Nishiki-e

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« Deux femmes sur une véranda » de Suzuki Harunobu. Collection de Sammlung H. C. Bechtler, Zurich.

Nishiki-e (錦絵?, « estampe de brocart»), également appelé Edo-e, en référence à la capitale de l'époque, est une des étapes techniques de la mise en couleur des estampes japonaises. Elle fut utilisée principalement dans l'Ukiyo-e.

Origine[modifier | modifier le code]

Les nishiki-e furent inventée vers 1760, puis perfectionnée et popularisée par Suzuki Harunobu, dans un premier temps au travers des e-goyomi (« estampes-calendriers »).
Il est à noter en effet que c'est le goût des riches japonais pour les luxueux egoyomi, ces calendriers sous forme d'estampes destinés à contourner le monopole d'État, qui a permis à Harunobu d'entreprendre les coûteux perfectionnements qui ont mené aux nishiki-e.

Harunobu produisit alors un grand nombre de nishiki-e entre 1765 et sa mort cinq ans plus tard.

Auparavant, le texte était habituellement monochrome, tout comme les illustrations de livres, mais la popularité croissante du ukiyo-e créa une demande pour un nombre de couleurs croissant et une plus grande complexité des techniques.

Cette technique implique des planches de bois multiples, une planche principale portant le dessin proprement dit, puis une pour chaque portion de l'image, permettant d'utiliser un grand nombre de couleurs différentes, et de parvenir à des images très complexes et détaillées. Une planche séparée est gravée et appliquée seulement à la partie de l'image lui correspondant. Des marques nommées kentō (見当?) étaient utilisées pour le positionnement exact de chaque planche.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • (en) Ukiyo-e Caricatures 1842-1905 Base de donnés du département d'études orientales de l'Université de Vienne. Toutes les images de la base de données sont des nishiki-e.