Église Notre-Dame-du-Mont

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Notre-Dame du Mont)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Église Notre-Dame et Notre-Dame.
Église Notre-Dame du Mont
Image illustrative de l'article Église Notre-Dame-du-Mont
Présentation
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale
Rattachement Archidiocèse de Marseille
Début de la construction 1823
Fin des travaux 1824
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département
Blason département fr Bouches-du-Rhône.svg
Bouches-du-Rhône (13)
Commune Blason ville fr Marseille (Bouches-du-Rhône).svgMarseille (6e)
Coordonnées 43° 17′ 30″ N 5° 23′ 06″ E / 43.2916619, 5.3850818 ()43° 17′ 30″ Nord 5° 23′ 06″ Est / 43.2916619, 5.3850818 ()  

L’église Notre-Dame du Mont est située sur la place du même nom dans le VIe arrondissement de Marseille.

L'église a donné son nom :

Historique[modifier | modifier le code]

À l’emplacement de cet édifice religieux, une première église est construite en 1586 sous le nom de Notre-Dame du Mont de Rome. Les marins rescapés d’un naufrage venaient y déposer des offrandes et des ex-voto devant l’autel Notre-Dame de la mer. Par la suite cette pratique se transfert à la chapelle de Notre-Dame de la Garde après sa construction.

Pendant la Révolution, cette église est vendue à un particulier le 25 août 1791. Après diverses ventes, fermetures et réouvertures, la ville de Marseille décide le 30 mai 1821 de l’acheter et de la reconstruire car elle ne répondait plus aux exigences du quartier qui s’était développé. La pose de la première pierre de la nouvelle église a lieu le 14 avril 1823 et sa consécration est effectuée le 29 février 1824 par Mgr Fortuné de Mazenod.

En 1839, le compositeur Frédéric Chopin a joué de l'orgue présent dans cette église alors qu'il était de passage à Marseille, en provenance de Majorque avant de rejoindre Nohant. C'était pour les obsèques d'un ami, le célèbre chanteur Nourrit, décédé prématurément. À la fin des obsèques, Chopin vint voir Monsieur le curé et lui dit "Cet orgue ne vaut rien, vendez-le." Ce qui rejoignait l'avis de ce dernier. L'orgue sera revendu à la commune d'Eyguières. Mais là non plus, l'instrument ne fut guère apprécié, et sa tuyauterie sera revendue un peu plus tard. Ce n'est qu'en 2007 que l'instrument est entièrement restauré par le facteur d'orgues Pascal Quoirin[1]. Pour remplacer l'instrument disparu, on fit appel au facteur d'orgues Ducroquet, successeurs de Daublaine et Callinet, pour la founiture d'un orgues de 24 jeux sur 2 claviers et pédalier. L'instrument fut modifié et agrandi plusieurs fois, notamment par la maison Michel - Merklin & Kuhn, en 1938. L'instrument possédait alors 35 jeux sur 2 claviers et pédalier. Cet orgue devint très vite inutilisable de fait de la déficience de sa transmission (pneumatique). L'orgue a été protégé en tant que Monument Historique par une mesure de classement, et ce sont ses parties Ducroquet qui ont permis d'obtenir cette protection (Buffet, sommiers de grand-orgue, charpente, soufflerie, et une grande partie de la tuyauterie). En 2007, l'instrument fut entièrement démonté pour être restauré. Le travail a été confié à Jacques Nonnet (Orgues Giroud Successeurs) à Bernin (Isère).

Description[modifier | modifier le code]

Céramique de la façade
La visitation

L’église Notre-Dame du Mont est de style néoclassique. Sur la façade principale au-dessus de l’entrée se trouve un haut relief en céramique polychrome, exécuté à Toulouse et posé en 1898, représentant la visitation. La frise est en lave du Vésuve[2].

