Nissan GT-R

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la dernière Nissan GT-R. Pour les anciennes Nissan Skyline GT-R, voir Nissan Skyline GT-R.
Nissan GT-R
Nissan GT-R

Marque Drapeau : Japon Nissan
Années de production depuis 2007
Classe Super sportive
Usine(s) d’assemblage Drapeau du Japon Tochigi, Kantō
Moteur et transmission
Énergie Essence
Moteur(s) V6 biturbo à 60 °
VR38DETT
Position du moteur longitudinale avant
(boîte de vitesses à l'arrière)
Cylindrée 3 799 cm3
Puissance maximale à 6 400 tr/min :

depuis 2007 : 485 ch
depuis 2011 : 530 ch
depuis 2012 : 550 ch
Couple maximal de 3 200 à 5 200 tr/min :

depuis 2007 : 583 nm
depuis 2011 : 612 nm
depuis 2012 : 632 Nm
Transmission Intégrale + différentiels autobloquants
ABS + EBD + BA
Boîte de vitesses boîte de vitesses robotisée à double embrayage
(à six rapports)
Poids et performances
Poids à vide 2009 : 1 740 kg
2011 : 1 780 kg
2012 : 1 780 kg
Vitesse maximale 2009 : 310 km/h
2011 : 315 km/h
2012 : 318 km/h
Accélération 0 à 100 km/h en 3,5 s (launch control) 3.3 s
Consommation mixte 11.8 L/100 km
Consommation 20.6
Émission de CO2 275 g/km
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Coupé
Châssis « Premium Midship » (PM)
monocoque en aluminium
Coefficient de traînée 0.26 (modèle 2012)
Suspensions Bilstein Damptronic à 3 positions + barre anti-roulis
AV : triangles superposés
AR : multibras
Direction à crémaillère, assistance variable
Freins Disques Brembo ventilés percés
AV : 390 mm à 6 pistons
AR : 380 mm à 4 pistons
Dimensions
Longueur 4 670 mm
Largeur 1 895 mm
Hauteur 1 370 mm
Empattement 2 780 mm
Voies  AV/AR 1 590 mm  / 1 600 mm
Volume du coffre 315 dm3
Chronologie des modèles
Précédent Nissan Skyline GT-R R34 Nissan skyline GT-R R35 Suivant

La Nissan GT-R est une automobile sportive produite depuis 2007 par le constructeur japonais Nissan.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Une Nissan GT-R exposée lors du Salon de Genève en 2011
Le moteur de la GT-R.
Le poste de conduite de la GT-R.

Généralités[modifier | modifier le code]

La GT-R est propulsée par un V6 de 3,8 litres bi-turbo, entièrement assemblé à la main[1] et développant une puissance de 485 ch à 6 400 tr/min et un couple de 587 Nm, disponible entre 3 200 et 5 200 tr/min. On notera toutefois que la puissance annoncée est sous-évaluée par-rapport à la puissance réellement délivrée par le moteur. Le magazine Sport Auto a ainsi testé sur banc de puissance deux Nissan GTR : la première a délivré 525 ch[réf. nécessaire] et la seconde, 518[2]. Dans les deux cas, le surplus de puissance excède donc les normes d'homologation européennes, qui prévoient une variation de plus ou moins 5 % maximum.

La GTR est équipée d'une boîte de vitesses robotisée à double embrayage à six rapports, spécialement développée pour elle, et d'une transmission intégrale à répartition variable. Appelée « ATTESA ET-S », cette dernière se comporte comme une propulsion en temps normal mais offre la possibilité d'envoyer du couple vers les roues avant en cas de perte d'adhérence. L'amortissement est assuré par des amortisseurs Bilstein réglables sur trois positions.

Performances[modifier | modifier le code]

Grâce au système dit « Launch control », l'accélération de 0 à 100 km/h est annoncée en 3,3 s[3], performance qui a valu à la GT-R d'entrer dans le livre des records en tant que voiture « quatre places de production la plus rapide du monde sur le 0 à 100 km/h »[4]. Le 400 m départ-arrêté est mesuré en 12,1 s et le 1 000 m départ-arrêté, en 21,9 s[5], des performances équivalentes à celles d'une Ferrari F40[4]. La vitesse de pointe atteint 310 km/h, ce qui en fait l'une des voitures à quatre places de série les plus rapides du monde.

