Nissan GT-R

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la dernière Nissan GT-R. Pour les anciennes Nissan Skyline GT-R, voir Nissan Skyline GT-R.
Nissan GT-R
Nissan GT-R 01.JPG

Constructeur Drapeau : Japon Nissan
Années de production 2007 -
Classe Sportive
Usines d’assemblage Tochigi, Kantō, Japon
Moteur et transmission
Moteur(s) V6 biturbo
Cylindrée 3 800 cm3
Puissance maximale à 6 400 tr/min : 485 (530 depuis 2011, 550 en 2012) ch
Couple maximal à partir de 3 200 tr/min : 583 (612 depuis 2011, 632 en 2012) Nm
Transmission Intégrale
Poids et performances
Poids 1740 kg
Vitesse maximale 325 km/h
Accélération 0 à 100 km/h en 3,5secondes (à 3.2 depuis 2011, 2.9 en 2012)[1] s
Consommation mixte 12,2 L/100 km
Émission de CO2 298 g/km
Châssis - Carrosserie
Carrosseries Coupé
Coefficient de traînée 0.26 (modèle 2012)
Dimensions
Longueur 4 655 mm
Largeur 1 895 mm
Hauteur 1 370 mm
Empattement 2 780 mm
Volume du coffre 315 dm3
Chronologie des modèles
Précédent Nissan Skyline GT-R R34

La Nissan GT-R est une automobile sportive produite depuis 2007 par le constructeur japonais Nissan.

Sommaire

Caractéristiques [modifier]

Une Nissan GT-R exposée lors du Salon de Genève en 2011
Le moteur de la GT-R.
Le poste de conduite de la GT-R.

La GT-R est propulsée par un V6 de 3,8 litres bi-turbo, entièrement assemblé à la main[2] et développant 485 ch à 6 400 tr/min et 587 Nm de couple disponibles entre 3 200 et 5 200 tr/min. On notera toutefois que la puissance annoncée est sous-évaluée par rapport à la puissance réellement délivrée par le moteur. Le magazine Sport Auto a ainsi testé sur banc de puissance deux Nissan GTR ; la première a délivré 525 ch[réf. nécessaire] et la seconde, 518[3]. Dans les deux cas, le surplus de puissance excède donc les normes d'homologation européennes, qui prévoient une variation de plus ou moins 5 % maximum.

La GTR est équipée d'une boîte robotisée à double embrayage à six rapports spécialement développée pour elle, et d'une transmission intégrale à répartition variable (appelée « ATTESA ET-S »), se comportant comme une propulsion en temps normal, avec la possibilité d'envoyer du couple aux roues avant en cas de perte d'adhérence.

L'amortissement est assuré par des amortisseurs Bilstein réglables sur trois positions. Grâce au système dit « Launch control », l'accélération de 0 à 100 km/h est annoncée en 3 s[4] – performance qui a valu à la GT-R d'entrer dans le livre des records en tant que voiture « quatre places de production la plus rapide du monde sur le 0 à 100 km/h[5] ». Le 400 mètres départ arrêté est mesuré en 12,1 secondes et le 1 000 mètres départ arrêté, en 21,9 secondes[6] – des performances équivalentes à celles d'une Ferrari F40[5]. La vitesse de pointe atteint 310 km/h, ce qui en fait une des voitures à quatre places de série les plus rapides du monde.

La Porsche 911 Turbo type 997 est la concurrente visée par la GT-R, deux fois moins coûteuse. La GT-R a d'ailleurs amélioré le temps de la 911 Turbo d'un peu plus de 11 secondes sur la Nordschleife.

En 2011, Nissan propose une nouvelle version de la GT-R. Les évolutions esthétiques sont discrètes, avec entre autres des feux de jour en LED. Par contre, les performances annoncées progressent avec une vitesse maximale de 315 km/h ainsi que le 0 à 100 km/h abattu en 2,8 secondes. Tout cela est rendu possible grâce aux améliorations apportées au moteur, qui revendique à présent une puissance de 530 chevaux, un Cx abaissé à 0,26 au lieu de 0,27 et des suspensions retravaillées[7].

La version 2012 de la Nissan GT-R, dont la puissance annoncée est portée à 550 chevaux pour un couple de 632 Nm, est créditée d'un temps 2,8 secondes pour le 0 à 100 km/h avec le mode launch-control.

La version 2013 reste à 550 chevaux mais réalise le 0 à 100 km/h en 2.7 secondes[8].

