Nina Paley

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Nina Paley

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Nina Paley (2009)

Alias
Nina
Naissance 3 mai 1968 (46 ans)
Urbana, Illinois.
Nationalité Drapeau des États-Unis américaine
Profession Auteur, dessinatrice et animatrice
Autres activités

Nina Paley est une dessinatrice et animatrice américaine née le 3 mai 1968 à Urbana dans l'État de l'Illinois aux États-Unis. Alors qu'elle est largement connue comme artiste et souvent en tant qu'auteur de Nina's Adventures, Fluff, et The Hots, ses récentes productions sont du domaine de l'animation. Elle est également connue pour son engagement pour l'art libre[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Nina Paley est née à Urbana, Illinois, de Hiram et Jean Paley. Son père était professeur de mathématiques à l'université d'Illinois et fut maire d'Urbana. Elle rentra à l'Université d'Illinois, où elle étudia l'art pendant deux ans. En 1988, elle partit à Santa Cruz, où elle commença à écrire et dessiner le comic strip Nina's Adventures. En 1991, elle partit pour San Francisco. En 1995, elle commença à dessiner Fluff, un comic strip à propos d'un chat. En 1998, elle commença à essayer l'animation[2].

En 1999, elle fit le premier film sans camera, Pandorama.

En 2001, elle produit Fetch, un petit cartoon humoristique basé sur les illusions d'optique[3].

Elle enchaina ensuite sur une série basée sur un sujet un peu plus controversé, la surpopulation. La "pièce centrale" de cette série est The Stork, dans lequel un territoire naturel et serein est bombardé jusqu'à la destruction par des cigognes lâchant des bébés encore et encore. Le film est un résumé du conflit entre l'augmentation de la population humaine et l'écosystème dans lequel il doit vivre. Alors que le film de trois minutes et demie mit en colère certains spectateurs, il eut un succès considérable aux festivals, et eu pour effet de lui ouvrir les portes du festival Sundance en 2003.

En 2002, elle partit en Inde, à Trivandrum, où son mari avait trouvé un emploi. C'est lors d'un voyage professionnel à New York concernant sa troisième bande-dessinée, The Hots, que son mari rompit. Elle partit alors pour Brooklyn, New York. Ses problèmes personnels la firent se plonger plus profondément dans le Ramayana, la légende indienne, et l'incita à produire une courte animation qui combine un épisode du Ramayana avec un morceau de blues enregistrée en 1929 par Annette Hanshaw, "Mean To Me"[4].

Dès lors, elle ajouta des épisodes et d'autres éléments pour ce travail, qui est maintenant appelé « Sita Sings the Blues », et dont l'histoire est centré sur la femme de Rāma, Sītā. Beaucoup d'épisodes sont apparus dans de récents festivals d'animation. Le long métrage final a remporté le Cristal (premier prix) au Festival international du film d'animation d'Annecy et a été nominé au Festival International du Film de Berlin le 11 février 2008[5].

Engagement pour l'art libre[modifier | modifier le code]

Elle prend la décision d'embrasser la voie de l'art libre en proposant, fin 2008[6], la distribution de « Sita Sings the Blues » sous une licence libre Creative Commons[note 1]. Cette démarche lui confère, au sein de la communauté du logiciel libre, une certaine popularité qui sera couronnée au printemps 2010 par une interview publiée par la Free Software Foundation[7]. Son succès apparait alors aux yeux de cette communauté comme un symbole de lutte contre la « gestion des restrictions numériques ». Elle milite depuis 2010 pour un mouvement de la culture libre identique à celui dont il est issu[8], et dont la gouvernance repose sur des règles juridiques strictes. C'est dans cette démarche qu'elle dénonce certains facteurs « privateurs de liberté » des licences Creative Commons[note 2] à l'occasion de la conférence de l'Open Knowledge Foundation organisée à Berlin en juillet 2011[9]. Elle prône à cette occasion le lancement d'un mouvement fondé sur des « principes » non négociables dans sa capacité de protéger la construction communautaire, plaçant par la-même l'œuvre au niveau du logiciel, en souhaitant le rassemblement pour que les artistes puissent bénéficier des mêmes libertés que les programmeurs.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Image tirée de Sita Sings the Blues
  • Cancer (1998)
  • Luv Is... (1998)
  • I (heart) My Cat (1998)
  • Pandorama (2000,également connu comme IMAX)
  • FETCH! (2001)
  • The Stork (2002)
  • Goddess of Fertility (2002)
  • Fertco (2002)
  • The Wit and Wisdom of Cancer (2002)
  • Sita Sings the Blues (2003-2008)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Nina Paley, « MY OFFICIAL POSITION ON COPYRIGHT », sur ninapaley.com,‎ 18 mars 2009 (consulté le 26 février 2012)
  2. http://www.ninapaley.com accessed Feb. 2, 2007
  3. http://www.speculist.com/archives/000312.html accessed Feb. 8, 2007
  4. http://www.flashgoddess.com/html/gallery_NinaPaley.html accessed Feb. 8, 2007
  5. http://www.cinemaartscentre.org/february/singstheblues.html accessed Feb. 8, 2007
  6. (en) Nina Paley, « Sita’s Distribution Plan », sur ninapaley.com,‎ 28 décembre 2008 (consulté le 26 février 2012)
  7. (en) FSF Bulletins — Free Software Foundation, « Interview: Nina Paley, by Adrin Yanes Martnez, DRM Elimination Crew »,‎ printemps 2010 [PDF].
  8. (en) « This is Larry Lessig... », fsf.org, 24 décembre 2009.
  9. (en) Nina Paley, « RANTIFESTO », sur ninapaley.com,‎ 1er juillet 2011 (consulté le 26 février 2012)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Elle fait le choix de la licence CC-SA dont la clause de partage à l'identique (de l'anglais « Attribution-Share Alike») introduit la notion de copyleft.
  2. en stigmatisant notamment certaines clauses des licences Creative Commons qui interdisent la réalisation d'œuvres dérivées (par la clause -ND, de l'anglais «  No Derivatives »), ou leur commercialisation (avec la clause -NC, de l'anglais « Non-Commercial »).

Autres sources[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]