La Porsche 911 Turbo type 997 est précisément la concurrente visée par la GT-R, deux fois moins coûteuse. La GT-R a d'ailleurs amélioré le temps de l'allemande d'un peu plus de 11 secondes sur la Nordschleife.

En 2011, Nissan propose une nouvelle version de la GT-R. Les évolutions esthétiques sont discrètes, avec entre-autres des feux de jour à LED. Par-contre, les performances annoncées progressent, avec une vitesse maximale de 315 km/h ainsi que le 0 à 100 km/h abattu en 3,5 s. Tout cela est rendu possible grâce aux améliorations apportées au moteur, qui revendique à-présent une puissance de 530 ch, un Cx abaissé à 0.26 au lieu de 0.27 et des suspensions retravaillées[6].

La version 2012 de la Nissan GT-R, dont la puissance annoncée est portée à 550 ch pour un couple de 632 Nm, est créditée d'un temps 3,4 s pour l'exercice du 0 à 100 km/h, avec le mode launch-control. La version 2013 reste à 545 ch, mais réalise le 0 à 100 km/h en 3.3 s[7].

En compétition[modifier | modifier le code]

Nissan étant un constructeur plutôt généraliste, la GT-R sort un peu trop de l'idée qu'on peut se faire de cette marque. Depuis les générations de GT-R antérieures, Nissan développe donc des voitures de course sur la base des GT-R, et la R35 ne déroge pas à la règle. Sur la génération R35, toutes les versions de compétition passent en propulsion seule, abandonnant la transmission intégrale très souvent prohibée en sport automobile.

Courses GT[modifier | modifier le code]

Deux versions de GT-R sont apparues en GT.

GT-R GT1

La première était dédiée au Mans, pour rouler dans la catégorie GT1. Apparue en 2009, la Nissan GT-R GT1 participait à ses premières compétitions dans des événements plutôt "libres", afin de parfaire sa préparation pour le Mans. Malheureusement, la catégorie GT1 disparaissait des 24h du Mans, et la Nissan n'avait donc plus de championnat où rouler dans l'état. La GT-R trouvé refuge en championnat du monde FIA GT, où les GT1 étaient acceptées avec quelques modifications. Elle y remporta le championnat en 2011.

GT-R GT3 à Sugo lors d'un meeting de Super GT en 2012

La deuxième version apparue en 2012, est dédiée au GT3, catégorie assez libre où les voitures doivent garder quelques caractéristiques de série, où les performances sont équilibrées par une BOP (Balance Of Performances). Cette catégorie est plutôt tournée vers les équipes client, et non les usines. Nissan développa donc une nouvelle GT-R GT3, basée sur la GT-R GT1 baptisée R35 GT-R Nismo GT3. En manque de performances et donc de clients en 2012, Nissan, et son équipe de développement JRM, améliorèrent la GT-R GT3 pour 2013, année où la clientèle commença à arriver.

Super GT[modifier | modifier le code]

GT-R GT500 2008 / 2013[modifier | modifier le code]

Nissan GT-R[8]

Nissan GT-R

GT-R du team Xanavi Nismo championne en 2008

Présentation
Constructeur Drapeau : Japon Nissan
Spécifications techniques
Châssis Monocoque carbone
Suspension avant doubles triangles
Suspension arrière doubles triangles
Nom du moteur VK45DE en 2008-2009, VRH34A en 2010-2011 puis VRH34B; tous d'environ 530cv
Cylindrée 4 494 cm3 en 2008 et 2009, puis 3 396 cm3
Configuration V8
Orientation du moteur Longitudinal
Position du moteur Avant
Boîte de vitesses séquentielle
Nombre de rapports 6 rapports (+ marche arrière)
Type GT500
Système de freinage Disques ventillés
Cockpit Fermé
Poids 1100 kg
Dimensions Longueur 4 689 mm - Largeur 1 996 mm - Hauteur 1 100 mm
Pneumatiques Bridgestone, Michelin et Yokohama en fonction des équipes et des saisons
Histoire en compétition
Courses Victoires Pole Meilleur tour
Championnat constructeur 3
Championnat pilote 3

Chronologie des modèles (2008 - 2013)

En 2008, Nissan remplaça la vieillissante 350Z du Super GT500 par sa nouvelle Nissan GT-R. La GT-R R35 Super GT500 fut conçue pour correspondre au règlement châssis 2009, qui autorisait et obligeait les Super GT500 à conserver certaines parties de carrosserie de la voiture d'origine. la GT-R fut d'abord équipée du moteur VK45DE, atmosphérique de 4,5L de cylindrée, puis en 2010 du VRH34A a suite au changement de réglementation moteur. Avec le changement de réglementation pour la saison 2014, la production sera stoppée fin 2013.

