Nointel (Val-d'Oise)

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Nointel
Le château
Le château
Blason de Nointel
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Beaumont-sur-Oise
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Val-d'Oise
Maire
Mandat
Martine Legrand
2014-2020
Code postal 95590
Code commune 95452
Démographie
Gentilé Nointellois, Nointelloises
Population
municipale
846 hab. (2011)
Densité 264 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 08′ 00″ N 2° 18′ 00″ E / 49.1333, 2.3 ()49° 08′ 00″ Nord 2° 18′ 00″ Est / 49.1333, 2.3 ()  
Altitude Min. 24 m – Max. 210 m
Superficie 3,20 km2
Localisation

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Nointel

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Nointel

Nointel est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région d'Île-de-France.

Ses habitants sont les Nointellois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe à 30 km au nord de Paris, sur le flanc occidental de la forêt de Carnelle. Le village se situe entre Beaumont-sur-Oise, Presles et Mours.

Communes limitrophes de Nointel[1]
Beaumont-sur-Oise
Mours Nointel[1]
Presles

Nointel est desservie par la Gare de Nointel - Mours située sur la ligne d'Épinay - Villetaneuse au Tréport - Mers, et desservie par les trains de la ligne H du Transilien de la relation Paris Nord - Persan - Beaumont par Montsoult.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom « Nointel » provient d'un terme celtique qui signifie « la croisée des chemins ». Son nom sera définitif au XVIIe siècle.

Son histoire remonte au XIe siècle. Sa seigneurie était constituée de quatre fiefs qui furent réunis par Yves comte de Beaumont. Jean de Turmenyes, chevalier de l'Ordre du roi et garde du Trésor Royal, fit ériger le château de Nointel entre le XVIIe siècle et le XVIIIe siècle.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la juridiction d’instance, de grande instance ainsi que de commerce de Pontoise[2],[3].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
2001   Jean-Luc Mauduit[4]   Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 846 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
210 198 247 214 245 252 258 244 247
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
227 240 256 232 235 245 232 226 250
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
247 256 248 249 278 315 291 332 392
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
398 429 508 471 782 754 714 718 731
2011 - - - - - - - -
846 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

L'ensemble du domaine du château de Nointel est inscrit monument historique par arrêté du 11 mars 1992, y inclus les éléments architecturaux en-dehors du périmètre du parc, à savoir les bornes devant l'entrée principale est, l'obélisque, les anciens communs et les anciennes écuries. La colonne et la Vierge avec leurs perspectives en sont toutefois exclus, tout comme l'orangerie (voir ci-dessous, autres éléments du patrimoine). Le parc du château a été classé au titre des sites naturels par arrêté du 24 mai 1945, sur la base de la loi du 2 mai 1930 relative à la protection des monuments naturels et des sites de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque[7]. Les éléments protégé sont les suivants :

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  • Le château de Nointel fut élevé en 1680 pour Jean de Turmenyes, garde du Trésor royal de Louis XIV, par un architecte élève de Jules Hardouin-Mansart. Transformé en rendez-vous de chasse par le prince de Conti en 1749, le domaine est ensuite acquis par le financier Bergeret, qui y invita Fragonard. Le château fut remanié à la fin du XVIIIe siècle par son propriétaire, M. Ribault, qui fait surélever le bâtiment d'un étage et transformer le parc en jardin à l'anglaise. Propriété du prince Murat à partir de 1982, le palais fut transformé en Musée d'art contemporain par ce grand collectionneur qui y exposa sa collection personnelle avant d'être contraint, en 1987, pour des raisons financières, de revendre la bâtisse et son contenu[8],[9]. Le château abrite aujourd'hui un complexe hôtelier voué à l'organisation de séminaires.
  • Le parc du château est considéré comme l'un des plus grands parcs à l'anglaise de la région parisienne. Il possède de nombreux aménagements paysagers et architecturaux. Sont à citer notamment un grand escalier de quatre-vingts marches attribué à François Mansart ; un petit pavillon octogonal près du bassin du Mississipi de 1720 alimenté par des eaux captées en forêt de Carnelle ; des balustrades et statues sans doute de Coysevox ; vingt bassins et fontaines créés par la famille de Turmenyes. Les grilles d'entrée vers l'ouest (avenue de Verdun) et vers le sud (rue des Bohémies), ainsi que les pavillons de garde et les bornes situées sur le parterre sud et devant les écuries font également partie du patrimoine protégé[7],[10].
  • La propriété « Le Domaine » au sud-est du château est issue de la transformation d'anciennes dépendances du château. Elles datent encore du petit château, lieu de résidence des seigneurs de Nointel avant la construction du château actuel, et remontent au XVIIe siècle. Dès l'achèvement du nouveau château, ces dépendances servaient à loger les domestiques et ont été maintes fois remaniées, avant de prendre l'aspect d'un manoir cossu du style néorenaissance en 1866. L'ancien colombier à l'est est encore bien identifiable, et les anciennes écuries subsistent au nord, le long de l'impasse Saint-Denis[11].
  • L'obélisque qui fait face au château au sud-est (rue Alain-Bernier) fut dressée en ce lieu en 1932, après qu'il avait été offert en cadeau à Paul Béjot, le propriétaire du château d'alors. Il commémore la victoire de Napoléon à Wagram et a été érigé en 1809 dans le parc du château de Castille à Uzès[11],[12].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

