Nigadoo

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Nigadoo
La plage de Nigadoo durant l'hiver
La plage de Nigadoo durant l'hiver
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Nouveau-Brunswick Nouveau-Brunswick
Région Chaleur
Comté ou équivalent Gloucester
Statut municipal Village
Maire
Mandat
Gilberte Boudreau
2012-2016
Constitution 1967
Démographie
Population 952 hab. (2011 en augmentation)
Densité 124 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 44′ 22″ N 65° 42′ 44″ O / 47.739497, -65.71231847° 44′ 22″ Nord 65° 42′ 44″ Ouest / 47.739497, -65.712318  
Altitude Min. 0 m
Superficie 769 ha = 7,69 km2
Divers
Langue(s) Français (officielle), anglais (minorité)
Fuseau horaire UTC-4
Indicatif +1-506
Code géographique 1315037
Localisation

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Nigadoo

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Nigadoo

Nigadoo (prononcer nigadou) est un village situé dans le comté de Gloucester, au nord du Nouveau-Brunswick.

Toponyme[modifier | modifier le code]

Article connexe : Toponymie néo-brunswickoise.

Nigadoo est nommé ainsi d'après la rivière Nigadoo, dont le nom dérive du mot micmac Anigadoo. Sa signification n'est pas connue mais fait probablement référence à une famille amérindienne. Le nom s'épelait Nigado jusqu'en 1941[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Nigadoo est situé au bord de la baie des Chaleurs, à 15 kilomètres de route au nord de Bathurst. Le village a une superficie de 7,69 kilomètres carrés[2].

Les chutes Nigadoo ont une hauteur de 7 mètres[3]; elles sont situées sur la rivière Nigadoo, entre les routes 11 et 315.

Nigadoo est généralement considérée comme faisant partie de l'Acadie[4].

Logement[modifier | modifier le code]

Le village comptait 401 logements privés en 2006, dont 370 occupés par des résidents habituels. Parmi ces logements, 77,0 % sont individuels, 2,7 % sont jumelés, aucun sont en rangée, 10,8 % sont des appartements ou duplex et 8,1 % sont des immeubles de moins de cinq étages. 79,7 % des logements occupés le sont par le propriétaire et 20,3 % sont loués. 31,1 % ont été construits avant 1986 et 13,5 % ont besoin de réparations majeures. Les logements comptent en moyenne 6,5 pièces et ont une valeur moyenne de 78 270 $, comparativement à 119 549 $ pour la province[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Une mine d'or en 1937.

Nigadoo est situé dans le territoire historique des Micmacs, plus précisément dans le district de Gespegeoag, qui comprend le littoral de la baie des Chaleurs[6]. Ce territoire est revendiqué d'abord par les Iroquois et ensuite seulement par les Mohawks[6].

La seigneurie de Népisiguit est concédée en 19 mars 1691 au Sieur Jean Gobin, un marchand de Québec; elle avait un territoire long de 12 lieues et profond de 10 lieues, à partir du littoral de la baie et probablement centré sur la rivière Népisiguit ce qui, selon William Francis Ganong, inclut le site de Nigadoo[7]. Gobin donne la seigneurie à Richard Denys de Fronsac[7]. La seigneurie, par l'héritage à sa femme, tombe aux mains de Rey-Gaillard, qui la possédait en 1753[7]. Cooney parle d'une concession à un certain Enaud, qui est vraisemblablement Philippe Hesnault, seigneur de Pokemouche et peut-être agent de Gobin[7].

En 1825, le territoire de Nigadoo est touché par les Grands feux de la Miramichi, qui dévastent entre 10 000 km² et 20 000 km² dans le centre et le nord-est et tuent en tout plus de 280 personnes[8],[9].

Nigadoo est constitué en municipalité le 20 octobre 1967[10]. Il y avait jusque dans les années 1980 un jardin zoologique à Nigadoo. Le poste de la police BNPP est inauguré le 9 mai 1982[11].

Chronologie municipale[modifier | modifier le code]

Évolution territoriale de la paroisse de Beresford après 1966
  • 1837 : Une partie du territoire de la paroisse de Beresford est transféré à la paroisse de Durham.
  • 1881 : Les limites du comté sont modifiées et la paroisse s'en trouve agrandie.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de Nigadoo depuis 1981
1981 1986 1991 1996 2001 2006 2011
1 075 974 950 961 958[note 1] 927 952
(Sources : [14],[15],[2])


Administration[modifier | modifier le code]

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est formé d'un maire et de quatre conseillers généraux[10]. Le conseil précédent élu par acclamation lors de l'élection du 12 mai 2008[16]. Le conseil municipal actuel est élu lors de l'élection quadriennale du 14 mai 2012[10].

Le conseil municipal siège à l'édifice Ligori-Boudreau, situé au coin de la rue Principale et de la rue du Moulin.

