Noëllet

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Noëllet
Mairie de Noëllet.
Mairie de Noëllet.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Maine-et-Loire
Arrondissement Segré
Canton Pouancé
Intercommunalité Communauté de communes de la région de Pouancé-Combrée
Maire
Mandat
Régis Richard
2014-2020
Code postal 49520
Code commune 49226
Démographie
Gentilé Noëlletain, Noëlletaine
Population
municipale
449 hab. (2011)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 41′ 40″ N 1° 05′ 25″ O / 47.6944444444, -1.09027777778 ()47° 41′ 40″ Nord 1° 05′ 25″ Ouest / 47.6944444444, -1.09027777778 ()  
Altitude 40 m (min. : 33 m) (max. : 104 m)
Superficie 15,4 km2
Localisation

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Noëllet est une commune française, située dans le département de Maine-et-Loire en région Pays de la Loire.

Ancienne paroisse rurale, traversée par des populations humaines dès la Préhistoire, elle deviendra un haut lieu de la chouannerie dans le Haut-Anjou. Son économie est centrée sur l'élevage et l'agriculture. Elle subira de plein fouet l'exode rural au XXe siècle, perdant les deux tiers de ses habitants.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le Haut-Anjou.

Rose des vents Armaillé Vergonnes Combrée Rose des vents
N
O    Noëllet    E
S
Saint-Michel-et-Chanveaux Le Tremblay Le Tremblay

Topographie, géologie, relief[modifier | modifier le code]

Noëllet fait partie de l'unité paysagère du Segréen, et plus particulièrement de la sous-unité paysagère du Pouancéen, qui se caractérise par un paysage vallonné, aux ondulations orientées d'est en ouest où le maillage bocager tend à se densifier au fur et à mesure que l'on descend dans les vallons[1]. Au niveau géologique, la commune se trouve sur un terrain schisteux, de formation silurienne provenant du massif armoricain.

La gros du territoire de la commune commence au nord à une altitude d'environ 55 mètres, pour descendre progressivement jusqu'à 47 mètres. Le relief remonte ensuite légèrement, vers 60 mètres, puis redescend au niveau de la Nymphe et reste constant, environ 40-45 mètres, avant de remonter plus au sud pour atteindre progressivement 95-100 mètres au lieu dit « la Bataille »[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de Maine-et-Loire.

La région du Haut-Anjou est caractéristique de la «douceur angevine»[3]. Le climat de Maine-et-Loire étant un climat de transition entre le climat océanique de la côte atlantique et le climat continental de la Touraine[4], les hivers y sont doux et les étés agréables. À l'arrivée des perturbations venant de l'océan, le Haut-Anjou et Noëllet sont en première ligne. Le nombre de jours de précipitation y oscille entre 140 et 150 par an[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Au nord de la commune, la Verzé traverse Noëllet d'ouest en est. Le ruisseau de la Nymphe fait de même plus au sud, rejoint par le ruisseau de Pihembert, qui forme la frontière ouest avec Saint-Michel-et-Chanveaux. D'autres ruisseaux la rejoignent. Un série d'étangs se situent au sud-ouest du bourg, vestiges de l'exploitation du calcaire pour les fours à chaux[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La paroisse de Noëllet est nommée pour la première fois dans un cartulaire, vers 1036-1056, sous le nom de « Noelet ». Au cours du XIe siècle, elle va être nommée à plusieurs reprises, sous des désignations différentes: « Noeletum » (1056-1060, « Noiletum » (1060-1067) et « Noilet » (1070-1080). Au XIIe siècle, elle sera mentionnée sous « Nuiletum » ou « Noieletum ». Sous l'Ancien Régime, le nom évolue encore et finit par se rapprocher de la dénomination actuelle. On trouve ainsi « Nouellet » ou « Noellet » en 1600, « Noyellet » en 1620, et vers la fin du XVIIIe siècle, l'orthographe définitive n'est pas encore arrêtée: « Noslet », « Noilet » ou « Noelet »[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Une présence ou un passage de population humaine sur le territoire est attesté par 12 haches polies trouvées au sud de la commune. En 1944, 32 haches à talons de l'âge du bronze moyen, de type armoricain, sont découvertes[5].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Dès le XIIe siècle, le territoire de Noëllet constitue un fief qui donne son nom à une famille de chevalerie. La terre est réunie pendant le XIVe siècle à la seigneurie de Combrée[5].

