Noah (cépage)

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Noah
Noah (cépage)
Grappes de noah
Caractéristiques phénologiques
Débourrement ...
Floraison ...
Véraison ...
Maturité ...
Caractéristiques culturales
Port ...
Vigueur ...
Fertilité ...
Taille et mode
de conduite
...
Productivité ...
Exigences culturales
Climatique ...
Pédologique ...
Potentiel œnologique
Alcoolique ...
Aromatique ...

Le noah ou noa est un cépage hybride américain blanc.

Description et caractéristiques[modifier | modifier le code]

Origine et répartition géographique[modifier | modifier le code]

Le noah provient d'un semis de Taylor réalisé par Otto Wasserzicher en 1896. C'est un cépage hybride producteur direct de Vitis riparia et Vitis labrusca. Cultivé pendant des décennies en France, on le retrouve à l'état sauvage en marge de certaines vignes, voire encore cultivé dans quelques parcelles ou établi en treille chez des particuliers.

Caractères ampélographiques[modifier | modifier le code]

  • Extrémité du jeune rameau cotonneux blanc à pointe rosée.
  • Jeunes feuilles duveteuses, jaunâtres.
  • Feuilles adultes, à 3 lobes avec des sinus supérieurs peu profonds, un sinus pétiolaire en V ouvert, des dents anguleuses, petites, un limbe cotonneux.

Aptitudes culturales[modifier | modifier le code]

Sa maturité est de deuxième époque : 2 semaines et demie après le chasselas.

C'est un cépage vigoureux et fertile même en taille courte. Il est résistant au mildiou, à l'oïdium et au black-rot. Sa résistance au phylloxéra est insuffisante et il craint la chlorose.

Potentiel technologique[modifier | modifier le code]

Les grappes et les baies sont moyennes. Les grappes sont cylindro-coniques; les baies rondes, blanc verdâtre, à pulpe molle très visqueuse. Le noah donne un vin au goût foxé, considéré comme très original. On l'a utilisé parfois pour produire des vins mousseux. Distillé, il donne une eau de vie parfumée rappelant la framboise et la rose.

Comme raisin de table, le noah est un raisin au goût très controversé qui ne laisse pas indifférent. Ceux qui le trouvent agréable lui attribuent des arômes de fraise des bois très mûre et de litchi ou de framboise (d'où le nom de raisin framboise donné parfois à un raisin noir du même groupe dit isabelle), ceux qui le trouvent désagréable lui attribuent un goût de punaise, comparable à celui qu'ont les mûres ou les framboises visitées par ces insectes. Il est généralement très sucré mais aussi très acide. Les baies ont la particularité de pouvoir être facilement mangées sans leur peau: une simple pression suffit à faire jaillir la pulpe gélatineuse dans la bouche à partir de l'orifice pédonculaire.

Législation française[modifier | modifier le code]

En France, il fut prohibé en 1935 comme cinq autres cépages du même groupe : le clinton, l'herbemont, l'isabelle, le jacquez et l'othello.

La culture de ces six cépages a été interdite officiellement pour des raisons sanitaires. En effet, le taux de méthanol contenu dans le vin issu de ces cépages est plus élevé que dans celui de Vitis vinifera. Ce taux plus élevé est attesté par des études, bien qu'il ne soit pas « substantiellement plus élevé » que dans les autres vins[1]. Outre le cépage utilisé, le procédé de vinification a également une influence importante sur le taux de méthanol. Dans tous les cas, seule la fermentation du jus de raisin peut produire le méthanol ; on peut donc manger le raisin ou boire le jus sans risque.

Outre des raisons de santé publique, le contexte politico-économique du début du XXe siècle, notamment la surproduction, a pu participer à remettre en question la culture de ces cépages.

Le décret (code du vin) qui interdisait ces cépages a été abrogé le 6 septembre 2003[2]. Aujourd'hui, le cépage a pratiquement disparu. On le trouve quelquefois chez des particuliers établi en treilles. Le lien entre noah et « vin qui rend fou » ou « qui rend aveugle » est actuellement encore bien présent dans la culture du monde rural de nombreuses régions vinicoles françaises.

Comme géniteur, le noah a beaucoup servi aux hybrideurs du XIXe siècle tels que François Baco, Bertille Seyve, Pierre Castel, Fernand Gaillard et Albert Seibel. L'obtention la plus connue est le baco blanc.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Galet : Dictionnaire encyclopédique des cépages Hachette Livre, 1re édition 2000 (ISBN 2-0123633-18)

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]