Conseil municipal actuel

Mandat Fonctions Nom(s)
2012 - 2016 Maire Gilberte Boudreau
Conseillers généraux Jean-Paul Arsenau, Reno Arseneau, Charles Henri Doucet, Robert J. Gaudet

Anciens conseils municipaux

Mandat Fonctions Nom(s)
2008 - 2012 Mairesse Gilberte Boudreau
Conseillers Reno Arseneau, Henri A. Doucet, Fernande Foulem, Robert J. Gaudet.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1967 1974 Liguori Boudreau[17]    
1974 19?? Daniel Comeau[18],

[19]

   
1995 1998 Raymond Provencher    
1998 en cours Gilberte Boudreau    
Les données manquantes sont à compléter.

Commission de services régionaux[modifier | modifier le code]

Nigadoo fait partie de la Région 3[20], une commission de services régionaux (CSR) devant commencer officiellement ses activités le 1er janvier 2013[21]. Nigadoo est représenté au conseil par son maire[22]. Les services obligatoirement offerts par les CSR sont l'aménagement régional, la gestion des déchets solides, la planification des mesures d'urgence ainsi que la collaboration en matière de services de police, la planification et le partage des coûts des infrastructures régionales de sport, de loisirs et de culture; d'autres services pourraient s'ajouter à cette liste[23].

Représentation[modifier | modifier le code]

Nigadoo est membre de l'Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick[24].

Drapeau : Nouveau-Brunswick Nouveau-Brunswick : Nigadoo fait partie de la circonscription de Nigadoo-Chaleur, qui est représentée à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick par Roland Haché, du parti libéral. Il fut élu en 1999 et réélu depuis.

Drapeau du Canada Canada : Nigadoo fait partie de la circonscription d'Acadie-Bathurst. Cette circonscription est représentée à la Chambre des communes du Canada par Yvon Godin, du NPD. Il fut élu lors de l'élection de 1997 contre le député sortant Doug Young, en raison du mécontentement provoqué par une réforme du régime d’assurance-emploi[25].

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprise Chaleur, un organisme basé à Bathurst faisant partie du réseau Entreprise, a la responsabilité du développement économique de la région[26].

Celle-ci est dominée par l'exploitation forestière, les mines et les télécommunications[26]. Un grand nombre d'emplois sont également disponibles dans le commerce de détail, les services publics ainsi que dans l'industrie manufacturière[26]. L'activité économique est en fait concentrée principalement à Belledune et Bathurst[26].

Vivre à Nigadoo[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

Nigadoo fait partie du sous-district 3 du district scolaire Francophone Nord-Est[27]. Les élèves francophones bénéficient d'écoles à Bathurst et à Beresford. La ville de Bathurst compte le CCNB-Bathurst et Shippagan possède un campus de l'Université de Moncton.

Les anglophones bénéficient des écoles de Bathurst. Les établissements d'enseignement supérieurs anglophones les plus proches sont à Fredericton ou Campbellton.

Il y a une bibliothèque publique à Beresford.

Autres services publics[modifier | modifier le code]

La ville limitrophe de Beresford compte des institutions financières et des bureaux gouvernementaux mais la population doit toutefois se rendre à Bathurst pour des services complémentaires[26]. Nigadoo possède toutefois un bureau de poste.

Nigadoo, comme plusieurs localités de la région Chaleur, achète ou partage plusieurs de ses services. Depuis 1981, le village met en commun ses services policiers avec les municipalités de Beresford, Petit-Rocher et Pointe-Verte, dans le cadre de la police régionale BNPP; le poste est d'ailleurs situé à Nigadoo[26]. Le détachement de la Gendarmerie royale du Canada le plus proche est quant à lui situé à Bathurst. Cette ville dispose de l'hôpital régional Chaleur et d'un poste d'Ambulance Nouveau-Brunswick. Le système de traitement des eaux usées est géré conjointement avec Nigadoo[26]. La collecte des déchets et matières recyclables est effectuée par la Commission de gestion des déchets solides de Népisiguit-Chaleur[26].

Les francophones bénéficient du quotidien L'Acadie nouvelle, publié à Caraquet, ainsi qu'à l'hebdomadaire L'Étoile, de Dieppe. Ils ont aussi accès à l'hebdomadaire Hebdo Chaleur, publié à Bathurst. Les anglophones bénéficient des quotidiens Telegraph-Journal, publié à Saint-Jean ainsi que de l'hebdomadaire Northern Light, de Bathurst.

Culture[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Architecture et monuments[modifier | modifier le code]

Un monument situé en face de l'édifice Ligori-Boudreau rend hommage à André Boudreau. Il fut sculpté en 2009 par Gilles Leblanc[28].

Langues[modifier | modifier le code]

Selon la Loi sur les langues officielles, Nigadoo est officiellement francophone[29] puisque moins de 20 % de la population parle l'anglais.