En compétition [modifier]

Nissan étant un constructeur plutôt généraliste, la GT-R sort un peu trop de l'idée qu'on peut se faire de cette marque. Depuis les générations de GT-R antérieures, Nissan développe donc des voitures de course sur la base des GT-R, et la R35 ne déroge pas à la règle. Sur la génération R35, toutes les versions de compétition passent en propulsion seule, abandonnant la transmission intégrale très souvent prohibée en sport automobile.

Courses GT [modifier]

Deux versions de GT-R sont apparues en GT.

La première était dédiée au Mans, pour rouler dans la catégorie GT1. Apparue en 2009, la Nissan GT-R GT1 participait à ses premières compétitions dans des événements plutôt "libres", afin de parfaire sa préparation pour le Mans. Malheureusement, la catégorie GT1 disparaissait des 24h du Mans, et la Nissan n'avait donc plus de championnat où rouler dans l'état. La GT-R trouvé refuge en championnat du monde FIA GT, où les GT1 étaient acceptées avec quelques modifications. Elle y remporta le championnat en 2011.

La deuxième version apparue en 2012, est dédiée au GT3, catégorie assez libre où les voitures doivent garder quelques caractéristiques de série, où les performances sont équilibrées par une BOP (Balance Of Performances). Cette catégorie est plutôt tournée vers les équipes client, et non les usines. Nissan développa donc une nouvelle GT-R GT3, basée sur la GT-R GT1 baptisée R35 GT-R Nismo GT3. En manque de performances et donc de clients en 2012, Nissan, et son équipe de développement JRM, améliorèrent la GT-R GT3 pour 2013, année où la clientèle commença à arriver.

Super GT [modifier]

Nissan GT-R GT500
Calsonic Impul GT-R 2011 Super GT Fuji 250km.jpg

Constructeur Drapeau : Japon Nissan
Années de production 2008 - 2013
Classe GT500
Moteur et transmission
Moteur(s) VK45DE en 2008 et 2009 puis VRH34A tout deux en V8
Position du moteur Avant
Cylindrée 4 500 en 2008 et 2009 puis 3 400 cm3
Puissance maximale plus de 500 ch
Transmission Arrière
Boîte de vitesses 6 rapports (+ marche arrière)
Poids et performances
Poids 1100 kg
Vitesse maximale environ 280 km/h
Châssis - Carrosserie
Carrosseries Coupé
Dimensions
Largeur 2 000 mm
Chronologie des modèles
Précédent Nissan 350Z GT500

En 2008, Nissan remplaça la vieillissante 350Z du Super GT500 par sa nouvelle Nissan GT-R. La GT-R R35 Super GT500 fut conçue pour correspondre au règlement châssis 2009, qui autorisait et obligeait les Super GT500 à conserver certaines parties de carrosserie de la voiture d'origine. la GT-R fut d'abord équipée du moteur VK45DE, atmosphérique de 4,5L de cylindrée, puis en 2010 du VRH34A a suite au changement de réglementation moteur. Avec le changement de réglementation pour la saison 2014, la production sera stoppée fin 2013.

En 2008, pour sa première saison, la Nissan GT-R officielle engagée par Nismo, portant son numéro porte bonheur, le 23, remporta le titre avec 3 victoires, plus une victoire pour la GT-R #24, une de la #3 et deux pour la #12. Nissan n'a laissé filer que 2 victoires cette saison.

Notes et références [modifier]

  1. Valeur atteinte uniquement en utilisant le système Launch Control
  2. (fr) Camille Pinet, « Nissan GT-R - Galerie d'images, vignette n°34 », sur Le Quotidien Auto.com. Mis en ligne le 30/07/2009, consulté le 21/06/2010
  3. (fr) Julien Diez, « Le loup blanc », supertest de la Nissan GT-R dans Sport Auto, numéro 586, novembre 2010, page 58
  4. (fr) Camille Pinet, « Nissan GT-R : trop facile ! – Page 1 », sur Le Quotidien Auto.com. Mis en ligne le 30/07/2009, consulté le 01/11/2010
  5. a et b (fr) Julien Diez, « Le loup blanc », supertest de la Nissan GT-R dans Sport Auto, numéro 586, novembre 2010, page 61
  6. (fr) Julien Diez, « Le loup blanc », supertest de la Nissan GT-R dans Sport Auto, numéro 586, novembre 2010, page 62
  7. (fr) Stéphane Lémeret, « La porsche japonaise », essai nouveauté dans Auto-trends, numéro 191, mai 2011, pages 54 à 57
  8. (fr) Patrick Garcia, « La Nissan GT-R 2013 débarque en Europe », sur Caradisiac.com. Mis en ligne le 11/01/2013, consulté le 06/04/2013

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :