Nkongsamba

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Nkongsamba
Administration
Pays Drapeau du Cameroun Cameroun
Région Littoral
Département Moungo
Démographie
Population 250 000 hab. (est. 2001)
Géographie
Coordonnées 4° 57′ N 9° 56′ E / 4.95, 9.934° 57′ Nord 9° 56′ Est / 4.95, 9.93  
Altitude 870 m
Localisation

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Nkongsamba

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Nkongsamba est une ville du Cameroun. Située à 145 kilomètres de Douala et à 370 kilomètres de Yaoundé soit 6 heures de route, Nkongsamba est un grand centre agricole avec la culture et la commercialisation du café comme activités principales. Blotties dans une cuvette triangulaire et délimitée par des monts fascinants qui sont des cratères volcaniques déchiquetés : Manengouba avec 2 400 mètres, Nlonako et Koupé, où aux dires des villageois habitent les dieux protecteurs de la région.

La principale activité industrielle à Nkongsamba est le décorticage du café. C’est une activité saisonnière qui permet aux habitants de générer leurs revenus sur une moitié de l’année, l’autre moitié étant consacrée aux activités diverses comme la culture du mais, de l’huile de palme et du petit commerce. Après avoir été la troisième ville du Cameroun dans les années 1960,70 et 80, Nkongsamba a connu une longue agonie due principalement à la chute des cours du café. Mais depuis le début des années 2000, une renaissance est perceptible. Les infrastructures se reconstruisent. Des grands projets de développement voient le jour comme le Nlonako Valley (www.nlonakovalley.org). Une radio a été créée pour stimuler la relance de la ville mythique. Un autre grand symbole des années de gloire de la ville, l'équipe de football l'Aigle de Nkongsamba, sort aussi de son long sommeil.

Côté éducation, la ville de Nkongsamba possède une centaine d'écoles maternelles et primaires (environ 30 000 écoliers) et une dizaine d’établissements du second degré (on estime à 14 000 le nombre d'élèves du secondaire). Le Lycée du Manengouba, le Lycée Bilingue de Nkongsamba et le collège Ste Jeanne d’Arc comptent parmi les établissements de grande renommée sur toute l’étendue du territoire camerounais.

En plus des établissements d’enseignement secondaire, Nkongsamba possède une école de formation des enseignants du secondaire (ENIEG), l'Institut Supérieur de Management du Manengouba (ISMAM), l'Institut des Beaux Arts (IBA) et l'École supérieure de formation des infirmiers d'État. Nkongsamba prend petit à petit des allures de ville universitaire.

Après la construction du chemin de fer dans la ville en 1912 par les Allemands, le nom de Nsamba fut donnée à cette dernière par l’administration allemande. Occupé par les Anglais en 1914, la ville passe sous le contrôle français en 1916 avant de devenir un centre administratif en 1923, succédant ainsi à Baré.

Nkongsamba était le terminus du chemin de fer, partant de Douala en passant par Mbanga avec un embranchement sur Kumba.

Estimée à environ 250 000 habitants en 2008, la population de Nkongsamba est un mélange de diverses ethnies camerounaises. À côté des auchtones, les Mbos, on retrouve entre autres les Bamilékés, les Tikars, les Peuhls et les Bororos.

Nkongsamba est le chef-lieu du Moungo dans la région du Littoral[1].

Les chutes d’Ekom[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Chutes d'Ekom Nkam.

À environ 30 kilomètres de Nkongsamba, sur la route de l'Ouest, entre Nkongsamba et Melong, on prend une piste de 11 kilomètres qui mène au village d'Ekom où l'on peut voir de très belles chutes. Le Nkam qui fait la frontière entre les provinces du Littoral et de l'Ouest se jette d'une hauteur de 80 m.

Les chutes d'Ekom ont servi de décor au film Greystoke, la légende de Tarzan avec Christophe Lambert.

Le Massif du Manengouba[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mont Manengouba.

Le massif du Manengouba est un site naturel réputé. Formé par d'anciens volcans, il se prête à de courtes randonnées. Depuis les villages où se cultive le café, on monte en quelques heures au cœur du massif où vivent les éleveurs Bororos. Il n'est pas rare de voir un tel partage de l'espace. Les cultivateurs occupent les plaines et les premiers contreforts, les éleveurs (d'ethnie peul) s'installent plus haut.

Cet ancien volcan fait partie de la dorsale volcanique occidentale, comme le Mont Cameroun et les Monts Bamboutos. Il domine de ses 2 411 mètres d'altitude.

Au sommet, la végétation luxuriante disparait pour laisser place à des collines verdoyantes

On y trouve aussi deux lacs de cratères, où l’on peut se baigner.

Le lycée du Manengouba[modifier | modifier le code]

Établissement sécondaire de l'enseignement général, le lycée du Manengouba est l'un des plus prestigieux établissements du Cameroun.

Évêché[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Loi no 2004/019 du 22 juillet 2004 fixant les règles applicables aux régions, lire en ligne