Nouveaux Historiens israéliens

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Les Nouveaux Historiens israéliens sont à la base un groupe de 5 chercheurs (essayistes, journalistes et historiens) qui ont réexaminé l’histoire de la naissance de l'État d'Israël : Simha Flapan, Benny Morris, Tom Segev, Ilan Pappé et Avi Shlaïm[1].

Leurs travaux, publiés à partir de la fin des années 1980, ont été possibles grâce à l’ouverture des archives israéliennes et britanniques portant sur les événements de 1948[2]. Les « Nouveaux Historiens » ont remis en cause plusieurs éléments centraux de l'historiographie israélienne traditionnelle, tels que les intentions arabes lors de la guerre, les relations entre le mouvement sioniste et la Transjordanie, le rapport de forces entre les protagonistes, les causes de l'exode palestinien de 1948, le rôle joué par les Britanniques qui contrôlaient la Palestine à l'époque et les responsabilités de l'échec des négociations qui suivirent l'armistice[3].

Leurs conclusions ont suscité une forte opposition dans les milieux académiques israéliens traditionnels et de nombreux débats et controverses[4],[5]. Des désaccords sont également apparus entre eux à partir de 2004[6].

A leur suite, d'autres chercheurs tels que Baruch Kimmerling, Idith Zertal, Shlomo Sand, Uri Ram ont élargi le champ de l'étude à l'ensemble de l'historiographie sioniste et à la société israélienne[7].

Les « Nouveaux Historiens » s'inscrivent dans le courant de pensée post-sioniste qui est apparu au début des années 1970 en Israël[8].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Travaux des Nouveaux Historiens relatifs à la naissance d'Israël[modifier | modifier le code]

Présentations des travaux par des intellectuels français[modifier | modifier le code]

  • Ilan Greilsammer, La nouvelle histoire d’Israël, Gallimard, 1998.
  • Dominique Vidal, Comment Israël expulsa les Palestiniens : Les nouveaux acquis de l’Histoire (1945-1949), Éditions de l’Atelier , 2007.

Critiques des « Nouveaux Historiens »[modifier | modifier le code]

Voir : Post-sionisme, pour une critique de l'idéologie.

Autres travaux principaux de l'école des « Nouveaux Historiens »[modifier | modifier le code]

Voir l'article dédié à chaque auteur pour les publications détaillées.

Annexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sébastien Boussois, Israël confronté à son passé. Essai sur l'influence de la « nouvelle histoire », 2007, L'Harmattan, p.12.
  2. Avi Shlaim, The Debate About 1948, International Journal of Middle East Studies, 27:3, 1995, p.112.
  3. Avi Shlaim, The Debate About 1948, International Journal of Middle East Studies, 27:3, 1995, pp.131-143.
  4. Tuvia Friling (sous la direction de), Critique du post-sionisme. Réponse aux « Nouveaux Historiens » israéliens, In Press, 2004.
  5. Efraïm Karsh, Fabricating Israeli History: The « New Historians », Cass, 1997.
  6. Benny Morris, Politics by Other Means, The New Republic, 17 mars 2004.
  7. Shlomo Sand, « Post-sionisme : un bilan provisoire. À propos des historiens « agréés » et « non agréés » en Israël », Annales. Histoire, Sciences Sociales 2004/1, 59e année, pp. 143-160.
  8. Steve Chan, Anita Shapira, Derek Jonathan, Israeli Historical Revisionism: from left to right, Routledge, 2002, p.9

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]