Nicolas Louis de Lacaille

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Nicolas Louis de Lacaille

Description de l'image  La caille.png.
Naissance 15 mars 1713
Rumigny (France)
Décès 21 mars 1762 (à 49 ans)
Paris (France)
Nationalité Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Champs Astronomie
Institutions Collège de Navarre
Collège de Lisieux
Renommé pour Microscope
Réticule
NGC 4755
Telescopium
Voiles...
Distinctions Lacaille 9352, Lacaille 8760, Cratère lunaire

L’abbé Nicolas Louis de Lacaille né à Rumigny le 15 mars 1713 et mort le 21 mars 1762 à Paris, est l'un des principaux astronomes français du XVIIIe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Rumigny : buste de La Caille

Il effectue ses humanités au collège jésuite de Mantes puis, à partir de 1729, sa rhétorique au collège de Lisieux, à Paris. Après trois ans de théologie au Collège de Navarre, il devient maître ès arts puis bachelier en théologie.

En 1736, il devient l'élève de l'astronome Cassini ; il effectue ses premières observations astronomiques en mai 1737. En mai 1738, avec Maraldi, il effectue une longue campagne de relevés de la côte atlantique, entre Nantes et Bayonne. En juillet 1739, il participe avec Cassini de Thury à la mesure de la méridienne dans les Pyrénées, à partir de Perpignan.

Professeur de mathématiques au Collège Mazarin en novembre 1739, il entre à l'Académie des sciences le 8 mai 1741 comme adjoint et devient associé en 1745.

Il effectue une longue mission dans l'hémisphère austral, d'octobre 1750 à juin 1754, où il est envoyé pour mesurer l'arc du méridien. Il y fait peu d'observations dans le domaine de l'histoire naturelle mais rapporte une collection considérable, notamment d'oiseaux, utilisée en particulier par Mathurin Jacques Brisson (1723-1806).

Après avoir construit un observatoire astronomique au Cap (Afrique du Sud), il effectue en revanche un nombre impressionnant d'observations astronomiques. À la fin du séjour austral, de janvier 1753 à février 1754, il séjourne à l'Île-de-France puis à l'île Bourbon, période au cours de laquelle il effectue un relevé géodésique de l'Île-de-France.

Il est membre des académies de Berlin, Stockholm, Bologne et Göttingen ; il devient membre de la Royal Society le 17 janvier 1760.

Travaux[modifier | modifier le code]

Il nomme 14 des 88 constellations et en renomme une qui est la Mouche (Musca, Mus). Elle est proche de la Croix du Sud (Crux, Cru).

Son rationalisme scientifique le fit nommer les 14 constellations ainsi :

Il supprime la très grande constellation Navire Argo pour créer trois autres Carène, Poupe & Voiles.

De retour en France, il participe à la vérification de la base établie par Jean Picard près d'un siècle auparavant pour mesurer la longueur du méridien terrestre en 1756.

Honneurs[modifier | modifier le code]

Plusieurs corps célestes ont été nommés en son honneur :

En outre, en l'honneur de sa contribution à l'étude du ciel de l'hémisphère sud, un télescope de 60 cm construit à l'île de La Réunion sera nommé le télescope LaCaille[1].

Par ailleurs, la rue Lacaille dans le 17e arrondissement de Paris est nommée en son honneur en 1881.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Leçons d'astronomie (Paris 1746)
  • Astronomiae Fundamenta (1757), contenant un catalogue de 398 étoiles, réédité par F. Baily (Memoirs Roy. Astr. Society, v. 93)
  • Tabulae Solares (1758)
  • Coelum australe stelliferum (1763) (édité par J. D. Maraldi), contenant les observations de 10 000 étoiles, et décrivant quatorze nouvelles constellations.
  • Observations sur 515 étoiles du Zodiaque (publié dans t. vi. de ses Ephémérides, 1763)
  • Leçons élémentaires de Mathématiques (1741), fréquemment réimprimé
  • ditto de Mécanique (1743), &c.
  • ditto d'Astronomie (1746), 4th édition augmentée par Lalande (1779)
  • ditto d'Optique (1750), &c.
  • Calculs par lui-même des éclipses, insérés dans L'Art de vérifier les dates de l'historien Bénédictin Charles Clémencet (1750)
  • Il a communiqué à l'Académie en 1755 un catalogue de quarante-deux nébuleuses du sud, et donné dans le t. ii de ses Éphémérides (1755) des règles pratiques pour employer la méthode lunaire des longitudes, proposé dans ses suppléments au Traité de Navigation (1760) de Pierre Bouguer, le modèle de l'almanach nautique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste-Joseph Boulliot, Biographie ardennaise ou Histoire des ardennais, Paris : Ledoyen, 1830, p.159 [1]
  • Jean-Baptiste Joseph Delambre, Histoire de l'astronomie au Dix-Huitième siècle, Paris, Bachelier, 1827.
  • Journal historique du voyage fait au Cap de Bonne-Espérance par feu M. l'abbé de La Caille..., Paris, Guillyn, 1763. Pour cet ouvrage, il reçut l'aide de l'abbé Carlier, qui écrivit également un Discours sur sa vie.

Orientation bibliographique[modifier | modifier le code]

  • G. Bigourdan, « Sur diverses mesures d'arcs de méridien, faites dans la première moitié du XVIIIe siècle », dans Bulletin Astronomique, série I, vol. 18. En plusieurs sections : pages 320, 351, 389 et 444...
  • Boistel, Guy, 2006, « Le voyage de l'abbé Nicolas-Louis de Lacaille, apprenti naturaliste ethnographe, au cap de Bonne-Espérance, 1750-1754 », in Sophie Linon-Chipon et Daniela Vaj, Relations savantes. Voyages et discours scientifiques, Paris, Presses de l'Université Paris-Sorbonne, p. 121-141.