Ancien Régime[modifier | modifier le code]

Le 18 décembre 1674, le chapitre religieux de Saint-Maimboeuf d'Angers fait don à la paroisse d'une relique du saint, un os du bras nommé « os du coude de saint Maimboeuf ». En 1707, une épidémie de dysenterie qui ravage tout le Haut-Anjou tue 238 personnes. Avant la Révolution, les cultures sont faibles, principalement du seigle et de l'orge. Les rivières ne sont pas entretenues. La paroisse relevait du grenier à sel de Pouancé[5].

Révolution[modifier | modifier le code]

Le prêtre de Noëllet décide de prêter serment, mais est égorgé par les chouans en 1794 avec le maire. Les vicaires desservants la paroisse refusent de prêter serment et s'enfuient ou sont déportés. La population se range globalement du côté de la chouannerie, certains habitants prenant part au combat des Rochettes à La Prévière avec les habitants d'autres paroisses[5].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle voit la construction des fours à chaux sur la commune. En 1839, une mairie-école est construite, la municipalité quittera ses locaux pour l'ancien presbytère en 1977. L'église est en partie reconstruite, la nef et le clocher étant terminés en 1873. On trouvait autrefois 7 moulins à eaux, une tannerie et 4 moulins à vent[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Armaillé est située dans le canton de Pouancé, arrondissement de Segré, dans le département de Maine-et-Loire. La commune comptant moins de 500 habitants, son Conseil municipal est constitué de 11 élus.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 mars 2014 Daniel Brillet    
mars 2014 en cours Régis Richard[6]    
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune adhère, comme les autres communes du canton de Pouancé, à un Syndicat intercommunal à vocation multiple (SIVM) créé en 1966. Celui-ci devient la Communauté de communes de la région de Pouancé-Combrée en 1995[7].

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 449 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
500 655 826 797 805 812 897 905 919
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
885 903 983 944 943 967 995 974 923
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
908 843 743 734 728 733 702 737 639
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011
573 543 494 451 393 369 365 421 449
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (28,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (21 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,1 % contre 48,4 % au niveau national et 48,6 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 16,7 %, 15 à 29 ans = 20,5 %, 30 à 44 ans = 20,5 %, 45 à 59 ans = 14,4 %, plus de 60 ans = 27,9 %) ;
  • 48,9 % de femmes (0 à 14 ans = 19,4 %, 15 à 29 ans = 16 %, 30 à 44 ans = 17 %, 45 à 59 ans = 18 %, plus de 60 ans = 29,6 %).
Pyramide des âges à Noëllet en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,5 
10,7 
75 à 89 ans
9,2 
17,2 
60 à 74 ans
19,9 
14,4 
45 à 59 ans
18,0 
20,5 
30 à 44 ans
17,0 
20,5 
15 à 29 ans
16,0 
16,7 
0 à 14 ans
19,4 
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,2 
6,3 
75 à 89 ans
9,2 
11,8 
60 à 74 ans
13,0 
19,9 
45 à 59 ans
19,4 
20,6 
30 à 44 ans
19,5 
20,3 
15 à 29 ans
19,1 
20,6 
0 à 14 ans
18,6 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Seule une école publique dépendant de l'académie de Nantes accueille les enfants de maternelle et primaire. Les collèges se trouvent à Pouancé et les lycées se situent à Châteaubriant ou Segré.

Santé[modifier | modifier le code]

Il n'y a pas de médecin ni d'infirmier installé à Noëllet. Les plus proches sont basés à Pouancé ou Combrée, et l'hôpital est à Pouancé. Les cliniques les plus proches se situent à Segré, de même que le service maternité.