La GT-R du team Impul

En 2008, pour sa première saison, la Nissan GT-R officielle engagée par Nismo, portant son numéro porte bonheur, le 23, remporta le titre avec 3 victoires, plus une victoire pour la GT-R #24, une de la #3 et deux pour la #12. Nissan n'a laissé filer que 2 victoires cette saison.

En 2009, les GT-R glaneront le plus de victoires (4 sur 9 manches disputées) mais le titre leur échappera face à la régularité de la Lexus SC430 Petronas TOM'S. Ces victoires seront obtenues pas Nismo avec deux victoires, Hasem Motor Sport (1 victoire) et le Kondo Racing (1 victoire).

En 2010 entra en jeu la nouvelle réglementation imposant un moteur 3,4L en position longitudinale avant. En plus de cela, Honda n'étant plus autorisé à engager sa NSX GT500, une deuxième inconnue rentre en jeu : la Honda HSV-010 GT. Sur les neuf manches au calendrier, dont une hors championnat et une annulée, Nissan n'imposera que deux fois ses GT-R. Ces victoires seront pour le Team Impul et pour le Kondo Racing. La nouvelle arme de Honda a d'entrée de jeu marqué son territoire avec le titre pour le Dome Racing et sa weider Modulo Dome HSV #18.

La GT-R du team Mola championne en 2011 et 2012

À partir de 2011, si la nouvelle hiérarchie semblait avoir été dessinée, un nouveau changement allait chambouler celle ci: la guerre des pneus. Depuis 2009, et l'arrivée de nouveaux pneumaticiens, les manufacturiers pneus se livrent une bataille sans merci pour remporter le titre de champion GT500. Si les pneumaticiens implanté depuis des années avaient conservé un avantage indéniable de par leur expérience du championnat jusqu'en 2010, 2011 marque la fin de cette ère. Avec ses 4 GT-R équipées chez 3 manufacturiers différents, Nissan a mis un maximum de chances de son coté. Avec 5 victoires sur les 8 courses du championnat, Nissan a largement dominé les débats. Si c'est l'équipe Nismo qui remporta le plus de victoires avec 3 succès contre une seule pour les team Impul et Mola, c'est le team Mola qui remporta le titre.

En 2012, la domination des GT-R s'estompe un peu, avec uniquement 3 victoires. Mais une fois de plus, la diversification des pneumatiques utilisés par Nissan leur permettra de remporter le titre, pour la seconde année consécutive. La GT-R du team Mola, avec deux victoires, remporte le championnat. Le team Impul offrira également une victoire à Nissan.

En 2013, les GT-R ont clairement été dominées en performance pure en début de saison par les Honda et les Lexus. Cependant, grâce à une défaillance sur la HSV du Dome Racing en Malaisie, la GT-R du team Impul a réussi à offrir la victoire à Nissan.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Les deux concurrentes en Super GT des Nissan GT-R GT500:

GT-R GT500 2014[modifier | modifier le code]

Nissan GT-R[9]

Nissan GT-R

Première présentation de la voiture à Suzuka

Présentation
Constructeur Drapeau : Japon Nissan
Spécifications techniques
Châssis Monocoque carbone
Cylindrée 2 000 cm3
Configuration Moteur 4 cylindres en ligne turbo à injection directe
Orientation du moteur Longitudinal
Position du moteur Avant
Type GT500
Cockpit Fermé
Pneumatiques Michelin
Histoire en compétition
Courses Victoires Pole Meilleur tour
0 0 0 0
Championnat constructeur 0
Championnat pilote 0

Chronologie des modèles (2014 -)

Présentée lors des 1000km de Suzuka Super GT 2013, la nouvelle Nissan GT-R GT500 défendra les couleurs de Nissan dès 2014 lors des différentes courses du championnat Super GT. Le nouveau règlement entrant en vigueur en 2014 imposant de conserver la carrosserie d'origine et de n'y apporter que certaines modifications dans un cadre très réglementé, cette nouvelle GT-R GT500 ressemble donc bien plus à la GT-R de série que la précédante.

