Nicolas Léonard Bagert Beker

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Nicolas Léonard Bagert ou Baegert
dit Beker
Image illustrative de l'article Nicolas Léonard Bagert Beker

Naissance 14 janvier 1770
Obernai, Bas-Rhin
Décès 18 novembre 1840 (à 70 ans)
Château de Mons, Aubiat, Puy-de-Dôme
Origine Drapeau de la France France
Arme cavalerie
Grade général de division
Conflits Guerres de la Révolution
Guerres napoléoniennes
Faits d'armes 1805 : Bataille d'Austerlitz
Distinctions Grand-croix de la Légion d'honneur
Comte de l'Empire
Hommages nom inscrit sur l'arc de triomphe : 26e colonne

Nicolas Léonard Bagert dit Beker, comte de Mons, né à Obernai le 14 janvier 1770 [1] et mort en 1840. Il fut général de division en 1805, comte de l'Empire en 1807 et investi du redoutable honneur, en juillet 1815 d'accompagner l'empereur Napoléon du château de Malmaison à l'île d'Aix.

Son nom peut également s'écrire Général Baegert comme il est écrit d'ailleurs dans sa ville de naissance Obernai (Bas-Rhin).

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Léonard Bagert, cultivateur, et Françoise Dietrich.

Il servait dans un régiment de dragons lorsque l’avènement de la Révolution française lui fit franchir rapidement tous les grades inférieurs. Il devint successivement adjudant-général et général de brigade. En 1800, peu après la victoire de Marengo, où le général Desaix avait trouvé la mort, Nicolas Beker épousait la sœur du général défunt.

Il fut promu au grade de général de division après la bataille d'Austerlitz le 24 décembre 1805.

Membre de la chambre des représentants dans les Cent-Jours, il devint pair de France en 1819.

Fouché savait que Beker avait personnellement à se plaindre de l'Empereur : il lui fit donner la commission, par le gouvernement provisoire, de garder Napoléon Ier à la Malmaison, et de le surveiller. Ce fut par lui, que l'Empereur envoya offrir au gouvernement provisoire de marcher comme simple citoyen à la tête des troupes pour, repousser Blücher et continuer aussitôt sa route.

Napoléon avait comblé Beker de ses faveurs, il avait également reçu la grand-croix de l'Ordre militaire de Maximilien-Joseph de Bavière. On ne sait pas positivement la cause des disgrâces qui suivirent de près ces faveurs. On a prétendu[Qui ?] qu'il avait blâmé publiquement le système militaire suivi par Napoléon. Quoi qu'il en soit, on l'exila pendant plusieurs années dans le commandement de Belle-Île-en-Mer.

Le général Beker quitta Rochefort après que Napoléon se fut embarqué sur le Bellérophon. Arrêté à Orléans par les Prussiens et conduit à Paris comme prisonnier de guerre, il fut mis immédiatement en liberté. On lui offrit un commandement qu'il refusa.

Arrêté de nouveau à Poitiers, comme il retournait à son château de Mons, il demeura en surveillance jusqu'à la publication de l'ordonnance du 9 septembre 1816. Nommé grand-croix de la Légion d'honneur le 21 mars 1831, il mourut à Aubiat en son château de Mons, le 18 novembre 1840.

Postérité[modifier | modifier le code]

Son nom est inscrit sur l'Arc de triomphe de l'Étoile, côté Sud.

Son fils unique, Napoléon Beker, filleul de l'Empereur et de l'Impératrice, né peu après son mariage, était officier du corps royal d'état-major. Il mourut le 21 avril 1829. Le général adopta alors le fils de sa sœur, Félix-Victor Martha, qui hérita de ses biens et du titre de comte de Mons.

Le cimetière d'Aubiat abrite la sépulture de Beker. Son épouse Antoinette Desaix (1764-1816), sœur aînée du général Desaix repose à ses côtés.

  • Félix Martha-Beker, neveu et fils adoptif du général Beker, est l'auteur d'une biographie du général Desaix rédigée d'après les papiers et les manuscrits rapportés d'Égypte par Desaix (Le Général Desaix. Étude historique, édition Perol, Clermont-Ferrand, 1852).

Son nom[modifier | modifier le code]

Nicolas Beker était le fils de Lienhart Bäger et de Francisca Dietrich. Au nom de Baegert, Nicolas fit ajouter – ou on ajouta – celui de Beker qui servait à indiquer la prononciation de ce nom alsacien. Ce nom se prononce « bècre » et non « békeur ».

Source[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. vue 343/609 du registre paroissial d'Obernai 1755-1784

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]