Autres équipements, commerces et tourisme[modifier | modifier le code]

La commune dispose pour unique équipement sportif d'un terrain de football, d'une bibliothèque pour équipement culturel et d'une salle communale en location. On y trouve en unique commerce une supérette et un bar-tabac[12]. Pour le tourisme, la commune est affiliée au Syndicat d'Initiative du Haut-Anjou Pouancéen, syndicat intercommunal. Un gîte rural se trouve sur la commune[13].

Économie[modifier | modifier le code]

Selon l'INSEE, la commune comptait en 2009, hors exploitations agricoles, cinq entreprises dont deux dans la construction, deux dans le commerce, le transport, la réparation automobile et les services divers, et une dans l'administration publique, l'enseignement, la santé et l'action sociale. L'ensemble emploie une quinzaine de salariés[14].

On comptait 30 exploitations agricoles en 2000[14]. Le nombre d'exploitations a diminué entre 1988 et 2000, passant de 48 à 30, la superficie cultivée baissant également, de 1 471 hectares (moyenne 31 hectares par exploitation) à 1 191 hectares (40 hectares par exploitation). Vingt-cinq exploitations élevaient des bovins, le nombre de tête baissant légèrement de 2 636 à 2 323 entre 1988 et 2000, et dix-neuf des volailles, dont le nombre augmente de 3 581 à 4 362 sur la même période[14].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

On trouve sur la commune plusieurs anciens châteaux ou logis. Un logis du XVIe siècle et XVIIIe siècle avec étage et tourelle d'escalier, se trouve dans le bourg. Le château de la Houssaudière, du XVIIe siècle, est une ancienne maison noble, reconstruite au XIXe siècle. Le château de la Jaille, qui relevait autrefois d'Armaillé, est une ancienne demeure noble, qui autrefois était totalement enclos et protégé par cinq tours[15].

Des anciennes industries de la commune ne reste plus qu'un ancien moulin à vent et les bâtiments des fours à chaux de Prévault[15].

L'église Saint-Mainboeuf a été construite au XIXe siècle, entre 1852 et 1873. Pendant la Révolution, elle sert de caserne et d'écurie, une des ses cloches étant même fondue à Segré pour la transformer en monnaie. Dans l'église se trouve l'ancien reliquaire de l'« os du coude » de saint Mainboeuf, ainsi qu'un vitrail datant de 1946, réalisé par Gabriel Loire[16].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Page 164 de l’Atlas des paysages de Maine-et-Loire par le département de Maine-et-Loire, la DIREN Pays de la Loire et la DDE Maine-et-Loire, éd. Le Polygraphe, 01/2003, 205 pp., (ISBN 2-909051-22-6)
  2. a et b « Noëllet », sur geoportail.fr (consulté le 15 mars 2011)
  3. a et b Douceur angevine
  4. Comité départemental météorologique
  5. a, b, c, d, e et f Dictionnaire historique, géographie et biographique de Maine-et-Loire, Célestin Port, éd. 1996
  6. Ouest-France, Le nouveau conseil municipal est installé, article du 31 mars 2014
  7. « Communauté de Communes de la région de Pouancé-Combrée », sur cc-pouance-combree.fr (consulté le 3 mars 2011)
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  10. « Évolution et structure de la population à Noëllet en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 4 juin 2011)
  11. « Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 4 juin 2011)
  12. « Noëllet », sur Communauté de Commune de la région Pouancé-Combré (consulté le 5 mars 2011)
  13. « Hébergement », sur tourismepouanceen.wifeo.com (consulté le 3 mars 2011)
  14. a, b et c « Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007) », sur Insee (consulté le 4 juin 2011)
  15. a et b Jean-Luc Flohic (dir.), Aude Guiheneuc et Rémy Toulouse, Le Patrimoine des communes de Maine-et-Loire, 2001, pp.1030-1031
  16. Jean-Luc Flohic op. cit., p.1032