Nicolas de Saulx-Tavannes

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Nicolas-Charles de Saulx-Tavannes
Image illustrative de l'article Nicolas de Saulx-Tavannes
Gravure de Pietro Antonio Pazzi (1706–1770)
Biographie
Naissance 19 septembre 1690
Paris (France)
Décès 10 mars 1759 (à 68 ans)
Paris (France)
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
5 avril 1756
par le pape Benoît XIV
Titre cardinalice néant
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 10 novembre 1721
par le cardinal de Fleury
Archevêque de Rouen
Primat de Normandie
17331759
Précédent Louis de La Vergne de Tressan Dominique de La Rochefoucauld Suivant
Évêque-comte de Châlons
et pair de France
17211733
Précédent Jean-Baptiste-Louis-Gaston de Noailles Claude-Antoine de Choiseul-Beaupré Suivant
Autres fonctions
Fonction religieuse
Grand aumônier de France

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(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Nicolas-Charles de Saulx-Tavannes, né le 19 septembre 1690 à Paris et mort le 10 mars 1759 à Paris, est un homme d'Église français des XVIIe et XVIIIe siècles. Pair de France, il est archevêque de Rouen, cardinal et grand aumônier de France.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et famille[modifier | modifier le code]

Nicolas de Saulx-Tavannes naît le 19 septembre 1690 à Paris de Charles-Marie de Saulx de Tavannes, comte de Buzançais et marquis de Tavannes, et de Marie-Catherine d'Aguesseau disparue mystérieusement. Il est le cousin du cardinal de Gesvres[1].

Début de carrière[modifier | modifier le code]

Il suit des études à la Sorbonne d'où il sort avec un doctorat en théologie en mars 1716. Il devient chanoine de Saint-Pierre d'Apognac[1].

Lors de l'Assemblée du clergé en 1715, il est l'un des promoteur du gallicanisme. Abbé commendataire de Mont-Benoît en 1717, il est vicaire général de Pontoise[1].

Un prélat au service de la monarchie[modifier | modifier le code]

Nommé évêque-comte de Châlons-en-Champagne par le duc d'Orléans, régent du royaume, il est élu le 24 septembre 1721 et consacré le 9 novembre à l'église des Théatins de Paris par André Hercule de Fleury, ancien évêque de Fréjus, assisté par François-César Le Blanc, évêque d'Avranches et François Honoré de Casaubon de Maniban, évêque de Mirepoix. Il devient par conséquent pair de France[1].

Il assiste au couronnement du roi Louis XV le 25 octobre 1722. Il bénit cette même année le mariage entre le duc Louis d'Orléans et la princesse Augusta Maria von Baden[1].

Abbé commendataire de Saint-Michel de Thiérarche en 1725, il devient premier chapelain de la reine Marie Leszczyńska en 1725 et son grand chapelain en 1743.

Il résigne l'évêché de Châlons le 17 décembre 1733 et est promu le lendemain archevêque de Rouen[1]. Il achète en 1738 la bibliothèque de Pierre-Jules-César de Rochechouart, évêque d'Évreux. Il édifie alors pour accueillir les ouvrages un nouveau bâtiment qui remplace la galerie nord du jardin de l'archevêché, comprise entre le logis d'Amboise et le pavillon Saint-Romain. Il confie en 1742 à l'architecte Antoine Matthieu Le Carpentier l'aménagement de la cour d'honneur face aux corps des logis d'Estouteville et d'Amboise. Il reconstruit le portail d'entrée sur la rue des Bonnetiers, axé sur la cour. Il restaure le pavillon Notre-Dame, dont il remplace le toit-terrasse par un toit en pavillon. Il fait également réaliser l'escalier d'honneur qui donne accès à la salle des États, dont Le Carpentier est peut-être l'auteur[2].

En 1745, il est nommé abbé commendataire de Saint-Étienne de Caen. En 1748, Louis XV le nomme commandeur de l'Ordre du Saint-Esprit et grand aumônier de France. Il devient également proviseur de la Sorbonne[1].

Cardinalat[modifier | modifier le code]

Il est créé cardinal-prêtre lors du consistoire du 5 avril 1756 tenu par le pape Benoît XIV. Le pape lui envoie la barrette rouge avec un bref apostolique daté du 7 avril 1756. Il n'ira pas à Rome recevoir le chapeau rouge et ne disposera pas de titre cardinalice. Il ne participe pas au conclave de 1758 qui élit pape Clément XIII[1].

Il meurt le 10 mars 1759 à Paris. Il est enterré dans l'église Saint-Sulpice sans disposer de mémorial funéraire[1].

Armoiries[modifier | modifier le code]

D'azur à un lion d'or armé et lampassé de gueules.[3]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]