No man's land
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Un no man’s land est une expression anglaise signifiant « terre de personne » et désignant une zone non habitée située par exemple entre deux frontières ou deux lignes de front.
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Exemples de no man's land[modifier]
Pendant la Première Guerre mondiale, c'était la zone située après les barbelés entre les deux tranchées opposées. Un no man’s land a ainsi été établi sur le front de l'Ouest pendant les guerres de tranchées.
Le no man’s land indique que toute présence humaine dans cet espace est considérée comme une agression : tout intrus sera abattu par l'une ou l'autre des factions. Par extension, elle désigne depuis toute zone de conflit armé où les factions occupent des positions opposées et figées ; l’expression consacrée et préférée dans ce dernier cas étant zone démilitarisée.
Un no man’s land existait et constituait une partie des mesures de sécurité du rideau de fer entre l’Occident et le bloc de l'Est une zone interdite de 5 km à l'arrière de celui-ci, lors de la Guerre froide, avant la chute du mur de Berlin[1][réf. incomplète]. Le mur de Berlin comportait lui aussi physiquement un no man’s land, qui a été perfectionné après sa construction (en une nuit), avec un mur côté RFA et mur côté RDA. Ce dernier était gardé par des gardes des régimes communistes qui tentaient d'arrêter ou d'abattre toute personne étant dans la zone entre ces deux murs.
Un des derniers no man’s land restant est la Zone coréenne démilitarisée de 4 km de large qui sépare les deux Corées.
La zone située entre les frontières marocaine et mauritanienne, dans le sud du Sahara Occidental, est également un no man’s land; cette zone situé entre le mur de défense marocain et la frontière officiel avec la Mauritanie est caractérisé par l'absence de toute autorité souveraine. Aucun balisage n'est prévu, ni de goudron, et il arrive souvent que des touristes s'y perdent ou s'ensablent. Il y aurait encore des mines anti-personnel à certains endroits.[réf. nécessaire]
Micronation[modifier]
Niemandsland qui signifie No Man’s Land en allemand est une micronation virtuelle constituée par l'artiste Christian I. Peintner pour forcer les gouvernements allemands, suisse et autrichien à clarifier le statut d'un territoire contesté situé près du Lac de Constance.
Sens figuré[modifier]
Dans le langage courant, un no man’s land peut désigner un sujet (juridique, scientifique, etc.) où personne ne s'est encore aventuré à prendre une décision parce que gouverné par des intérêts opposés mais de validité équivalente. C'est ainsi le titre d'une exposition d'art contemporain qui s'est déroulée dans les anciens locaux de l'Ambassade de France à Tokyo de novembre 2009 à février 2010 ('No_man's_land_exposition).
Sources[modifier]
Voir aussi[modifier]
Références[modifier]
Bibliographie[modifier]
- Gilbert Joseph, L’affrontement, la drôle de guerre aux frontières de l’Est, Albin Michel, 1987 (ISBN 2226028331)