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Tremblay
Nicholas-Denys
Petit-Rocher Sud, Petit-Rocher baie des Chaleurs Rose des vents
Saint-Laurent N baie des Chaleurs
O    Nigadoo    E
S
Dunlop Beresford baie des Chaleurs

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les limites municipales de Nigadoo ont été modifiées entre les recensements de 2001 et 2006.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Alan Rayburn, Geographical Names of New Brunswick, Énergie, Mines et Ressources Canada, Ottawa, 1975, p. 200.
  2. a et b « Profils des communautés de 2006 - Nigadoo - Population », sur Statistique Canada (consulté le 26 octobre 2011).
  3. (en)Nicholas Guitard, « Nigadoo Falls », sur Waterfalls of New Brunswick (consulté le 29 août 2012)
  4. Murielle K. Roy et Jean Daigle (dir.), Démographie et démolinguistique en Acadie, 1871-1991, L'Acadie des Maritimes, Moncton, Centre d'études acadiennes, Université de Moncton,‎ 1993 (ISBN 2921166062), p. 141.
  5. Recensement Statistique Canada 2006 : Familles et ménages.
  6. a et b (en) Philip K. Bock et William C. Sturtevant (dir.), Handbook of North American Indians, vol. 13, t. 1, Government Printing Office,‎ 1978, 777 p., p. 109-110
  7. a, b, c et d (en) William Gagnong, A Monograph of historic sites in the province of New Brunswick, Ottawa, J. Hope,‎ 1899 (lire en ligne), p. Carte no. 39, p. 318-319
  8. (en) J. Clarence Webster, Historical Guide to New Brunswick, Fredericton, New Brunswick Government Bureau of Information and Tourist Travel,‎ 1942, 119 p., p. 61-62.
  9. (en)« Great Miramichi Fire », sur http://www.gnb.ca/ (consulté le 27 août 2012).
  10. a, b et c « Élections quadriennales municipales, le 14 mai 2012, Rapport du directeur général des élections municipales », sur Élections N.-B. (consulté le 24 décembre 2013)
  11. William Thériault, « L'édifice de la force policière BNPP inauguré », L'Évangéline, vol. 95, no 90,‎ 10 mai 1982, p. 7 (lire en ligne)
  12. (en) Territorial Division ActConsulté le 21 mars 2008.
  13. (en) New Brunswick ParishesConsulté le 21 mars 2008.
  14. « 1986 (2A) questionnaire abrégé des provinces aux municipalités », sur Statistique Canada (consulté le 26 octobre 2011).
  15. « Profils des communautés de 1996 - Nigadoo - Population », sur Statistique Canada (consulté le 26 octobre 2011).
  16. « Événements électoraux locaux de 2008 », sur Élections N.-B. (consulté le 15 octobre 2011)
  17. « Les résultats des élections municipales », L'Évangéline,‎ 10 juin 1969, p. 2 (lire en ligne)
  18. « Résultats des élections municipales et scolaires dans les régions francophones », L'Évangéline,‎ 11 juin 1974, p. 3 (lire en ligne)
  19. « Résultats des élections municipales », L'Évangéline,‎ 10 mai 1977, p. 16 (lire en ligne)
  20. « Les communautés dans chacune des 12 Commissions de services régionaux (CSR) », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 9 novembre 2012).
  21. « Conseils d'administration des commissions de services régionaux annoncés », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 1 novembre 2012).
  22. « Gouvernance des nouvelles commissions de services régionaux », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 9 novembre 2012).
  23. « Services obligatoires », sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 9 novembre 2012).
  24. « Liste des municipalités membres », sur Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick (consulté le 17 novembre 2011).
  25. (fr) Réal Fradette, « Qui arrivera à défaire Yvon Godin », dans L'Acadie Nouvelle, 20 décembre 2008 [lire en ligne (page consultée le 20 décembre 2008)].
  26. a, b, c, d, e, f, g et h « District de services régionaux 3 », sur Bâtir des gouvernements locaux et des régions viables (Rapport Finn), sur Gouvernement du Nouveau-Brunswick (consulté le 26 juillet 2011).
  27. [PDF] « Francophone Nord-Est », sur Ministère de l'Éducation du Nouveau-Brunswick (consulté le 3 novembre 2012)
  28. Radio-Canada, « Hommage à un fondateur », Radio-Canada Nouvelles,‎ 17 novembre 2008 (lire en ligne)
  29. Canada, Nouveau-Brunswick. Loi sur les langues officielles, art. 35, 36, 37, 38 [lire en ligne (page consultée le 15 mars 2011)].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) William F. Ganong, A Monograph of the Origins of the Settlements in New Brunswick, Ottawa, J. Hope,‎ 1904, 185 p.
  • (en) Alan Rayburn, Geographical Names of New Brunswick, Ottawa, Énergie, Mines et Ressources Canada,‎ 1975