Northrop Grumman X-47 Pegasus

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Pix.gif X-47 Pegasus Su-27 silhouette.svg
X-47A rollout.jpg Vue de l'avion

Constructeur Drapeau : États-Unis Northrop Grumman
Rôle Drone expérimental
Statut programme clos le 13 janvier 2006
Premier vol 23 février 2003
Nombre construits 2
Équipage
pas de pilote
Motorisation
Moteur Pratt & Whitney JT15D
Nombre 1
Type turboréacteur
Poussée unitaire 14 200 N
Dimensions
Envergure 8,47 m
Longueur 8,50 m
Hauteur 1,86 m
Masses
À vide 1 740 kg
Avec armement 2 212 kg
Maximale 2 678 kg
Performances
Vitesse maximale ~ 900 km/h (Mach 0.8 (subsonique))
Plafond 12 200 m
Rayon d'action 2 800 km
Armement
Interne emport potentiel de 2 bombes de 225 kg
(simulées par du lest)

Le Northrop Grumman X-47A Pegasus est un démonstrateur pour une prochaine génération de drones de combat. Le X-47 fait partie du projet J-UCAS de l'agence de défense américaine DARPA. Le projet s'est terminé en janvier 2006.

Au contraire du Boeing X-45, le développement du Pegasus a été financé par le constructeur. Le modèle initial reçut la désignation X-47A, tandis qu'une seconde version, destinée à l'US Navy et adaptée à un usage naval, fut désigné X-47B.

Développement[modifier | modifier le code]

L'US Navy conclut un pré-contrat de 2 millions de dollars avec Boeing et Northrop Grumman[1].

Le programme UCAV (en anglais : Unmanned Combat Aerial Vehicle, Véhicule aérien de combat sans pilote) visait aussi à construire un avion adapté aux porte-avions : résistance à une atmosphère humide et saline, aux interférences électromagnétiques, adaptation aux catapultages et appontages parfois violents.

L'US Navy signa ensuite un contrat avec Northrop Grumman pour le développement du prototype appelé « X-47A Pegasus », début 2001.

L'avion a été construit sur la base de Mojave en matériau composite par Burt Rutan Scaled Composites, la société aéronautique de Burt Rutan. Cette société dispose de la compétence nécessaire pour construire un avion dans ces matériaux innovateurs sous objectif de coût. Le prototype effectua son premier roulage le 30 juillet 2001 et son premier vol le 23 février 2003 sur la base de l'US Navy de China Lake en Californie. Le programme a été clos le 13 janvier 2006.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

De petite taille, le Pegasus présente une configuration en pointe de flèche, totalement dépourvu d'empennages. L'angle du bord d'attaque de la voilure est de 55° et celui du bord de fuite de 35°. Le train d'atterrissage est un modèle tricycle rétractable avec une roulette de nez. La configuration comporte 6 surfaces de contrôle : 2 ailerons et quatre volets intégrés (inlaid flaps, petits volets à proximité des extrémités de voilure). Ces derniers, fonctionnant de manière alternée, assurent principalement le rôle de gouvernes de lacet, car l'appareil n'est pas équipé de dérive verticale sur sa partie arrière.

Le turboréacteur est installé sur l'extrados de l'avion, l'entrée d'air étant constituée d'une structure à chicanes, destinée à réduire la signature radar[Note 1]. En revanche, pour des raisons de coût, la tuyère d'éjection est un modèle standard assez basique, sans dispositif de réduction de signature radar ou infrarouge.

L'avion n'est pas doté de points d'emport externe d'armement, mais il comprend, pour des raisons de discrétion, deux soutes à bombes internes. Pour les essais, elles emportaient chacune une charge fictive de 225 kg simulant une bombe.

L'après X-47A[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Northrop Grumman X-47B.

En août 2007, l'US Navy sélectionna l'appareil X-47B pour intégrer son programme de recherche consacré aux véhicules autonomes[2]. Le 4 février 2011, le X-47B effectua son premier vol depuis la base aérienne d'Edwards[3]. La campagne d'essais comportait une cinquantaine de vols et se termina à la fin de cette même année[3]. Une nouvelle campagne d'essais d'une durée de huit mois reprit en 2013 à partir du porte-avions USS Theodore Roosevelt, afin de valider son emploi à partir d'une unité flottante[4].

Inaugurant une nouvelle ère, en réalisant pour la première fois de l'histoire les deux manœuvres les plus difficiles de l'aéronautique de manière totalement autonome, le X-47B effectua son premier catapultage le 14 mai 2013[5] et son premier appontage le 10 juillet[6], sur le porte-avions porte-avions George H.W. Bush. Cette série d'essais visait également à vérifier les facultés de ravitaillement en vol de l'appareil[3], qui dispose tout-de-même d'une autonomie sur ses propres réserves pouvant atteindre près de 4 000 km.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les pales des premiers étages de compresseur d'un turboréacteur sont l'une des plus grosses sources de réflexions radar. Les appareils furtifs essaient donc au maximum de dissimuler cette partie critique de la vue des radars.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) US Department of Defense (DoD), « DARPA and Navy select naval UCAV contractors (Release No: 376-00) »,‎ 30 juin 2000 (consulté le 2 août 2014)
  2. (en) « X-47 Pegasus UCAV, United States of America », Airforce-Technology.com (consulté le 2 août 2014)
  3. a, b et c « Le drone de combat embarqué X-47B réalise son premier vol », Mer et Marine,‎ 5 février 2011 (consulté le 2 août 2014)
  4. « Nouveaux essais en mer pour le drone X-47B », Mer et Marine,‎ 13 novembre 2013 (consulté le 2 août 2014)
  5. (en) « Naval Air Forces commander calls X-47B catapult launch from USS George H.W. Bush a "pivotal moment in Naval Aviation" », America's Navy,‎ 15 mai 2013 (consulté le 2 août 2014)
  6. « Premier appontage pour le drone de combat X-47B », Mer et Marine,‎ 16 juillet 2013 (consulté le 2 août 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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