Normopathie
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En psychodynamique, la normopathie désigne la tendance à se conformer excessivement à des normes sociales de comportement sans parvenir à exprimer sa propre subjectivité. Cette personnalité a été décrite par les psychanalystes Joyce McDougall (normopath)[1] et Christopher Bollas (normotic personality). Bollas la décrit comme « l'atténuation et finalement la disparition de la subjectivité, en faveur d'un moi conçu comme un objet matériel parmi les autres produits humains[2]. » Le psychanalyste Christophe Dejours rapproche la notion de normopathie de celle de « banalité du mal » développée par la philosophe Hannah Arendt à propos d'Adolf Eichmann, l'organisateur de la déportation des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale[3].
La normopathie est l'une des dimensions du Karolinska psychodynamic profile (KAPP), un outil de diagnostic de la personnalité d'inspiration psychodynamique[4]. D'autres recherches de la même équipe ont cependant révélé que ce construit est particulièrement difficile à mesurer[5].
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[modifier] Autres significations
Argot internet : Sur les forums internet consacrés à la schizophrénie, le terme "normopathe" est un terme argotique servant à désigner les non-schizophrènes.
On utilise aussi le terme "normauxpathes" (au pluriel).
En argot psy[Quoi ?] une personne ayant évité la décompensation au prix d'aménagements pervers.
[modifier] Informations complémentaires
[modifier] Articles connexes
[modifier] Liens externes
- Normopathie, par Yves Buin, Psychiatre
- Normopathe, par Philippe Meirieu, professeur en sciences de l'éducation
[modifier] Notes
- Joyce McDougall, Plea for a measure of abnormality, International University Press, New York, 1978, p. 156.
- […] the numbing and eventual erasure of subjectivity, in favour of a self that is conceived as a material object among other man-made products in the object world. Christopher Bollas, The shadow of the object. Psychoanalysis of the unthought known, Columbia University Press, New York, 1987, pp. 135 sq.
- Christophe Dejours, Souffrance en France, Seuil, Paris, 2000, pp. 141 sq.
- R.M. Weinryb & R.J. Rössel, Karolinska Psychodynamic Profile. KAPP. Acta Psychiatrica Scandinavica Suppl., 363, 1991, pp. 1-23.
- B. Haver, P. Svanborg & S. Lindberg, Improving the usefulness of the Karolinska Psychodynamic Profile in research: proposals from a reliability study, Acta Psychiatrica Scandinavica, 92, 2, 1995, pp. 132-137.