Nicolas Pavillon

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Nicolas Pavillon
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Nicolas Pavillon
Biographie
Naissance 17 novembre 1597
à Paris
Ordination
sacerdotale
1627
Décès 8 décembre 1677
à Alet
Évêque de l'Église catholique
Consécration
épiscopale
22 août 1639
évêque d'Alet
Du 1637 au 8 décembre 1677
Étienne de Polverel Étienne de Polverel Louis-Alphonse de Valbelle Louis-Alphonse de Valbelle  link=Louis-Alphonse de Valbelle
(en) Notice sur catholic-hierarchy.org

Nicolas Pavillon, né à Paris le 17 novembre 1597 et décédé à Alet le 8 décembre 1677, est un ecclésiastique français du XVIIe siècle. Il est évêque d'Alet pendant quarante ans, de 1637 à sa mort.

[modifier] Biographie

Nicolas Pavillon naît le 17 novembre 1597 à Paris, dans une famille de parlementaires. Il fait ses études au collège de Navarre puis à la Sorbonne où il étudie la théologie, en même temps que Vincent de Paul, dont il sera le bras droit et le protégé. Ordonné prêtre à 30 ans, il prêche pour l’œuvre des Missions.

Après l'avoir entendu lors d'une octave du Saint-Sacrement, le cardinal de Richelieu le nomme, en 1637, évêque du petit diocèse d'Alet[1], au sud-est de Toulouse. Sacré le 22 août 1639, il devient, selon sa propre expression, « évêque de village ».

Nicolas Pavillon réunit un synode en 1640 qui institue des conférences mensuelles pour redresser son clergé. Mais sa volonté de réformer les mœurs se heurte aux chanoines de sa cathédrale ainsi qu'à la noblesse locale, qui portent leurs griefs au parlement de Toulouse. C'est un arrêt du Conseil du roi qui met un terme à la querelle.

Il s'attache à préparer les nouveaux prêtres au ministère, ainsi qu'à l'évangélisation et à l'enseignement élémentaire des populations montagnardes. Après un premier séjour au séminaire qu'il a fondé, les candidats à la prêtrise sont envoyés dans les villages afin d'y tenir une école pour les garçons. Les meilleurs retournent à Alet pour y recevoir une formation qui les conduit à l'ordination. Des « régentes », filles de bonne famille, volontaires non organisées en communauté, sont vouées à l'enseignement des filles et à l'assistance des déshérités.

Nicolas Pavillon-gravure.jpg

Enfin, il est associé au mouvement janséniste et gallican, notamment par son refus de signer le Formulaire condamnant les propositions tirées de l’Augustinus de Jansénius.

Après être tombé malade le 15 octobre, il meurt le 8 décembre 1677 et devient vite un « héros » de la cause janséniste. Il repose dans le cimetière paroissial d'Alet-les-Bains, sous une dalle sans nom.

[modifier] Références

  1. Le diocèse d'Alet a été supprimé à la Révolution française.

[modifier] Bibliographie

  • François Bluche, « Nicolas Pavillon », in François Bluche (dir.), Dictionnaire du Grand Siècle, Fayard, 1990, p. 1165-1166.
  • Bernard Chedozeau, « La formation du clergé à Alet pendant l'épiscopat de N.P. (1639-1671) » Port-Royal et épiscopat. Colloque Alet-les-Bains 1982. In: Chronique Port-Royal 1983 Nr 32, 60-79
  • Marc Dubruel, « Un épisode de l'histoire de l'église de France au 17e siècle N.P. évêque d'Alet et Étienne de Caulet, évêque de Pamiers ». In: RSR VII 1917
  • Article Nicolas Pavillon, Dominique Blanc in Rémy Cazals et de Daniel Fabre (dir.) Les Audois - Dictionnaire biographique, Association des Amis des Archives de l’Aude, Fédération Audoise des Œuvres Laïques, Société d’Etudes Scientifiques de l’Aude, 1990.


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