Nos plus belles années (film, 1973)

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Nos plus belles années

Titre original The Way We Were
Réalisation Sydney Pollack
Scénario Arthur Laurents
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Sortie 1973
Durée 118 min.

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Nos plus belles années (The Way We Were) est un film dramatique américain de Sydney Pollack sorti en 1973.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Ces plus belles années s'écoulent aux États-Unis entre 1937 et 1950. C'est à l'université qu'ils se sont rencontrés, lui, étudiant et play-boy désinvolte, elle, ardente militante communiste. Ils se retrouvent quelques années plus tard à New York pendant la guerre. Et l'amour fait le reste. Après leur mariage, ils vont habiter à Hollywood : jeune et brillant écrivain, Hubbell prépare un scénario lorsque commence la chasse aux sorcières, la sombre période du maccarthysme...

Commentaires[modifier | modifier le code]

Le fossé culturel entre deux groupes sociaux s’exprime dans les péripéties amoureuses d’un couple qui se fait et défait. C’est le contraste entre l’intellectuel et le savant décrit par Jean-Paul Sartre dans sa «plaidoirie pour les intellectuels». L’intellectuel pose des questions angoissantes, tandis que le savant donne des réponses sécurisantes. L’intellectuel est l’empêcheur de penser en rond, pendant que le savant fait des ronds de pied pour sa propre gloire. Juive new-yorkaise tourmentée d’inquiétudes et d'incertitudes sur la montée de la guerre à partir de l’Espagne en 1937, Katie Morosky est séduite par la calme assurance désinvolte de Hubbell Gardiner, un « WASP» (blanc anglo-saxon protestant) séduit en retour par le bouillonnant caractère d’une juive qui va au fond de ses idées et de ses options. La séquence d’ouverture montre Katie en premier plan d’une manifestation pacifiste en 1937 contre la guerre en Europe dont le prologue est la Guerre d’Espagne de 1936-1939. La séquence de fermeture montre Katie en premier plan d’une manifestation pacifiste contre la bombe atomique en 1950, durant la «guerre froide». En 20 ans, les caractères des protagonistes se sont affermis. Les doutes et les incertitudes de Katie se sont montrés sous la forme de fidélité et loyauté à la cause défendue, dans les tourments de la vie. La confiance en soi et en ses idées de Hubbell pourraient n'être que le produit d'un groupe culturel ou social réputé dominant aux États-Unis dans cette période, mais en s'opposant au maccarthysme et en refusant les postures trop tranchées de chacun, le personnage tend à illustrer une confiance en l'avenir et une vision plus modérée des attentes réelles de ses contemporains, sans verser pour autant dans une adhèsion aveugle pour L'American Dream. Les doutes et les incertitudes de Katie pourraient être assimilables à posture de type "Rousseauiste" qui la conduit à sacrifier le "Carpe Diem" pour ses idéaux, alors que la sérénité et le réalisme de Hubbel face au monde qui l'entoure lui permettent de l'envisager avec une confiance plus hèdoniste, voire plus "Voltairienne". Et tout cela sans parler du côté heideggerien de cette pépite du septième art, chaque apparition de Robert Redford à l'écran relevant de "l'être-là" de la classe dominante.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Drapeau des États-Unis États-Unis : 16 octobre 1973
Drapeau de la France France : 5 février 1974, 18 décembre 2013 (ressortie en copie numérique 4K et V.F. stéréo)

Distribution[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Victoires[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]