À l’intérieur une inscription en latin placée au-dessus de la grande porte rappelle l’histoire de l’édifice. L’église présente surtout un intérêt pour les différents tableaux en provenance du couvent des Minimes détruit à la Révolution :

  • Vierge à l’enfant Jésus avec Saint-François de Paul et Saint-François de Sales par Serre.
  • Mariage de la Vierge, adoration des bergers, fuite en Égypte, atelier de Nazareth par Chasse (1659-1720).
  • Saint Loup venant demander la paix à Attila par Auguste Hyacinthe Debay.

La chaire représente la visite de la Vierge à Sainte Élisabeth, par Viau.

Plan de l'église[modifier | modifier le code]

Plan de l'église

Légende :

  • 1- Maître-autel
  • 2- Orgue de Chœur
  • 3- Tableau d'Augustin Aubert représentant la Visitation
  • 4- Fresque de l'abside par Édouard Dufour
  • 5- Plafond peint par Henri Pinta représentant la Vierge en Majesté
  • 6- Chaire
  • 7- Autel de la Vierge
  • 8- Tableau de la Vierge à l'enfant par Michel Serre
  • 9- Tableau de l'agonie de saint Joseph par Augustin Aubert
  • 11- Tableau de la crucifixion par Pierre Bainville
  • 12- Tableau de la descente de la Croix
  • 13- Orgue de tribune
  • 14- Tableau du baptême du Christ
  • 15- Tableau de Barthélemy Chasse représentant l'atelier de Nazareth
  • 16- Tableau de Barthélemy Chasse représentant la fuite en Égypte
  • 17- Statue représentant le baptême de Jésus
  • 18- Tableau représentant Monseigneur de Belsunce sur le Cours, peinture d'Augustin Aubert
  • 19- Tableau représentant Monseigneur de Mazenod officiant en 1835, peinture d'Auguste Nancy
  • 20- Tableau de Dominique Papety représentant le Sacré-Cœur
  • 21- Tableau de Karel Dujardin représentant saint Paul guérissant un paralytique
  • 22- Icône de Notre-Dame du perpétuel secours
  • 23- Tableau d'Auguste Hyacinthe Debay représentant saint Loup demandant la paix à Attila
  • 24- Autel de Saint Étienne
  • 25- Tableau de Barthélemy Chasse représentant le mariage de la Vierge
  • 26- Tableau de Barthélemy Chasse représentant l'adoration des bergers
  • 27- Statue de Saint Louis.

Notes[modifier | modifier le code]

« Atelier-Quoirin.com » « www.orgues-giroud.com »

Article connexe[modifier | modifier le code]

Statistiques quartiers 6e arrondissement de Marseille

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Bouyala d’Arnaud, Evocation du vieux Marseille, les éditions de minuit, Paris, 1961, page 358.
  • Régis Bertrand, Lucien Tirone, Le guide de Marseille, édition la manufacture, Besançon, 1991, (ISBN 2-7377-0276-3), page 319.
  • Augustin Fabre, Les rues de Marseille, édition Camoin, Marseille, 1869, 5 volumes, tome 5, page 277.
  • Alfred Saurel, Marseille et sa banlieue, Librairie Camoin et Lebon, Marseille, 1877, 2 volumes, tome 1, page 316.
  • Paul Masson (sous la direction de), Encyclopédie départementale des Bouches-du-Rhône, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille, 17 volumes parus de 1913 à 1937, tome 6, page 794[3].
  • Jean-Robert Cain et Emmanuel Laugier, Trésor des églises de Marseille : Patrimoine culturel communal, Marseille, Ville de Marseille,‎ 2010, 368 p. (ISBN 978-2-9535530-0-0), p. 174-178

Références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. http://www.atelier-quoirin.com/Eyguieres.htm
  2. Adrien Blés, Dictionnaire historique des rues de Marseille, Ed. Jeanne Laffitte, Marseille, 1989, (ISBN 2-86276-195-8), page 263
  3. http://www.orgues-giroud.com Orgues Giroud Successeurs