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  • L'église Saint-Denis, avenue de Verdun : Elle remonte aux XIIe siècle et XIIIe siècles, mais fut largement remaniée entre 1879 et 1892 par Paul Béjot, maire de 1868 à 1897 et propriétaire du château. Depuis, l'église se présente dans un style néogothique. Elle conserve des fonts baptismaux sculptés du XVIIe siècle[13].
  • Une meule de pressoir, impasse Saint-Denis, visible dans un enclos privé à proximité de l'église : Elle date du XVIIe siècle ou XVIIIe siècle et provient de Normandie. La meule était actionnée par la force animale et servait à écraser des fruits (des pommes en général) placés sur de la paille[14].
  • L'ancienne orangerie du château, rue de l'Orangerie : Construite en 1871 dans un style classique, elle remplaça une orangerie plus ancienne. Situé sur un terrain appelé le clos Servoisier, elle est proche de la perspective de la colonne et de l'actuelle mairie, qui fut le logement du jardinier-chef du château. Le potager du château se trouvait à côté de l'orangerie[11]. Suite à une période d'abandon, l'orangerie a été réhabilitée et sert aujourd'hui d'atelier et d'habitation à un architecte et sa famille[15].
  • La statue de la Vierge Marie, à l'extrémité ouest de l'allée de Verdun qui part de l'église, près de la voie ferrée à l'ouest du village : Connue comme « Notre-Dame des Moissons », elle fut offerte par la famille Béjot le 5 juillet 1896 lors du baptême de leur fille Amélie. La Vierge regarde vers l'église et le village. Il lui manque une main, vandalisée et refaite deux fois[16].
  • La grande colonne décorative, à l'extrémité occidentale de l'allée-perspective partant de l'entrée ouest du château, rue des Bohémies : Cette colonne provient d'Uzès, tout comme l'obélisque[17].

Personnalités liéées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Nointel (Val-d'Oise) sur Géoportail.
  2. Site du Conseil général - Administration du Val-d'Oise
  3. Ministère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise
  4. Site officiel de la préfecture du Val d‘Oise-liste des maires (doc pdf)
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  7. a et b « Notice no PA00080144 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Cf. M. Amiot, François Doury et Isabelle Gaulon, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Nointel », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. I,‎ octobre 1999, p. 100-104 (ISBN 2-84234-056-6) ; p. 102.
  9. Le fonds du Musée d'art contemporain de Nointel, réuni par le prince Murat « au terme de vingt années de passion » a pu être désignée comme étant « en Europe, la plus belle collection privée du genre ». Les œuvres dispersées à Drouot en 1987 témoignaient du goût du prince Murat pour des oeuvres illustrant « la mort, la violence, la guerre, le sexe, l'érotisme et la pornographie » - cf. Christine Derrey: Les trésors du prince Murat, L'Express, Paris, 25 septembre au 1er octobre 1987). Cf. également La collection de s.a. Le Prince Murat, 600 tableaux contemporains, Paris, Maîtres Binoche et Godeau, Ed. Hôtel Drouot, Paris 1987.
  10. Cf. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Nointel, op. cit., p. 102-103.
  11. a, b et c Cf. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Nointel, op. cit., p. 103.
  12. Voir aussi la plaque explicative sur place.
  13. Cf. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Nointel, op. cit., p. 101.
  14. Cf. Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Nointel, op. cit., p. 104.
  15. Cf. « Les communs », sur Nointel (Val-d'Oise) (site officiel) (consulté le 23 août 2011).
  16. Cf. « Les statues », sur Nointel (Val-d'Oise) (site officiel) (consulté le 23 août 2011).
  17. Cf. « Les colonnes », sur Nointel (Val-d'Oise) (site officiel) (consulté le 23 août 2011).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]