Nolay (Côte-d'Or)

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Nolay
Image illustrative de l'article Nolay (Côte-d'Or)
Blason de Nolay
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Côte-d'Or
Arrondissement Beaune
Canton Nolay
(chef-lieu)
Intercommunalité Beaune Côte et Sud
Maire
Mandat
Jérôme Flache
2014-2020
Code postal 21340
Code commune 21461
Démographie
Population
municipale
1 504 hab. (2011)
Densité 105 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 57′ 09″ N 4° 38′ 04″ E / 46.9525, 4.63444444444 ()46° 57′ 09″ Nord 4° 38′ 04″ Est / 46.9525, 4.63444444444 ()  
Altitude Min. 297 m – Max. 542 m
Superficie 14,3 km2
Localisation

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Nolay

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Nolay

Nolay est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Nolay est un chef-lieu de canton, à vocations rurale, touristique et industrielle. La typologie des exploitations agricoles est de type polyculture-élevage (charolais). La vigne est très présente, et le vignoble de Nolay est classé en Hautes Côtes de Beaune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Aubigny-la-Ronce Cormot-le-Grand Rose des vents
Saisy (Saône-et-Loire) N La Rochepot
O    Nolay    E
S
Épertully (Saône-et-Loire) Change (Saône-et-Loire)

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

le cirque du Bout du Monde.

Géologie et stratigraphie[modifier | modifier le code]

La commune de Nolay se trouve entre deux failles subméridiennes en relation avec l'effondrement de la cuvette de la Saône. Dans ce voussoir, le Lias forme les pentes et le calcaire à entroques, l'entablement des plateaux que couronne le Bathonien des « Chaumes d'Auvenay ». Précisément, les environs immédiats de Nolay (est) permettent d'étudier une belle série stratigraphique du Lias inférieur et moyen très fossilifère[1].

Tout d'abord, à l'ancienne gare des marchandises même, dans la tranchée, nous trouvons à la base le Lotharingien, très fossilifère sous la forme de bancs de calcaires bleuâtres entrecoupés de petits lits marneux noirâtres, avec Oxynoticeras oxynotum, Echioceras rhicostatum, nodoti, Gryphea regularis, armanta. Au-dessus, le Pliensbachien inférieur représenté par la zone à Tropidoceras valdani (environ 2 mètres de calcaire brun ou gris verdâtre assez cristallin), elle correspond à la zone classique à Uptonia jamessoni et Phylloceras ibex[1].

Quant au Pliensbachien supérieur (zone à Deroceras davoei) environ 1 mètre de marnes et calcaires marneux compactes avec Lytoceras fimbriatus et nombreuses bélemnites, il n'est guère visible que dans les champs à l'est de l'ancienne gare SNCF et aux environs de l'ancienne Tuilerie des « Louchardes » située à 1 kilomètre à l'est de Nolay sur la RD 973. Celle-ci complète parfaitement la série précédente. Elle débute en effet par le Pliensbachien supérieur (zone à Deroceras davoei) qui forme le plancher de la carrière (argile rouge)[1].

Au-dessus, le Domérien inférieur (ou étage situé au-dessus et équivalent au Pliensbachien supérieur) couche épaisse de marnes micacées, à peu près sans fossiles, mais à Foraminifères. Ce sont elles qui furent exploitées dans la carrière des « Louchardes ». Au-dessus, le Domérien supérieur est représenté par 8 à 10 mètres de calcaire très dur et bleuâtre formant un bourrelet caractérisé par l'abondance de Gryphea gigantea. Ce bourrelet forme le ressaut du hameau de Cirey les Nolay. À 1 kilomètre au nord – nord-ouest se trouve le champ des Quilles, éperon barré, séparé du plateau par une double enceinte et non loin de Nolay, le dolmen de Champin[1].

Le Bout du Monde (photo), ou cirque de la Tournée, est représenté par une reculée dans le plateau calcaire du Bathonien et du Bajocien, formé par l'érosion de la rivière Cuzanne ou Cosanne, jusqu'au replat Sinémurien où se situe la commune. Au fond du cirque, on trouve une cascade haute de 25 mètres et la grotte dite du Bout du Monde formée par une fente oblique de 65 mètres dans le calcaire du Bajocien et terminée par un bassin d'eau très claire[1].

Géologie[modifier | modifier le code]

En résumé, les communes de Nolay, Cormot, Epertully, Change et La Rochepot se situent dans des formations Liasique (Lias supérieur, moyen et inférieur ou Infra-Lias).

