Nizam al-Mulk
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Nizam al-Mulk (arabe نظام الملك (niẓām 'al-mulk) : « ordre du royaume »), grand politicien, vizir des sultans seldjoukides Alp Arslan et Malik Shah Ier (vers 1018, Tus, Iran-1092). Il descendait d'une importante famille de fonctionnaires iraniens ayant servi sous les Ghaznévides.
Il entra en 1063 au service d'Alp Arslan lorsque celui-ci accéda au trône et devint le tuteur de son fils Malik Shah Ier en 1072 après l'assassinat du premier et l'intronisation du second, alors âgé de 17 ans.
Il réorganise le sultanat après l'arrivée des Turcomans. Il paye les troupes en attribuant des revenus fiscaux. Il fonde et généralise la madrasa afin d'allier les ulémas à la gestion de l'État. La madrasa se développe dans plusieurs villes en tant qu'institution et sert à la diffusion du droit sunnite et des sciences telles que les mathématiques et l'astronomie. cette tendance à diffuser une doctrine religieuse par des moyens intellectuels et éducatifs fut inspirée plus tôt par les missionnaires Fatimides. La première fut la Nizamiya de Bagdad, dans laquelle enseigna le penseur musulman Al-Ghazali. Il rédigea un important « traité de gouvernement », le Siyasat-nameh dans lequel il expose sa pensée politique. Ce traité fut rédigé en persan, et fut une des œuvres qui concrétisa la résurgence de la langue néopersane.
Il fut tué en 1092 par la secte des Assassins, peut-être à l'instigation de Malik Shah Ier.
[modifier] Voir aussi
- Amin Maalouf évoque Nizam al-Mulk ainsi qu'Omar Khayyâm et Hassan ibn al-Sabbah dans son roman Samarcande (1988).