Noel Pearson

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Noel Pearson

Noel Pearson (né le 25 juin 1965, à Cooktown) est un avocat australien, militant des droits des Aborigènes et fondateur du Cape York Institute for Policy and Leadership, une organisation favorisant le développement économique et social des Aborigènes du cap York. Figurant parmi les chefs indigènes australiens contemporains les plus connus, il est un théoricien et un commentateur politique remarquable pour son sens de l'histoire, son franc-parler et la puissance de ses arguments[1].

Biographe et philosophe politique[modifier | modifier le code]

Il est né à Cooktown, au Queensland en 1965[2]. Dans sa jeunesse, il a vécu à la mission luthérienne de Hope Vale. Il décrit la communauté comme ayant été matériellement pauvre, mais un endroit de familles fortes. Il a lu la Bible et les livres concernant Martin Luther, à la lumière d'une lampe à pétrole[3]. Il a fait ses études au collège luthérien Saint Peters à Brisbane puis a étudié le droit et l'histoire à l'université de Sydney. Jusqu'en 1999 il a été connu principalement en tant qu'avocat concerné par des jugements sur les droits des terres. Il a fortement soutenu la décision Mabo de la Haute Cour d'Australie. Depuis 1999, Pearson est devenu plus connu comme théoricien politique[4].

Bien que Pearson ait travaillé étroitement avec les premier ministres Paul Keating (de gauche) et John Howard (de droite), il critique souvent l'établissement politique australien - notamment la gauche politique - à qui il reproche souvent d'avoir encouragé les Aborigènes à la dépendance aux aides financières du gouvernement. Beaucoup d'aborigènes se sont tournés vers des aides financières du gouvernement. Pearson a estimé par la suite que ces aides ont été des sit-down-money (argent pour s'asseoir) qui ont contribué au développement d'une économie factice et destructrice de l'Australie indigène[5].

Il a écrit beaucoup d'articles. Son discours, White Guilt, Victimhood and the Quest for a Radical Centre, de 2007, a été décrit par le commentateur Clive James comme un turning point dans l'histoire australienne. Le discours examine certaines des traditions intellectuelles du mouvement de droits civiques aux États-Unis et en Australie et encourage une synthèse de la thèse de Booker T. Washington (soulignant la responsabilité personnelle) et de W.E.B. Du Bois (soulignant des droits légaux) pour dépasser des tensions existantes et prôner un leap forward historique[6].

En 2009 il a publié son premier livre : Up From the Mission.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Lien interne[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]