De la Tuilerie des Louchardes (commune de La Rochepot, aujourd'hui inactive) pour aller à la commune de Vauchignon en passant par les Tramures, la Roche Hullant, le Larrey Lacant, les Carillots, les Vignes Villonnes, le Lias moyen est couronné par une bande (également présente sur le Lias supérieur), qui sépare le calcaire à Entroques du dit Lias moyen. L'Obus Chapet repose également sur le Lias moyen.

Cette bande liasique se poursuit dans la même stratigraphie jusqu'à la reculée de la commune de Vauchignon. Le coteau opposé délimité par Combeille, Chassigny, Jaron et le grand coteau abrupte de Saint Philippe repose encore sur le Lias moyen. Ce versant ouest se termine à la fin du vignoble de Cirey les Nolay, sa crête est constituée par une bande de Lias supérieur qui entoure le calcaire à Entroques, puis cette couche s'arrête vers les Granges d'Etagny reposant sur les marnes à ostrea acuminata et le calcaire hydraulique.

L'érosion du versant ouest a engendré des sols soliflués dans les gorges de Saint Philippe, L'Abbaye de Cirey et de la Combeille, ces sols bruns calcareux assez riches en éléments fertilisants ont pour origine immédiate le Lias supérieur provenant du plateau supérieur. Tandis que pour les coteaux de Chassigny et Jaron, des transports de terres ont été réalisés au début du XIXe siècle pour enrichir de limons fertiles les marnes et l'argile. Le Lias moyen prend ensuite fin définitivement à l'Obus Chapet.

Le Lias inférieur ou Infra Lias, apparaît dans les Bas de Devaux et les Chareuils, versant à gauche de la route de Nolay à Change.

La commune de Nolay repose principalement sur l'Infra Lias dont la formation se prolonge du côté de la commune de Créot en passant par les Aubues et le Chattelet, terrain entourant la grande cheminée situé en face de la deuxième entrée de la parcelle des Chaumes du Mont, à gauche de la route de Nolay à Couches-les-Mines (département de la Saône-et-Loire).

Les parcelles des Chaumes du Mont et les Prés Salins reposent sur des formations du Lias moyen avec recouvrement de l'Infra Lias provenant du plateau où est située la commune d'Epertully (Saône-et-Loire).

La Molette repose très localement sur une couche de fer oolithique autrefois exploitée.

Enfin Les Mailleroles et Les Vénères proviennent des marnes irisées et des grès bigarrés jusqu'à la fin du coteau, au début du terrain organique formant Les Génetois.

En général, les terrains de bas de pente sont constitués des dépôts des terrains amont, soliflué ou érodés. Ainsi Les Chomots de Cirey comprennent 3 formations provenant : de l'Infra Lias des Saint Marc, du granit des Génétois, des marnes irisées des Vénères, formant une couche superficielle de composition unique et profonde reposant sur le Lias moyen.

En définitif, c'est le Lias moyen et l'Infra Lias qui forment la plus grande partie du vignoble des environs de Nolay.

Liste stratigraphique des fossiles rencontrés[modifier | modifier le code]

Nolay est l'une des régions les plus fossilifères d'Europe.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Pierre Barbiery PS  
mars 2008 mars 2014 Jean-Pascal Monin SE  
mars 2014 en cours Jérôme Flache PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Tour des remparts à Worms.

Nolay est jumelé depuis 1966 avec Worms-Pfeddersheim, un faubourg de Worms.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 504 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 988 1 972 1 984 1 690 1 819 2 081 2 104 2 157 2 241
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 232 2 346 2 535 2 531 2 484 2 501 2 423 2 404 2 302
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 215 2 085 1 891 1 527 1 530 1 543 1 544 1 449 1 407
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 430 1 430 1 647 1 582 1 551 1 547 1 490 1 468 1 510
2011 - - - - - - - -
1 504 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Taxes locales
Habitation Foncier bâti Foncier non bâti Professionnelle
2005
8,68 %
14,84 %
48,61 %
9,16 %

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« D'argent au chevron de gueules accompagné de sept merlettes de sable, ordonnées 2 et 2 en chef l'une sur l'autre et 1 et 2 en pointe »

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e D'après une étude agronomique de 1900 et les informations du Bureau de recherche géologique et minière et de l'Institut géographique national
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  4. « Notice no PA00112764 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. « Notice no PA00112572 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  6. « Notice no PA00112571 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Compléments[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]