. Elle a débuté en 1969 avec le tournage du long métrage Gāv de Dariush Mehrjui, suivi par Massoud Kimiaei avec Qeysar, et Nasser Taghvai. Ils ont mis en place une tendance culturelle dynamique et intellectuelle. Le cinéma iranien est alors devenu plus ouvert, encourageant cette nouvelle vague.
Dans les trois ans après sa création, ce sont plus de cinquante films notables qui ont été réalisés[1]

On retrouve Forough Farrokhzad, ou encore Parviz Kimiavi qui ont fait œuvre de pionniers de cette Nouvelle Vague. Ils ont dirigé plusieurs films innovants avec un certain regard sur la politique iranienne, un ton philosophique et poétique. Malgré ces débuts, ce sont d'autres réalisateurs qui réussiront vraiment à se faire connaître comme Abbas Kiarostami, Jafar Panahi, Majid Majidi, Bahram Beizai, Mohsen Makhmalbaf, Parviz Kimiavi, Samira Makhmalbaf et Abolfazl Jalili.

La reconnaissance de la Nouvelle Vague vient en partie des idées politiques et intellectuelles actuelles.

Après le 19 août 1953, les réalisateurs de la Nouvelle Vague innovent le style romantique. Parallèlement, la littérature persane prend exemple et crée ce même style[2].

La Nouvelle Vague iranienne partage quelques caractéristiques avec le cinéma européen, comme le néoréalisme italien. On remarque les propos de Rose Issa dans le journal Real Fictions :

« Ces réalisateurs écrivent poétiquement notre vie ordinaire en brouillant les frontières entre la fiction et la réalité. »

Elle rajoutera que la Nouvelle Vague iranienne influencera les cinéastes européens, comme Michael Winterbottom qui a gagné l'Ours d'or au Berlinale avec In This World :

« Ce nouveau langage aux allures humanistes a été déterminé par des réalisateurs de films individuels à l'identité nationale reconnue, avec des dialogues créatifs, et à l'influence mondiale[3]. »

La Nouvelle Vague iranienne est riche en poésie et métaphores. Certains parlent d'un cinéma iranien moderne, ou d'un cinéma post-moderne par rapport à Abbas Kiarostami[4]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Lubna Abdel-Aziz, « A taste of splendour », Al Ahram, consulté le 20 août 2007
  2. (en) Amshahri, « The New Wave in Iranian Cinema - From Past to Present », Parstime, consulté le 20 août 2007
  3. (en) Rose Issa, « Real Fictions », The House of World Cultures, consulté le 20 aoùut 2007
  4. (en) Fergus Daily, « Abbas Kiarostami ? The Truth Behind Reality », consulté le 20 août 2007

Voir aussi[modifier | modifier le code]