Nizam al-Mulk

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Nizam al-Mulk (arabe نظام الملك (Niẓām 'al-Mulk), farsi نظام‌الملک (Nezâm-ol-Molk) : « ordre du royaume »), grand politicien, vizir des sultans seldjoukides Alp Arslan et Malik Shah Ier. Il est né le 4 avril 1018 à Noqan près de Tus (Iran) et mort assassiné en 1092[1]. Il descend d'une importante famille de propriétaires fonciers[1], fonctionnaires iraniens ayant servi sous les Ghaznévides.

Il commença sa carrière en tant que fonctionnaire des Ghaznévides[1], avant d'entrer en 1063 au service d'Alp Arslan lorsque celui-ci accéda au trône, et devint le tuteur de son fils Malik Shah Ier en 1072 après l'assassinat du premier et l'intronisation du second, alors âgé de 17 ans.

Il réorganise le sultanat après l'arrivée des Turcomans. Il paye les troupes en attribuant des revenus fiscaux. Il fonde et généralise la madrasa afin d'allier les ulémas à la gestion de l'État. La madrasa se développe dans plusieurs villes en tant qu'institution et sert à la diffusion du droit sunnite et des sciences telles que les mathématiques et l'astronomie. cette tendance à diffuser une doctrine religieuse par des moyens intellectuels et éducatifs fut inspirée plus tôt par les missionnaires Fatimides. La première fut la Nizamiya de Bagdad, dans laquelle enseigna le penseur musulman Al-Ghazali.

Tombé injustement en disgrâce, il fut tué en 1092 par la secte des Assassins, un ordre politico-religieux commandité par Hasan Sabbah, peut-être à l'instigation du sultan Malik Shah Ier, assassiné trente cinq jours plus tard, mais plus probablement à l'instigation de la seconde épouse de celui-ci qui régna en tant que régente pendant deux ans et lui avait toujours manifesté beaucoup d'hostilité car il favorisait les prétentions à la succession du fils aîné du sultan par sa première épouse contre celles d'un fils de sa seconde femme.

Le Siyâsat Nâmeh[modifier | modifier le code]

Il rédigea un important « traité de gouvernement », le Siyâsat Nâmeh dédié à Malik Shah Ier, dans lequel il expose sa pensée politique. Véritable miroir des princes, l'ouvrage évoque de nombreux évènements historiques afin de montrer au dirigeant les conséquences positives de l’établissement de la justice, et celles négatives de la tyrannie[1]. Ce traité fut rédigé en persan, et fut une des œuvres qui concrétisa la résurgence de la langue néopersane.

Dans la littérature[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d http://www.teheran.ir/spip.php?article1131