Le règlement 2014 imposant aux véhicules de la catégorie GT500 d'utiliser le règlement DTM, cette GT-R est basée sur la monocoque unique produite par Toray Carbon Magic Co. Cette monocoque est directement tirée du DTM qui impose des moteurs en position longitudinale avant.

Si très peu d'informations circulent sur la motorisation, on sait dors et déjà qu'il s'agira d'un 4 cylindres en ligne 2L turbo, en remplacement des actuels 3,4L atmosphériques. Cette réduction drastique des cylindrées et le passage à un moteur turbo permet d'aligner le Super GT sur la mode actuelle du "down sizing" qui consiste a réduire le poids et la cylindrée tout en augmentant le rendement du moteur afin de conserver des performances similaires. Il reste désormais à savoir quelle puissance développera ce moteur et s'il sera - comme pour la Honda NSX-GT - accouplé à un système hybride. GT500 signifiant Grand Tourisme 500cv, on peut tout de même supposer que ce moteur devrait produire une puissance de cet ordre de grandeur.

Comme sur l'ancienne GT-R GT500, Nismo (pour Nissan Motorsport) est chargé du développement de la voiture.

Saison 2014[modifier | modifier le code]

Pour cette première saison avec le nouveau règlement, Nissan fait dans la continuité. Les équipes sont quasiment inchangées et les partenaires pneumatiques de chaque équipes sont identiques. Par le passé, Nissan a toujours réussi à s'accaparer le titre lors de l'introduction d'un nouveau modèle. L'objectif avoué cette saison est de perpétuer cette série. A noter que Nissan fait confiance à trois des quatre manufacturiers du plateau.

Numéro Team Sponsor titre[10] Pneus Pilote Pilote
12 Impul Calsonic B Hironobu Yasuda Drapeau : Japon Joao Paulo de Oliveira Drapeau : Brésil
23 Nismo Motul M Tsugio Matsuda Drapeau : Japon Ronnie Quintarelli Drapeau : Italie
24 Kondo D'Station Y Daiki Sasaki Drapeau : Japon Michael Krumm Drapeau : Allemagne
46 MOLA S Road M Satoshi Motoyama Drapeau : Japon Masataka Yanagida Drapeau : Japon
Voir aussi[modifier | modifier le code]

Les deux concurrentes en Super GT des Nissan GT-R GT500:

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Camille Pinet, « Nissan GT-R - Galerie d'images, vignette n°34 », sur Le Quotidien Auto.com,‎ 30/07/2009 (consulté en 21/06/2010)
  2. (fr) Julien Diez, « Le loup blanc », supertest de la Nissan GT-R dans Sport Auto, numéro 586, novembre 2010, page 58
  3. (fr) Camille Pinet, « Nissan GT-R : trop facile ! – Page 1 », sur Le Quotidien Auto.com,‎ 30/07/2009 (consulté en 01/11/2010)
  4. a et b (fr) Julien Diez, « Le loup blanc », supertest de la Nissan GT-R dans Sport Auto, numéro 586, novembre 2010, page 61
  5. (fr) Julien Diez, « Le loup blanc », supertest de la Nissan GT-R dans Sport Auto, numéro 586, novembre 2010, page 62
  6. (fr) Stéphane Lémeret, « La Porsche japonaise », essai nouveauté dans Auto-trends, numéro 191, mai 2011, pages 54 à 57
  7. (fr) Patrick Garcia, « La Nissan GT-R 2013 débarque en Europe », sur Caradisiac.com,‎ 11/01/2013 (consulté en 06/04/2013)
  8. http://supergt.net/
  9. http://supergt.net/pages/pg:news_detail/device:pc/ln:en/id:13198 | Communiqué de presse du Super GT lors de la présentation officielle des GT500 2014
  10. http://blog.nissan-global.com/EN/?p=11791

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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