Nikolaï Novikov

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Nikolaï Novikov

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Portrait par Dmitri Levitsky

Activités Éditeur et auteur
Naissance 8 mai 1744
Décès 12 août 1818

Nikolaï Ivanovitch Novikov (en russe : Николай Иванович Новиков ; ISO 9 : Nikolaj Ivanovič Novikov), né le et mort le , est un philanthrope, éditeur et auteur russe.

Représentatif des Lumières russes, Novikov visait à élever le niveau culturel et éducatif des Russes. Souvent considéré le premier journaliste russe, Novikov appartenait à la génération des Russes qui bénéficièrent de la création de l’université de Moscou en 1755.

Il a pris une part active au Nakaz de 1767, qui cherchait à produire un nouveau code législatif. Inspiré par ce genre d’activité libérales, Novikov a assuré l’édition des Moskovskie Vedomosti et a lancé des journaux satiriques sur le modèle de the Tatler et the Spectator anglais. Son attaque des coutumes sociales en place a incité les répliques enjouées de Catherine II, qui créa même son propre journal, intitulé Vsyakaya vsyachina, pour commenter ses articles.

Dès les années 1780, Novikov s’éleva aux positions les plus élevées de la franc-maçonnerie russe, qui finança libéralement ses ambitieuses entreprises d’édition. Sa presse a produit le tiers de livres russes contemporains et plusieurs journaux. Novikov a également employé son influence à divers nobles desseins, tels qu’un projet à grande échelle de promotion chez les Russes du théâtre de Shakespeare.

L’avènement de la Révolution française changea du tout au tout l’attitude de Catherine envers les inclinations de Novikov. Son imprimerie fut confisquée et, en avril 1792[1], il fut incarcéré pendant quinze ans, sans procès, à la forteresse de Schlüsselburg.

Lorsque l'empereur Paul Ier le libéra, il était trop effrayé et avait le cœur trop brisé pour reprendre ses activités journalistiques, ainsi il ne nuisit plus à personne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michel Heller, Histoire de la Russie et de son Empire, Flammarion, Collection « Champs », p. 595.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Monnier, Un publiciste frondeur sous Catherine II : Nicolas Novikov, Paris, Institut d'études slaves, 1981 (ISBN 978-2-7204-0175-6)